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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Dictature imposée au Tchad: les masses opprimées n'ont pas d'autre alternative que leurs propres luttes

FACE A LA DICTATURE IMPOSEE ET SOUTENUE PAR L’IMPERIALISME FRANCAIS , LES MASSES OPPRIMEES N’ONT PAS D’AUTRE ALTERNATIVE QUE CELLE DE LEUR MOBILISATION ET LEURS PROPRES LUTTES !

 

Ainsi, après s’être fait proclamer vainqueur de l’élection présidentielle en s’appuyant essentiellement sur l’armée, Idris Déby Itno vient-il d’être couronné président de la république par la Cour Constitutionnelle, un organe dirigé par des sous-fifres à sa solde, créé pour couvrir ses forfaitures d’un vernis démocratique ! Devant un aréopage de dictateurs africains, - parmi lesquels d’affreux torpilleurs de constitutions et créateurs du fameux « coup ko » -, mais aussi de représentants des pays riches, dont la France, bien sûr, et la classe politique locale à lui dévouée, il a rempilé, le 8 août dernier, pour un enième mandat qui, même avec l’introduction de la limitation de celui-ci à deux magistratures, risque de prolonger son long règne, vieux de vingt-six ans bientôt, jusqu’en … 2026 !

Derrière ce comportement d’Idriss Déby Itno, qui foule au pied la volonté de changement exprimée par les masses opprimées lors de la dernière élection et montre, certains pointent du doigt la soif du pouvoir qui animerait ce dernier. D’autres, par contre, y voient le caractère autoritaire de l’individu lui-même et, donc, de son régime, qu’ils qualifient de dictatorial. La presse locale et la toile notamment foisonnent d’échos de ces sentiments, expression d’un véritable rejet du pouvoir actuel par des larges couches populaires, qu’on trouve surtout dans une frange importante de la jeunesse, celle qui, d’année en année, se forme à travers les événements marquants du pays et devient de plus en plus consciente de la vraie nature du pouvoir actuel.

 

De par sa double formation, celle d’un bidasse de l’armée dite nationale et de pur produit de la dictature d’Hissein Habré, son ancien mentor qu’il a rejoint dans les années 80 sur la base du mensonge historique fondé sur la prétendue ambition de la Lybie de Khadafi de « manger » carrément le Tchad, on peut dire, en effet, qu’Idriss Déby Itno a toutes les caractéristiques d’un satrape. La façon dont il dirige le pays depuis bientôt vingt-six ans en s’appuyant essentiellement sur sa bande armée, comme lors de la proclamation des résultats de la dernière élection présidentielle, le prouve amplement, en plus de la misère, des maladies, des privations de toutes sortes, imposées aux masses populaires, mais aussi des multiples arrestations arbitraires, des assassinats crapuleux et autres interdictions des libertés élémentaires, comme celle de manifester, qui ont émaillé jusque-là sa gestion de la chose publique.

Mais si on réduit ce comportement uniquement à des considérations personnelles, même justes, on ne verra qu’un aspect des choses, et pas forcément le plus important ! Car, dans le désir du président actuel de rester au pouvoir, de toutes les manières, il y a surtout des raisons politiques et sociales, profondes, qui dépassent de loin le cadre sa propre personne. Celles-ci tirent leur origine de la situation générale du pays, qui place ce dernier sous la férule de l’impérialisme français, au point d’en faire une chasse gardée de ce dernier, depuis des décennies remontant jusqu’à la période coloniale.

