Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

Géo-localisation

Publié par Mak

Tchad: la Conscience Nationale
  • La Conscience
  • La conscience individuelle
  • La Conscience communautaire
  • La Conscience nationale
  • La politique
  • La conscience politique
  • Le conflit
  • Le dialogue

La Conscience

La conscience est une faculté de discernement qui n’est pas le propre de l’Homme. Justement la conscience est amalgamée à la lucidité.

La conscience est le reflet des autres en vous, qui sont jaugés en permanence, à partir de vos propres valeurs.

Ladite conscience, est le moi, face à l’autre réfracté par mon jugement personnel.

Elle peut prendre la place de la déontologie en devoir, vis-à-vis des engagements pris avec autrui. Vous êtes un miroir social actif, que les variations de vos attitudes font de vous un être, conscient.

Le premier réflexe, vers qui, tous les regards sont tournés est celui de la survie qui détermine les différents rapports avec votre milieu vital.

Je suis conscient, donc je vis.

Etre conscient, c’est jouir parfaitement de ses organes sensoriels, qui réagissent aux flux permanents des signaux émis par votre environnement.

Par exemple, s’alimenter, se déplacer, entretenir des relations sociales, faire ses besoins, bref ! Être ordonné dans sa vie et se prendre en charge.

Oui, jouir d’une autonomie parfaite, c’est le mot qu’il faut pour résumer la conscience.

Le dernier degré de conscience est celui de répondre à certains stimuli, à défaut, nous pouvons parler d’un état végétatif ou inconscience. Ce dernier n’est pas à l’ordre du jour.

En substance

Le choix de décider et corriger les imperfections qui menacent la quiétude, sont des atouts de l’entité dite consciente. La conscience est en un mot, l’orientation temporo-spatiale qui détermine l’existence.

Conscience individuelle

L’individu

L’individu, puisqu’il est, un être sociable, il est une unité communautaire. Il reste fidèle à sa formation communautaire de base, sans laquelle sa survie est menacée.

Conscience individuelle

Nonobstant sa capacité d’appréhender son environnement, il demeure influencé par sa communauté qui le façonne de telle sorte que sa réaction, se voit guidée par la mécanique systémique qui le gouverne.

Il est emballé sans faute dans son masque familial et communautaire, qu’il approuve par son appartenance.

Il est condamné à répondre face au défi que son milieu lui présente, alors, il est prêt à mourir pour la cause défendue par sa communauté, même si elle est injuste.

Il est condamné à assumer sa personnalité, comme étalon communautaire.

Cet individu devient un automate communautaire. Telle communauté, tel produit communautaire (tel père tel fils).

Le conditionnement social, interpelle l’individu à répondre aux normes du moulage, qu’il devra se conformer à défendre comme idéal communautaire.

Chaque produit social est imprégné des valeurs de sa communauté. Les relations entre les individus issus des différentes communautés doivent être canalisées et contenues dans un environnement national. L’Etat doit assurer la sécurité de tous.

Si un individu manifeste dans l’espace publique des comportements jugés agressifs ou des pensées jugées bellicistes. Cependant il lui faut un traitement spécifique. C’est-à-dire, lui parler avec son propre langage, sans quoi, la cohabitation avec lui sera difficile.

La conscience individuelle est un ensemble complexe de la personnalité qui cherche la perfection confrontée au monologue « le moi et le sur moi ».

Des questions pertinentes, qui assaillent l’individu dans son for intérieur, qui l’obligent au questionnement. Qui suis-je ?

Cette philosophie pacifiste ou belliciste définit les rapports établis entre les différents membres de la communauté. Généralement, les individus au sein de leurs communautés prennent leurs gardes et délimitent leurs frontières sociales par rapport à leurs expériences vécues.

Dans la même communauté des individus se font remarqués, par leurs agressivités au point de défier l’existence des autres.

Cet esprit pervers est traité de marginal.

Conscience communautaire

La conscience communautaire est un jeu d’ensemble duquel, vous seriez incapable d’échapper, par la simple raison que vous en faites partie intégrante.

La sociabilité est un apprentissage d’intégration sociale, qui vous permet de mieux synchroniser vos actes et vos sentiments.

La conscience communautaire est la somme des entités conscientes humaines et virtuelles.

La conscience communautaire est l’interaction homme-machine. Ex : les prévisions météorologiques, qui s’intéressent à tous ceux qui peuvent nous tomber du ciel.

Les consciences communautaires sont les résultats des défis de projection dans le temps et dans l’espace.

