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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Céline Narmadji, porte-parole de "Trop c'est Trop" à Amnesty international

Céline Narmadji, porte-parole de "Trop c'est Trop" à Amnesty international

Je voudrai à travers Myriam Collado et Delphine Lecoutre, magnifier leurs efforts et saluer l’initiative d’Amnesty International qui ne ménage aucun effort pour attirer l’attention de l’opinion publique depuis plusieurs années sur la situation des droits humains et des libertés au Tchad.

 

Situation marquée par une dégradation sans arrêt de nombreuses atteintes aux droits de l’homme et des libertés de manière générale dans une totale impunité.

Je félicite et encourage vivement Céline Narmadji pour sa ténacité et son courage à défendre les droits de l’homme et des libertés face à un régime réputé pour sa répression et son hostilité envers les militants et militantes des droits humains.

Pour moi, la faiblesse des organisations de la société civile au Tchad, a débuté depuis l’assassinat en 1991 de Me Joseph Behidi, vice-président de la Ligue Tchadienne de défense des droits humains. Il a été froidement abattu par des éléments de la garde présidentielle. L’assassinat de cette figure emblématique des droits humains au Tchad, a été un coup d’arrêt porté dans un processus d’éveil de conscience citoyenne, de sensibilisation de masse populaire vers une appropriation de culture des droits de l’homme pour la construction d’un Etat de droit et de la paix.

L’absence d’investissement de l’Etat tchadien qui n’accorde pas des subventions aux organisations de la société ne favorise pas l’épanouissement de celles-ci dans leur travail de plaidoyer.

L’absence de soutien des partenaires étrangers du Tchad peu regardants sur la question des droits humains et des libertés comme un levier important de renforcement de vitalité démocratique de la société tchadienne.

Pour remédier à cette épineuse question de faiblesse des organisations de la société civile au Tchad, il faut :

Renforcer la capacité du personnel militant des organisations de la société civile à travers de formations, de stage et des séminaires en vue leur faire acquérir des notions des droits humains et des libertés

Outiller les forces de l’ordre tchadiennes sur les notions des droits humains et le droit international humanitaire afin qu’elles jouent pleinement leurs rôles des forces de sécurité pour éviter de réprimer les manifestants pacifiques.

Massifier au niveau politique, administratif, sanitaire et éducatif la culture de paix et des droits humains dans le pays.

Former les journalistes et les hommes des médias sur la question des droits humains et des libertés.

Les droits et les libertés garantissent un Etat de droit, la paix, l’harmonie, la cohésion sociale et l’unité nationale. Sans culture des droits et des libertés, aucun développement, aucune stabilité politique ni aucune alternance démocratiques ne sont réalisables dans un pays.

Il faut donc œuvrer ensemble pour les droits humains et la liberté au Tchad.

 

Makaila N’Guebla

Paris, le 19 septembre 2016