En effet, malgré le culte nauséabond dont l’entourent ses laudateurs et autres partisans, qui vont jusqu’à brosser de lui l’image d’un dirigeant de stature continentale, dont dépendrait le sort de l’Afrique, en réalité, comme ses prédécesseurs, Idrisa Déby Itno, lui aussi porté et maintenu au pouvoir par l’impérialisme français, n’est qu’un valet, un petit commis, au service d’une vaste entreprise d’exploitation qui a commencé, hier, avec la monoculture imposée du coton et continue, aujourd’hui, avec l’exploitation du pétrole et d’autres ressources, tant humaines que naturelles, au profit essentiellement des trusts et des multinationales, français, américains, chinois et autres, ayant la mainmise sur l’économie du pays. Tel est, de façon classique, son rôle, qui consiste à veiller sur cette entreprise d’exploitation-là, en en assurant l’ordre dont a besoin la bourgeoisie internationale pour piller le pays et ses masses populaires. Voilà essentiellement ce pourquoi il se doit de rester au pouvoir, car telle est la responsabilité à lui confiée par l’impérialisme français, à qui il doit son maintien à la tête du pays, et qui, on l’a vu, n’a pas eu du mal à s’accommoder de sa forfaiture et de ses turpitudes!

 

Dans ce cadre global, intervient un autre élément qui fonde aussi la volonté d’Idriss Déby Itno de se maintenir au pouvoir : c’est le contexte politique africain actuel, marqué par la décomposition dont un bon nombre d’Etats sont victimes, notamment ceux de la sous-région, essentiellement à cause, d’une part, de la crise du capitalisme mondial et, de l’autre, des politiques économiques et sociales appliquées par nos dirigeants. Cette décomposition, née des frustrations, des exaspérations, qui poussent sur le terreau de la misère, des injustices, des inégalités, qu’imposent nos Etats aux couches populaires, se manifeste sous la forme d’une violence multiple, à plusieurs visages, allant des affrontements ethniques, - comme tout dernièrement en RCA, au Soudan du Sud -, à de véritables explosions sociales, - comme en Tunisie, en Egypte, au Burkina Faso - en passant par des actes barbares perpétrés par des monstres produits par le fonctionnement normal du capitalisme en Afrique, tels les assassins de Boko Haram au Nigéria, ceux d’Aqmi, dans le Nord du Mali ou de DAESH en Libye.

 

Ce contexte de décomposition générale a été, il y a un peu plus d’un an, à l’origine de l’opération Barkhane, échafaudée par l’impérialisme français, avec le soutien des Américains, en vue de faire face à toute tentative de remise en cause violente des Etats du Sahel et au-delà, qui pourrait constituer un risque pour les intérêts des trusts français et autres, Areva, Shell, Bouygues, Bolloré, Elf-Total, Exxon, par exemple. Or, dans cette construction militaire, conçue essentiellement pour protéger nos dictatures afin qu’elles continuent à jouer leur rôle de valets des puissances impérialistes, le Tchad, pays qui, depuis la période coloniale jusqu’à nos jours, abrite une base militaire française et joue traditionnellement un rôle important dans le redéploiement militaire stratégique de l’impérialisme français sur le continent, est l’un des principaux rouages : c’est N’Djaména qui est la plaque tournante de l’opération Barkhane.

 

Ayant réussi à s’équiper militairement pour défendre son propre pouvoir, grâce aux retombées du pétrole et ce, au détriment des besoins essentiels des masses populaires, Idriss Déby Itno tient, dans cette opération, le rôle d’un petit gendarme chargé du maintien de l’ordre, qu’il joue et accomplit avec la peau des jeunes Tchadiens, enrôlés dans l’armée et sacrifiés ici et là sur l’autel, non pas de « la liberté et de la paix », comme le prétendent le pouvoir et la presse officielle, mais des intérêts froids de l’impérialisme international et des couches dirigeantes locales. Pour contrer donc la menace des illuminés de Boko Haram et autres, - ces barbares nés de la barbarie générale du capitalisme qui étrangle nos sociétés, impose à nos masses opprimées la misère, les maladies, les injustices et les oppressions de toutes sortes, dont celle de la femme notamment -, l’impérialisme français a, par conséquent, besoin de l’ancien chef d’état-major d’Hissein Habré, parce que, parmi tant d’autres prétendants locaux à la dictature, il est le seul qui ait pu s’offrir la bande armée la plus importante, la mieux équipée, à même de maintenir l’ordre nécessaire à la domination impérialiste. Voilà pourquoi aussi, malgré toutes les irrégularités et le coup de force perpétrés par Déby et ses partisans lors de la dernière élection, qui, ailleurs, auraient servi de prétexte à Hollande et compagnie pour s’indigner hypocritement au nom de la démocratie, des droits de l’homme, du respect du libre choix des populations, etc, la France n’a pas levé le petit doigt et a couvert, puis béni leur hold-up électoral d’un silence fort éloquent et complice !

