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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Le rapport mondial sur les technologies de l’information du Forum économique mondial.

L’Algérie est classée à la 177e place, sur 139 pays considérés avec un score de 3,2 sur une échelle de 1 à 7, très loin derrière la Tunisie (81e), le Maroc (78e), l’Égypte (96e).

Le rapport mondial sur les technologies de l’information du Forum économique mondial, publié le 6 juillet dernier, distingue sept pays pour leur excellente performance en matière de fructification économique des investissements réalisés dans les technologies de l’information et de la communication (TIC). L’édition 2016 de l’indice NRI (Networked Readiness Index) sur la préparation aux réseaux place Singapour en tête des pays susceptibles d’exploiter les TIC pour générer des impacts économiques et sociaux.


La Finlande, ex-numéro un en 2014, figure pour la seconde année consécutive en seconde position, suivie de la Suède (3e), la Norvège (4e) et des États-Unis (5e), ces derniers ayant gagné 2 places. Les autres économies du top 10 sont les Pays-Bas, la Suisse, le Royaume-Uni, le Luxembourg et le Japon. L’Algérie est classée à la 177e place, sur 139 pays considérés avec un score de 3,2 sur une échelle de 1 à 7, très loin derrière la Tunisie (81e), le Maroc (78e), l’Égypte (96e). Les Émirats arabes unis (26e) et le Qatar (27e) restent la locomotive du monde arabe en termes de préparation aux réseaux. Par ailleurs, deux pays de la région Menap (Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan) affichent deux des meilleures progressions de l’indice 2016 : il s’agit du Koweït (61e) et du Liban (88e) avec une hausse de 11 points chacun. Dans les deux cas, la performance est tirée par les particuliers, rattrapés dernièrement par le secteur des entreprises qui contribuent largement aux succès enregistrés.
Alors que les gouvernements sont à la traîne sur le front du déploiement numérique (le Koweït et le Liban pointant respectivement à la 81e et à la 124e place), le secteur privé de ces deux pays se caractérise par le poids accru accordé aux TIC, qui transparaît dans la vision et les efforts des gouvernements pour améliorer le cadre réglementaire. Plus surprenant encore, l’Algérie est devancée par plusieurs pays africains comme le Gabon (125e), le Mali (127e) et le Tchad (139e)… L’indice NRI souligne que les plus belles progressions sont signées par un certain nombre de pays d’Afrique subsaharienne, dont l’Afrique du Sud (65e place, en hausse de 10 points), l’Éthiopie (120e, en hausse de 10 points) et la Côte d’Ivoire (106e, en hausse de 9 points).
Le leadership sur le front du déploiement numérique est assuré par divers groupes de parties prenantes. Si les efforts sont très largement tirés par les gouvernements en Éthiopie et en Côte d’Ivoire, l’essor provient majoritairement du secteur privé en Afrique du Sud. En matière d’environnement politique et réglementaire, l’Algérie est classée à la 123e place.


Notre pays arrive au 133e rang concernant l’environnement des affaires et innovation. Pour les infrastructures, l’Algérie se positionne à la 80e position. Elle est à la 99e place sur le plan du rapport prix/coûts. En matière de compétences, l’Algérie se classe au 89e rang. Pour l’utilisation effective par les citoyens, elle arrive à la 103e place, 103e pour l’utilisation effective par les entreprises et 130e en matière d’utilisation par l'administration publique. Concernant l’impact estimé sur l'économie, le rapport classe l’Algérie à la 124e place. Notre pays occupe le 132e rang en matière d’impact estimé sur la société.


L’économie numérique est un pilier essentiel de l’architecture de la Quatrième révolution industrielle, souligne le rapport. Pour que la technologie numérique soit en mesure de contribuer, aujourd’hui comme demain, à générer des retombées économiques et sociales, les sociétés doivent anticiper son impact sur les marchés et garantir des conditions justes aux salariés travaillant dans les environnements de marché passés au numérique. En plus de livrer des informations claires sur la performance des différents pays en matière de déploiement de la révolution numérique, le rapport relève un certain nombre d’évolutions observées en 2016 dans l’adoption des TIC. Si l’innovation est une priorité absolue pour de nombreuses entreprises, ces dernières laissent encore échapper des opportunités qui leur permettraient d’accroître les retombées grâce à l’adoption des TIC. La fracture numérique, qui demeure un défi chronique, est en train de s’aggraver.
Sur les 12 piliers couverts par le rapport, l’infrastructure est celui où les progrès sont les moins marqués.