Les communautés modernes, ont su forger des consciences virtuelles sur des supports tangibles et efficaces. Cette banque de donnée, comme entité de référence, anime votre être et vous met à l’épreuve, afin d’éviter les accidents de travail et de parcours sociaux, comme en politique, dans le sens large du terme.

Pour se prévaloir éligible d’incarner la conscience communautaire, que vous soyez un individu ou groupe de personnes ou humanoïdes, il vous faut absolument : un bagage culturel, une force de caractère et une éthique qui rassurent les autres.

Vous devez avoir le mérite de séduire et de rassurer le autres, en dehors de votre environnement familial et communautaire.

Naturellement, chaque communauté définit sa survie aux dépens de l’autre. La conscience collective est une banque de données, qui détermine vos attitudes et vos aptitudes.

Le moule communautaire

Les relations conflictuelles ou amicales émergent dans les causeries parentales que les enfants grandissent avec.

Les enfants réagissent avec vigueur et peuvent vous tuer sans état d’âme, parce que la famille a donné sans le savoir peut-être, votre portrait-robot à sa progéniture que vous êtes l’être à abattre.

Les informations parentales acquises sont sans appel. Il faut les exécuter les yeux fermés et avec brio.

Cette réaction est acquise des parents qui ont fait pousser sciemment ou inconsciemment dans les cœurs tendres des enfants, le germe de la haine.

Vous pouvez être tué au sillage d’une présumée guerre, qu’aucun des vos ascendants n’eût entendu parler.

Les communautés se connaissent et s’entrechoquent souvent, chose que même les frères jumeaux sont naturellement victimes. Sans oublier le triste acte fratricide entre Caïn et Abel.

Le milieu social est un espace de compétitions perpétuelles, qu’il faut assimiler à la philosophie de l’existence.

Les cohabitations riment avec résistances, c’est pourquoi chaque communauté cherche à marquer sa suprématie vis-à-vis des autres communautés immédiates qui font parties de son environnement.

Les voisinages exacerbent les rivalités donc, font naitre des conflits souvent sanglants.

Parfois le choix de vos amis se fait imposer par vos ennemis, contre qui vous devez mobiliser des moyens conséquents pour leurs faire face, afin de les ramener à la raison ou de les vaincre une fois pour toute.

Les fausses anecdotes contées pour raffermir les membres de votre communauté sont révolues. Le ciment communautaire ou familial issu des fables chimériques, qui consistait à diaboliser votre voisin immédiat comme l’ennemi, est une arme à double tranchant qui vous lynchera, vous aussi à la longue.

Cette stratégie macabre à faire face à l’insécurité présumée par la présence de l’autre est une haine infondée.

Cette conscience communautaire peut être taxée de subjective. Elle doit manifestement répondre au modèle de civilité, et abandonner son carcan primitif, de vengeance.

La conscience communautaire doit être guidée par l’instinct d’équité et non par la réactivité méchante et partiale.

Il faut prêcher l’amour au lieu de caricaturer votre voisin comme l’ogre qui menace votre communauté ou votre famille.

En principe l’Etat est mieux placer pour faire perdre la substance de clivage tribal et ethnique.

Le monde a muté depuis, nous parlons maintenant de république. Il faut jeter loin l’étoffe de la haine et de la méchanceté.

En substance

La conscience communautaire est celle qui est digne d’etre la somme des consciences des élites de la communaute, qui assument la maitrise et les respects des pactes signés avec les autres entités et acepter aussi leurs differences.

Conscience nationale

La conscience nationale est l’alchimie des toutes les consciences communautaires, qui ont des attaches nationales.

Cette alerte, nous donne l’indice fiable de nos capacités de pouvoir défendre une entité nationale commune, sans discrimination aucune.

En dépit de nos divergences, nous sommes résolus à faire prévaloir l’unité nationale avant toutes autres considérations de dérives sectaires ou tribales.

Cependant, nous pouvons nous réjouir d’avoir franchie une première marche vers la conscientisation dans un esprit de cohabitation.

La conscience nationale étant l’idéal à défendre fait de nous, une seule communauté incarnée par la république et représentée par les entités étatiques.

La conscience nationale reste le point d’orgue, vague sans contour, d’éthique nationale. Nous devons l’épier minutieusement pour substituer les pièces obsolètes qui entravent la bonne marche.

La haine perturbe la conscience nationale et sème les discrédits entre les communautés. La haine et le mépris sont les causes méconnues des conflits récurrents.

Une Conscience Nationale doit être exempte de méchanceté. C’est elle qui va forger l’unité nationale et fait d’elle le Rubicon.

Ces nobles valeurs, ethniques et constitutionnelles doivent être soulevées dans tous les discours officiels et pendant les sermons et prêches religieux.