 

Mais, il y a également des facteurs d’ordre local, qui justifient la volonté d’Idriss Déby Itno de rester au pouvoir, coûte que coûte ! En effet, depuis vingt-six ans bientôt qu’il est à la tête du pays, celui-ci représente les intérêts d’une multitude de gens, qui se sont alliés à lui, dont les aspirations, les ambitions, les projets de vie s’incarnent en lui. On les trouve dans tous les secteurs essentiels du pays : dans l’économie, les affaires, les banques, les assurances, les unités industrielles, le gouvernement, à l’assemblée nationale, dans l’administration, dans les différentes institutions étatiques, dans son parti, etc. C’est le cas, par exemple, des différents dignitaires, des ministres aux maires en passant par la hiérarchie militaire, les gouverneurs, les préfets, les sous-préfets, les conseillers, les directeurs généraux, tous membres du MPS, mais aussi les chefs traditionnels et religieux, ces représentants du fatras réactionnaire local, sur lesquels s’appuient toutes les dictatures pour obscurcir la conscience des masses opprimées par des prêches et autres balivernes au nom de la paix ; c’est aussi celui des principaux responsables et dignitaires politiques du MPS ou des opérateurs économiques de ce parti, notamment leur frange de milliardaires et autres multimillionnaires, qui se sont enrichis sous l’ombre du pouvoir, souvent en peu de temps, grâce aux miettes qui tombent de la table à manger des trusts pétroliers et à la surfacturation des marchés publics.

 

En Idriss Déby Itno se concentrent, se réfractent les intérêts multiples de tous ces gens-là, membres du cercle restreint des privilégiés du pays, que l’Etat engraisse comme des oies de Noêl, alors que les conditions de vie de la majorité pauvre de la société n’arrête pas de se dégrader. C’est donc aussi pour cela, pour les intérêts de cette minorité de parasites, que le locataire du Palais rose doit rester au pouvoir, même si, par ailleurs, le scandale du vol, du pillage des derniers publics par les siens est tel qu’il le reconnaît lui-même, au point d’avouer publiquement qu’il n’est « entouré que des voleurs » !

 

Enfin, dernière raison, mais aussi la plus importante des toutes, sans doute, celle qui permet à Idriss Déby Itno de disposer d’un avantage considérable que n’a aucun de ses rivaux et de réaliser son dessein de rester au pouvoir : l’Etat!

 

En effet, mieux que quiconque, l’ancien chef d’état-major d’Hissein Habré, arrivé au pouvoir grâce à un coup de force militaire, sait que ce ne sont pas les idées vaguement généreuses sur la démocratie, la justice, l’égalité, la liberté, dont sont friands les dirigeants de l’opposition, qui font marcher les choses. Formé à l’école de la dictature de la DDS, pour lui, à juste titre, ce qui compte et qui décide de la marche des événements, c’est le rapport des forces qui, pour l’instant, est en sa faveur. Il est conscient du fait que s’il est à la tête du pays, ce n’est pas parce qu’il aurait les meilleures idées, le meilleur projet politique et social ni l’adhésion massive et nécessaire des masses populaires, mais tout simplement parce qu’il dispose d’un état-major politique et militaire, symbolisé par l’armée, la police, la gendarmerie, le gouvernement, l’administration, la justice, les institutions publiques diverses, qui sont tous à sa solde, en plus du soutien indéfectible de l’impérialisme français. C’est de cet ensemble organisé appelé communément l’Etat qu’il tire son pouvoir et sa logique dictatoriale! C’est cela qui lui permet d’imposer aussi bien ses choix, politiques, sociaux, sa manière de faire que les hommes dont il a besoin pour diriger et non autre chose. On l’a vu notamment lors de la dernière élection, au cours de laquelle il s’est essentiellement appuyé sur ce rapport des forces en sa faveur pour, d’une part, s’offrir une campagne à la mesure de son ambition, en utilisant les moyens de l’Etat afin de sillonner tout le pays, d’acheter des consciences, de bourrer les urnes, et, d’autre part, au final, d’utiliser les institutions prévues à cet effet pour se proclamer vainqueur, sous le parapluie de l’armée.

