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Publié par Mak

Souveraineté Nationale

Cette rhétorique nous a conduit plus haut à cette allégeance au souverain, parce qu’elle découle d’une conviction de présumé représenter l’Etre suprême, en toile de fond, il n’y a pas de contradiction, ça revient toujours au peuple qui a le dernier mot. Ainsi évoquée, la souveraineté divine, nous fait penser aux pharaons, au souverain pontife et même plus loin dans le monde des idolâtries les gourous, qui l’incarnent sont en quelques sorte souverains. La souveraineté se résume en pouvoir décisionnel acquis du peuple.

 

Souveraineté et Etat

La souveraineté et la personnalité sont les deux faces d’une même médaille. Il ne faut ni les confondre ni les négliger pour autant.

Ensembles, Etat et souveraineté n’ont de fondement que le peuple. Sans peuple, il ne peut exister, ni Etat, ni souveraineté, donc aucun de deux n’aura droit de cité.

Nous pouvons sans exagération dire la souveraineté est le patrimoine du peuple, de facto, un droit inaliénable et imprescriptible.

« Dans le Larousse en ligne, au mot « souveraineté », on trouve la définition suivante : « Pouvoir suprême reconnu à l'État, qui implique l'exclusivité de sa compétence sur le territoire national (souveraineté interne) et son indépendance absolue dans l'ordre international où il n'est limité que par ses propres engagements (souveraineté externe) ».

Sans trop argumenter sur un sujet connu, il faut simplement circonscrire le débat pour dire que la souveraineté est perçue comme une valeur incessible, comme la monnaie, en valeur relationnelle, elle détermine votre place dans le concert des nations.

Perte de souveraineté

Donc perte de souveraineté est égale à perte de personnalité. Si comme quelqu’un, qui inlassablement cherche à désactiver les valeurs nationales qui sont en vous.

On se mettra à vous manquer toujours de respect, vous n’avez pas le droit d’être appelé Monsieur. Votre nom de famille est trop valeureux, vous ne le méritez guère. Pour vous appeler, on dira : hé ! Toi, ou, toi là-bas ! Viens, ou bien hé toi ! Quittes d’ici, etc.

Cet exemple n’est pas seulement propre aux individus dans un milieu donné mais c’est valable à nos Etats, sauf que les termes diffèrent en diplomatie. C’est choquent n’est pas ?

Ce que nous vivons dans ce frisson de gouvernance pseudo-démocratique et l’incertitude dans laquelle baigne notre devenir, n’est pas le fait du hasard. C’est une façon subtile de désagréger la personnalité.

C’est un travail de longue haleine qui mène à une atteinte grave de la personnalité qui aboutira au pessimisme et à l’individualisme sans égal.

Mais, à la longue que peut-il impliquer une absence de souveraineté?

Evidemment d’elle, découle ce pessimisme cité plus haut, qui va d’abord, gagner les milieux des intellectuels, qui vont à leurs tours, céder aux exigences de l’impérialisme économique.

Par opportunisme, certains intellectuels vont céder à la tentation, ils deviendront assujettis et plus corrompus encore, prêts à vendre les valeurs précieuses de la patrie pour se payer des situations nouvelles de leurs rêves.

Ou bien à prix d’or, ils resteront servir les firmes comme des mercenaires ou des humains robotisés.

Qu’Allah nous protège de ces schizophrènes qui sont les adeptes de la finance, prêts à tout faire.

C’est l’effet recherché par les concepteurs du mondialisme : dieu de guerre et de la finance.

Les dictatures à la solde de l’impérialisme diffus, font fuir les cerveaux de leurs pays d’origine vers d’autres cieux, que l’impérialisme actif appelle l’immigration choisie.

Ces émigrés choisis ne sont autres, que nos élites formés aux frais des contribuables. L’impérialisme sans honte, fera son choix, et laisse entrer ceux dont il a besoin pour faire tourner ses économies ou ses laboratoires de recherches.

Nos dirigeants loin de cette réalité, sans analyses se mettent aux trousses des intellectuels, leur rendant la vie infernale sous prétexte de l’opposition radicale ou autre prétexte de leur invention.

L’impérialisme économique n’attend que cela. il va les adouber comme une monnaie de change et de chantage, contre ses valets aux pouvoirs. Donc il fait d’une pierre deux coups.

Une fierté nationale extirpée, c’est-à-dire, être dépossédés de pouvoir jouir pleinement de nos droits comme des citoyens dignes.

Ce stéréotype, d’absence de l’Etat de droit qui est une fabrique de conflits sociaux est si bien planifié pour entretenir les tensions.

Etat de droit

Parce que l’Etat de droit engendre la démocratie directe. Tout à fait, une démocratie directe signifie un exercice direct de gestion de la chose publique (autogestion).

L’auto gestion.

L’autogestion s’explique succinctement par les quatre petits points suivants :

  • la suppression de toute distinction entre dirigeants et dirigés. C’est une égalité en droit et en devoir même en responsabilité.

Comme, forme nouvelle de socialisme, le partage du pouvoir, et de la responsabilité, c’est en sorte une égalité citoyenne, ce qui renforce le respect mutuel. Il n’y a aucune frustration dans la cohabitation des citoyens dans leurs environnements divers.

  • la transparence et la légitimité des décisions,

Absence d’injustice, le pouvoir judiciaire remplit fidèlement son rôle. Il n’y aura pas de fraude donc, pas de contestation, aucune inégalité ou discrimination parmi les citoyens. Le respect de la hiérarchie, qui ne souffrira d’aucune ambigüité, sous-entend l’autorité de tutelle est seule habilitée à trancher, nul n’est au-dessus de la loi.

  • la non-appropriation par certains des richesses produites par la collectivité,

Point, de détournements des deniers publics donc une gestion saine des deniers publics. Les délinquants économiques se verront traduits en justice et purgeront leurs peines.

  • l'affirmation de l'aptitude des humains à s'organiser sans dirigeant.

Les citoyens arriveront à une maturité telle qu’ils n’auront pas besoin qu’on leurs chante pour les faire dormir comme des enfants affamés, que leur mère n’a rien, à leurs donner pour le diner. Pas de propagandes excessives.

Les citoyens exercent le pouvoir d’une manière ou d’une autre, et en sont conscients. Il suffit de les orienter au développement c’est tout.

Dans un contexte pareil, je veux insinuer, l’Etat de droit, qui laisse entreprendre une décentralisation ou un fédéralisme sans encombre, tout va marcher comme sur des roulettes.

Françafrique et souveraineté nationale

La Françafrique est comme une épine au pied. Elle déforme nos attitudes et nos aptitudes.

L’impérialisme économique et la politique Françafrique voient d’un mauvais œil la souveraineté nationale.

Un Etat de droit constitue un obstacle majeur des intérêts et entrave les futurs plans machiavéliques des dieux de guerre et de la finance.

Ces derniers, sont fidèles à leurs principes qui renforcent les assises de leurs valets, qui simulent la démocratie. Ce sont des ballets dilatoires politico –économiques systémiques en symbiose.

Il est impératif que les peuples recouvrent leurs souverainetés usurpées et activent la souveraineté qui dort en nous, pour rendre un Etat de droit viable.

En flash-back, l’absence de l’Etat de droit tue le nationalisme.

. A Dieu les révolutions des prolétaires, à Dieu le FROLINAT.

A suivre (mondialisation et souveraineté)

MAHAMAT ALI HIDJAZI