La Conscience Nationale doit être notre boussole, qui nous éviterait de cheminer sur les mauvaises pratiques antisociales, qui désagrègent notre harmonie nationale.

Bref ! La conscience nationale a besoin d’un support tangible, comme rampe de lancement. Cette rampe est l’élite à qui doit être confié ce travail de conception.

Il faut que le choix des individus qui vont constituer l’élite soit fondé sur leurs capacités intellectuelles et leurs intégrités morales.

Il faut ériger un conseil constitué des volontaires impartiaux, pour diagnostiquer le disfonctionnement étatique et proposer une solution nationale.

Cette élite devra être tenue par des obligations envers elle-même et envers les autres dans une perspective nationale.

De ces élites, va découler des modérateurs et des médiateurs impartiaux afin de faire un arbitrage irréprochable.

En substance

La Conscience Nationale est la sagesse, qui régule nos ardeurs. Elle est le savoir, se battre sans méchanceté et de pardonner sans amertume ni rancune.

La conscience Nationale est la symbiose de nos mœurs, qui est la force capable de fonder la Nation Tchadienne.

Elle se veut la solution idéale à la hauteur de nos problématiques. Elle est le sacré culte national.

De l’identité nationale à la conscience nationale, nous avons des similitudes, qui risquent de nous faire perdre dans les méandres de la sémantique.

L’identité est souvent perçue à travers le spectre sensoriel, qui s’affiche et fait partie du paysage de l’observateur par la remarquable envergure qu’on présente.

Elle s’impose par sa réalité incontestée et dépend des appréciations de l’hôte, qu’il soit honnête ou pas.

Bref ! L’identité se singularise par ses caractéristiques physiques perçues par les autres, par contre la conscience, est l’éthique noble cloisonnée dans son pouvoir métaphysique à l’ombre des secrets séculaires infranchissables par laquelle nous jugeons les autres.

L’interaction, entre identité nationale et conscience nationale fait naitre le souffle vital de l’Identité Consciente Nationale.

C’est la nomenclature qui met en exergue nos valeurs indéniables d’accepter notre compatriote et de mourir pour le défendre.

Cette entité naissante devra incarner nos valeurs et sera digne d’être appelée Conscience Tchadienne.

Politique

Il faut peut-être séjourner en Grèce pour comprendre ce que c’est le sens du mot politique. Il nous est permis de reformuler pour effleurer le sens de ce qui nous inquiète et nous déstabilise comme un mal inguérissable aux conflits récurrents.

Ce renom de politicien, qui nous fait hausser les épaules pour rien. Il faut d’abord avoir la capacité d’accepter la raison, sinon vous êtes un politicien en carton.

La politique se conçoit comme une forme nouvelle de gestion des communautés. Les sociétés organisées sans lignage confèrent provisoirement une souveraineté limitée, au mandat renouvelable à une personnalité jugée crédible.

La politique présente des facettes plus complexes que son sens polysémique. C’est une approche qui tend à calquer la parole à l’acte. En principe, elle doit refléter sans ambigüité les sentiments honnêtes des convictions communautaires.

L’homme politique, joue souvent le malade est le médecin à la fois. Inopportunément trop souvent qu’il n’est ni le présumé malade ni moins encore le vrai thérapeute, qui prétend être soucieux des maux dont souffre la communauté qu’il représente. Un politicien quel que soit sa trame, qui ne respecte pas ses engagements pris, joue avec le feu.

la conscience politique

La conscience politique, est une clairvoyance, aux vertus multiples, parmi lesquelles nous nottons la maitrise du sentiment de colère bilieuse et la haine viscérale.

La conscience politique est un flegme, qui caractérise l’intelligence collective, disciplinée.

Elle se manifeste par diffusion discrète à travers les communautés comme réceptacles qui l’adoubent, cependant elle les nourrit des bonnes manières de courtoisie.

La conscience politique, n’est pas une fabrique des hommes politiques mais, elle est plutôt la philosophie du respect de l’autre, même étant ennemi.

Elle combat les clivages ethniques et les discriminations négatives.

Les communautés matures ou conscientes politiquement agissent comme les éléments sains de la société.

Cette élite qui se formera par la suite, deviendra comme les anticorps, qui vont défendre notre environnement politique contre la propagation des intentions belliqueuses.

La conscience politique ou cons-politique est un savoir vivre qui consiste à concéder le droit et l’espace de liberté de l’autre sans amertume.