 

Au-delà des caractéristiques personnelles de l’individu, voilà donc les raisons essentielles qui ont, dès le début, scellé le sort de la dernière élection à un point tel que, bien avant que les populations n’aient élu celui qui serait leur président, Idriss Déby Itno s’était permis de poser sa candidature à la tête de l’Union africaine, comme s’il savait d’avance que ce serait lui qui gagnerait les prochaines joutes électorales, démontrant ainsi au passage le peu de respect, d’importance, qu’il accorde à l’opinion, au choix, des masses populaires et, au-delà, à l’élection elle-même! Dans ces circonstances, ces mêmes raisons jettent également une lumière crue sur la nature même de cette dernière et en étalent au grand jour ce qu’elle était réellement: une farce, une mascarade, truquée, jouée d’avance, dont l’issue ne souffrait de l’ombre d’aucun doute, mais aussi une habile supercherie, juste bonne pour divertir les plus naïfs enclins à croire qu’on pourrait changer le cours de l’histoire par de simples bouts de papiers dans une urne!

 

Ceci dit, que faudrait-il faire alors pour sortir de cette énième impasse ?

 

On ne peut évidemment pas répondre à cette question sans tenir compte du contexte politique actuel, marqué par le contentieux électoral entre le pouvoir et son opposition, notamment la frange de celle-ci organisée au sein du FONAC (Front de l’Opposition Nouvelle pour l’Alternance et le Changement). En effet, depuis le coup de force électoral, sous le contrôle de l’armée, qui leur a permis de se proclamer vainqueurs de l’élection présidentielle, pour les responsables du MPS, le débat électoral est clos. Il l’est d’autant plus depuis que leur candidat a été investi dans ses novelles fonctions, puis adoubé par l’impérialisme français et la communauté internationale. Par contre, les principaux chefs de l’opposition, notamment les Kebzabo, Alhabo, Dadnadji, Laokein, Gali et leurs partisans, malgré les dissensions en leur sein, campent tous sur leur position initiale : ils continuent à refuser de reconnaître le pouvoir actuel issu du dernier hold-up électoral et, pour sortir de cette impasse, réclament la tenue d’un dialogue inclusif en vue d’une recomposition du paysage politique, tout en menaçant, par ailleurs, d’entreprendre des actions qu’ils qualifient d’avance de « pacifistes » pour obtenir gain de cause.

 

Pour l’heure, nul ne peut dire à quoi aboutira ce bras de fer entre Idriss Déby Itno et les principaux chefs de son opposition. Seul l’avenir nous situera. Mais d’ores et déjà, sans aucun risque de se tromper, on peut affirmer que, quelle que soit la tournure que prendra cette guéguerre entre les différents protagonistes de la dernière élection, quelle qu’en soit l’issue, pour les masses opprimées, il n’en sortira rien de bon ! En effet, qu’Idriss Déby Itno et ses rivaux s’entendent autour d’un compromis ou que l’un des deux camps l’emporte sur l’autre, cela ne changera rien dans les conditions sociales des couches populaires : pour celles-ci, ce sera toujours l’exploitation, la cherté de la vie, la misère, les maladies, les injustices de tout genre, etc, avec, au bout, le même Etat dictatorial ! Car, ces politiciens-là, les Déby, Kebzao, Alhabo et autres, sont des gens d’un même monde, qui se connaissent, se fréquentent, ont déjà travaillé ensemble : ils défendent rigoureusement les mêmes intérêts, ceux de l’impérialisme français notamment et des riches locaux, dont ils sont tous les fidèles serviteurs. La seule chose qui les oppose, c’est juste la question du partage du pouvoir, certains cherchant à s’y maintenir, d’autres à y accéder pour, dans tous les cas, faire la même politique sous de nouvelles formes.

