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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Tchad, les naufragés de l’espoir

Aux peuples libres, aux bonnes volontés sans limites et en fin aux réfugiés démunis.

 

A cette occasion mémorable, acceptez  cet hommage de ma sincère admiration pour vos courages.

Je ne vous conseille pas de prendre les armes. Je suis aussi démuni et ne fais qu’endiguer mes larmes par mes paupières et mon regard vers le ciel.
 

La démocratie est une religion occidentale qui scelle les régimes politiques. Elle est  basée sur les principes fondamentaux, ses prophètes sont  les propagandes des masses. Elle est plutôt sensée  protéger  la conviction de chaque individu.

L’égalité du genre  et l’égalité de chance sont confondues.

Quiconque est libre du choix, de faire de sa vie, ce qu’il veut,

 De ces expressions, ce qu’il peut.

Elle est en quelque sorte une religion médiane et affective.

 Elle combat les discriminations négatives.

Elle respecte et défend les libertés des minorités qui sont vulnérables. Les grands ensembles s’imposent par les suffrages qui leurs donnent de facto droit à la gestion de la chose publique.

Elle n’admet pas les interférences intempestives qui désagrègent l’environnement socio politique.  Qu’ils soient individuels ou collectifs les droits sont garantis, c’est son principe antique.

Elle sauvegarde les intégrités physiques et morales de chaque personne. Elle n’est ni seulement de la Torah ou de la Bible ni pour autant simplement du Coran, mais se veut digne protectrice de l’humanité.

 Elle présume être l’alchimie confessionnelle des trois livres célestes, cependant elle fusionne les valeurs de tous, et se met en arbitre pour gérer les crises sociales par les consensus.  

Il n’y a pas de démocratie clé en main, les peuples mêmes libres de l’occident, ont quand même suivi un long processus.

Chacune de ces  trois religions monothéistes, la voit d’un mauvais œil. Elles la trouvent  moins séduisante, au sentiment transgressant, alors que son défaut  ne pas de violer  sans complexe les principes fondamentaux qu’elles préservent foncièrement. Mais, modestement,  elle maintient un équilibre décomplexé comme intersection de plusieurs sentiments contradictoires  spirituels indéniables.

Elle combat l’extrémisme violent, telles, les autres religions à l’image du diable.

Au fait, je souffre en Afrique et au tiers monde où est-elle ?

Démocratie, démocratie, nuits et jours ce que les medias me martèlent

Qu’elle se rende illico à mon chevet, et sa peine sera réduite de moitié.

Ou bien qu’elle se rachète maintenant sinon…point d’amitié.

Nous sommes des milliards de juifs, de chrétiens et de musulmans sur ce bas monde, parmi nous, nombreux sont ceux qui ne sont pas pratiquants.

Qu’est ce qui m’empêcherait de m’en passer d’elle, si par inadvertance, elle ne me vient pas au secours, et mon nom, sur sa liste des priorités est manquant.

Chez moi, je n’arrive même pas à réanimer ma démocratie, donc elle est morte.

Je vais fuir mon pays et ne trouve guère la bonne issue et j’échappe par la petite porte.

 

L’indépendance de mon pays à la manivelle

Pour les indépendances, nos parents  souffrirent et dépensèrent  leurs fortunes sans compter et dépassèrent de loin  les heures des prières. Quant à moi, et mes semblables Qu’avons-nous gagné des indépendances de nos pays ?

Certes rien !

Des années passèrent de misère en misère sous les régimes néocoloniaux  adoubés par des maîtres qui résidèrent outre continent.

Le mien, surpris pendant sa sieste, enchainé devient serf.

Ils mirent à leurs soldes mes semblables comme valets bien choisis, à cause de leurs docilités impies.  Leurs agents parfois sortis des bagnes, ou purgèrent encore leurs peines devinrent chez, nous maîtres.

Repérables à leurs peaux dépigmentées, et à leurs yeux bleus comme la mer qu’ils ont traversée pour venir jusqu’à chez nous.

 Ils traitèrent nos aïeux  des fainéants, de bons à rien, de sales nègres et avec beaucoup de mépris, traités même des sous hommes.

 Alors que chez eux, ils exerçaient la liberté et parlaient déjà de droit de l’Homme.

Ils sont toujours fidèles de rendre leurs services loyaux à la mère patrie.

N’ai-je pas de mère patrie ?

Au parfum de la démocratie

Ce parfum de démocratie ne sent pas bon à mon avis. Il est un appât des dupes. Depuis plus d’un quart de siècle, comme, ce fut à cause de notre torpeur, nous  leurs appartenons de fait, par l’accident de l’histoire devenus des familles des valets constituées à la solde des familles  suzeraines qui méconnurent nos dignités respectives.

Soumis, que nous soyons,  sans distinction, ils nous étiquètent par grands ensembles

Ils matraquaient mes semblables sans pitiés jusqu’en les voyants, leurs mains tremblent.

Figurez-vous pendant  l’histoire connue de l’arche de Zoé, non pas l’arche de Noé, corrigez la lecture celui-là a chaviré  au port d’embarcation à Abéché, et le N se transforma en Z.

Malgré le choc émotionnel qu’avait senti notre président,  comme une décharge électrique, et les tapages médiatiques qui défrayèrent les chroniques. Sarko sans scrupule dit : quoi qu’ils aient fait, j’irai les chercher.