En contrepartie, quand tu revendiques tes droits pour lesquels tu es engagé, il convient de garder la conduite sans haine ni violence. Tes droits, sont tes droits…

En substance

La conscience politique est une philosophie environnementale. C’est pourquoi il nous convient de le rappeler expressément, que l’Homme est indissociable à l’environnement. Pas d’Homme, pas d’environnement.

Le conflit

Le conflit se joue aux confins des intérêts. Il survient au cours d’un mauvais partage des biens et des tâches. Il peut surgir par inadvertance suite à un accident ou d’une méconnaissance de certaines réalités.

Les formes conflictuelles aigües du conflit sont l’injustice et le mépris.

Le conflit est multiforme, et peut se résumer en panoplie de contradictions vraies ou fausses. Cet antagonisme avéré contre les autres, parfois avec soi-même, mute en violence désastreuse.

Le conflit est une mauvaise herbe socialement toxique qu’il faut arracher à la racine, comme une dent cariée.

Les conflits ont leurs répertoires et leurs historiques qu’il ne faut pas négliger. Il convient de mieux les distinguer les uns des autres, afin de gagner du temps précieux pour leurs dénouements.

Il y a les conflits d’existence, les conflits des tracés de frontières, les conflits issus des rivalités ancestrales, les conflits d’intérêts et les conflits de compétences etc.

A chaque conflit suffisent ses tenants et ses aboutissants.

Le dialogue

Le dialogue peut s’interpréter par la capacité de mettre deux ou plusieurs personnes physiques et/ou morales qui ont cessé de communiquer directement par faute des différends mal résorbés entre eux.

Les intercommunications des belligérants peuvent se faire virtuellement sans coup d’éclat.

Le dialogue est une dynamique qui a pour souci, de défaire les fils enchevêtrés du conflit. Il consiste à rétablir les liens cordiaux interrompus entre les belligérants.

Cette proposition noble de règlement des différends, peut être sollicitée par une partie lésée ou simultanément, les deux, qui peuvent convenir, en commun accord pour s’asseoir autour d’une table de négociation.

Parfois l’initiative de résolution des différends, peut provenir d’un ou des amis de deux acteurs en conflit.

Le dialogue n’est pas une fin en soi, il consiste à faire les contours des contradictions conflictuelles et les formes aigües du conflit comme l’injustice et le mépris.

Il ne suffit pas d’être autour d’une table de négociation, mais il y a comme préalable les points suivants à mettre à jour.

Il est de notoriété de faire montre d’un bon négociateur. Celui qui veut aboutir à une solution définitive, doit baliser son parcours, de gardes fous, afin d’éviter les éventuels dérapages.

Les principaux points de jalonnement

  1. Une feuille de route de résolution de tous les problèmes sociaux au Tchad,
  2. A déterminer les élites, qui sont habilitées à représenter l’ensemble des Tchadiens ?
  3. Le caractère du dialogue inclusif doit être juridiquement acquis,
  4. Ce dialogue doit être national, de plateforme et de jury transnationaux,
  5. Ce dialogue doit être ouvert aux personnes ressources nationales et internationales,
  6. Ce dialogue doit jouir d’une souveraineté et de couverture onusienne,
  7. Le dialogue inclusif doit être à l’image d’un débat national sans opportunisme.
  8. Quand négocier ?
  9. Où négocier ?
  10. Les modérateurs doivent éviter les divertissements et la perte du temps inutile,
  11. La périodicité de la négociation doit être déterminée, c’est le Rubicon à ne pas franchir,
  12. Quels sont les belligérants concernés ?
  13. Quels sont les interlocuteurs directs avec qui débattre?
  14. Les interlocuteurs directs, sont-ils crédibles ?
  15. Qui garantira les éventuels accords signés ?
  16. Date de début d’exécution dans un chronogramme déterminé etc. et etc…

Le dialogue inclusif

Un dialogue inclusif, revêt le caractère antinomique de ce qui est exclusif. L’exclusivité par contre, est une discrimination qui tend à éloigner quelqu’un d’exercer ses droits fondamentaux ou lui refuser simplement de se faire entendre.

Revenons à nos arguments. Il suffit d’interpréter l’inclusif par son caractère de soi, ou qui contient en soi.

Dans notre contexte de dialogue national, il interpelle toutes les parties qui se jugent concernées par le conflit tchadien.

Ces dernières parties prenantes, doivent manifester expressément leurs volontés d’observer une trêve des hostilités dans lesquelles elles sont parties prenantes.

Cette nouvelle page qui se fera rédigée sous le timbre onusien et paraphée par la plateforme de la contribution nationale et internationale trouve du crédit par sa représentativité nationale.

A bon entendeurs, vos contributions salutaires…

MAHAMAT ALI HIDJAZI