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Par conséquent, les masses populaires n'ont rien à attendre de ces politiciens-là ! Ils n’ont aucun intérêt à écouter les sirènes de l'un ou l'autre bord. Le bras de fer entre Idriss Déby Itno et ses différents rivaux ne les concerne pas. Seuls devraient compter plutôt leurs propres intérêts de classe, les intérêts des pauvres en général, des travailleurs, des opprimés, différents de ceux de la bourgeoisie dont les politiciens du pouvoir et ceux de l'opposition ne sont que des larbins.

Contrairement à ce que veulent nous faire croire les responsables du pouvoir comme ceux de l’opposition en cherchant à focaliser l’attention des gens sur leur différend, les travailleurs et l’ensemble des opprimés ont d’autres préoccupations et d’autres combats à mener, essentiellement contre la politique du pouvoir : contre l’exploitation, la misère, les bas salaires, le chômage, la cherté de la vie, les maladies, l’ignorance, le manque des libertés élémentaires, les oppressions de tout genre, notamment celle da la femme, etc. Pour ce faire, ils ont donc tout intérêt à s'organiser, à s'unir, par-delà les différences culturelles, régionales et religieuses, afin de se défendre collectivement contre les démagogues de tout bord qui sont tous leurs véritables ennemis. C'est en se mobilisant comme une seule classe ouvrière, unissant en son sein tous les travailleurs, des secteurs publics et privés, mais aussi les chômeurs, les retraités, et en s’ouvrant aux associations des droits de l’hommes, à celles des étudiants et élèves, des femmes, des consommateurs, des journalistes, des paysans pauvres, des artisans, des artistes, etc, que les travailleurs pourront entraîner tous les opprimés derrière eux et constituer avec ceux-ci un rapport des forces de taille à s’imposer à celui de la dictature et faire reculer celle-ci au point de l’obliger à respecter leurs aspirations, tant sociales que démocratiques : c’est de cette façon et de cette façon seulement qu'ils pourront améliorer leur condition de vie, accéder, de façon durable, aux libertés démocratiques, mais aussi faire barrage au risque d'affrontements ethniques que les politiciens démagogues du MPS comme ceux de l’opposition font planer sur le pays, juste pour bénéficier des avantages du pouvoir.

 

Il n’y a pas d’autre alternative ! La seule perspective qui en vaille la peine et soit capable de faire plier la dictature, c’est celle de la mobilisation des travailleurs et de l’ensemble des opprimés en vue d’une riposte collective contre la dictature en place ! Aussi est-ce dans cette direction qu’il faut aller, en tirant les leçons des dernières initiatives – marches, « villes mortes », « sifflet citoyen », grèves- et en saisissant toutes les opportunités futures pour continuer les luttes, surtout pour les étendre, les développer, les amplifier, en vue de construire, avec méthode et patience, un mouvement de « tous ensemble » contre la dictature d’Idriss Déby Itno, dans le but affiché de la faire plier. Dans les jours et les mois à venir, telle devrait être la tâche de tous ceux qui, quel que soit leur secteur d’activité, leur statut social, syndicalistes, militants des partis politiques, des associations, étudiants, élèves, etc, femmes et hommes, jeunes et vieux, sont réellement révoltés par le pouvoir du MPS et aspirent à de véritables changements, tant sociaux que démocratiques !

Ali Mohamed Abali Marangabi

abali_icho@yahoo.fr