Chose promise au peuple français chose faite. A ma connaissance, en ces dates-là, l’U.A et l’O.N.U n’étaient pas en vacance.

Oh ! Démocratie je t’aime, je te veux je t’en veux mais tu es inaccessible.

Je me cache, je m’accroche, je veux t’empoigner et tu me feintes  ce joli n’est pas ce dribble ?

 Ma peur persiste et perdure ;

J’ai peur de prendre le large vers une démocratie qui m’ignore

J’ai peur de me tromper pourtant mon cap est le Nord

J’ai peur d’embarquer une pneumatique mal gonflée

J’ai peur d’avancer du flanc, sans plan, nous sommes agglutinés dans la barque de fortune et essoufflés

J’ai peur que nous soyons embarqués par insuffisance du pétrole nous ne survivrons à la traversée.

J’ai peur que l’espoir devienne cauchemardesque sans le repenser

J’ai peur que l’émergence tant attendue devienne immersion

J’ai peur que ceux qui devraient nous venir en aide, ne soient pas avertis faute de transmission

J’ai peur que les bonnes volontés ne soient pas tenues informées de notre triste voyage

J’ai peur qu’ils auraient appris pendant que nous sommes très loin des plages

J’ai peur que notre cri de détresse serait interprété à tort

J’ai peur qu’ils diront à nos parents que nous n’avions pas crié si fort,

J’ai peur que nos exodes soient perçus comme divertissements

J’ai peur que restent muets comme à l’accoutumé nos  gouvernements,

J’ai peur de les voir  tambouriner, les présidents chantent et les ministres dansent

J’ai peur de ne pas les voir pleurer mais prendre leurs calebasses afin de remplir leurs penses

J’ai peur qu’ils n’aient pas encore su que si nos présidents sont les commandants, ils sont l’équipage

J’ai peur que leurs fils nous suivront ou peut être eux-mêmes quand seront tournées leurs pages

J’ai peur qu’ils continuent à se bousculer pour dresser la manche de la hache (1)

J’ai peur qu’ils ouvriront gros, les yeux quand les peuples se fâchent

J’ai peur d’avouer,  de tout ce qui m’agace

J’ai peur de toucher la démocratie plus formée que la glace

J’ai peur de ne pas être vu, que je sois trop loin

J’ai peur d’être appât que les pécheurs n’en prendront soin

J’ai peur quand les bonnes volontés viendront je serai en profondeur

J’ai peur quand je le verrai au-dessus de moi, je ne sentirai pas leur odeur

J’ai peur de les voir s’entrecroiser à la surface comme des batraciens

J’ai peur qu’ils m’assimilent aux gros poissons, oh !c’est moi l’humain pas un amphibien

J’ai peur quand parviendront les bulles à la surface, annonçant la vie

J’ai peur que cet instant est tout ce qui restera de ma vie

J’ai peur  de mourir anonyme sans figurer sur la liste de l’ile de Lampedusa ni des iles grecques

J’ai peur que les nantis soient toujours absents à mon secours et présents à la Mecque

J’ai peur d’oublier de dire merci aux peuples libres et particulièrement celui de la Suisse

J’ai peur d’être  trop malmené quand les requins déchireront mes cuisses

J’ai peur que vous mangeriez les poissons de la méditerranée sans arôme

J’ai peur d’être dans les profondeurs mais comme un éclair, qui réveille le pape à Rome

J’ai peur que les gens fassent de différences entre les naufragés des mers tumultueuses

J’ai peur d’une discrimination avec ceux ensevelis au début du parcours dans la terre poussiéreuse

J’ai peur qu’on ne puisse pas remercier  du fond du cœur, le HCR et l’Amnesty International

J’ai peur que le don ne soit pas suffisant et dire, que ce qu’ils font est un acte pour les annales

J’ai peur de me résigner que la vie n’est pas belle

J’ai peur de me retrouver enfui dans la poubelle

J’ai peur de ne pas pouvoir enlever les photos de ma petite amie et celle de ma mère

J’ai peur de ne pas avoir le temps de les chercher dans mes poches, et je suis au fond de la mer

J’ai peur de voir les photos aux yeux figés

J’ai peur de m’incriminer de ma décision qui va les affliger

J’ai peur de rester près d’elles  sans apport et sans essence (2)

J’ai peur de les faire souffrir de mon éternelle absence

J’ai peur que le monde occidental dise qu’il est choqué

J’ai peur qu’il ne comprenne pas par où nous sommes bloqués

J’ai peur de la violence à cause de la démocratie

J’ai peur que, vous ne nous secouriez  pas, par inertie

J’ai peur de faire grandir la génération future sans lui donner d’importance

J’ai peur de les consoler en vain sans espérances

J’ai peur de les habituer aux miettes qui tombent entre les doigts du pouvoir

J’ai peur qu’ils soient possédés et ne pourront jamais conjuguer au présent l’auxiliaire avoir

J’ai peur d’attendre parce que la démocratie me console

J’ai peur d’attendre en vain la pluie et que vais-je faire d’un aride sol

Je n’aurai pas peur si la démocratie me garantit ce qu’elle promet

Je n’aurai pas pour autant peur si elle m’aide à l’aimer

 

 

MAHAMAT ALI HIDJAZI