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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Les enseignants dénoncent la pratique de la corruption au Tchad

Collectif des Enseignants Présumés Ndjamena le 21 juin 2016

En Position de Double Emploi

Tel 66504115/66737139

 

Conférence de presse

Déclaration liminaire

Mesdames et messieurs les journalistes

Mesdames et messieurs enseignants et enseignantes

Chers invités

Nous enseignants présumés en position de double emploi, tenons avant tout propos, vous remercier d’avoir sacrifié votre précieux temps pour honorer de votre présence à notre conférence de presse.

Chers journalistes nous vous signalons que la présente conférence de presse porte sur les points suivants.

  1. La mission de la CIMAPE
  2. La loi 17 portant le statut général de la fonction publique et ses interprétations
  3. Identification des cas de la violation de la loi 17 par la CIMAPE
  4. Compte rendu de la rencontre entre les membres de la commission CIMAPE et les membres du collectif en date du 05 juin 2016.
  5. La position du collectif par rapport aux suggestions de la CIMAPE

En ce qui concerne le premier point, la commission CIMAPE est une structure chargée de recouvrement des salaires des fonctionnaires ayant abandonné leurs postes publics respectifs pour se consacrer exclusivement au travail dans le privé, émargeant de ce fait indûment sur le budget de l’Etat, y compris la catégorie de ceux qui usent de multiples matricules.

Au deuxième point, cette loi 17 portant statut général de la fonction publique du Tchad s’applique aux personnes qui sont nommées dans un emploi public au détriment de services privés mieux rémunérés. Elle défend le droit, la rémunération et les avantages sociaux des fonctionnaires. Cependant, cette même loi en son titre II chapitre I article 11 qui dispose « l’Etat est tenu de protéger les fonctionnaires contre les menaces, outrages , injures, diffamations, violences…. La réparation des dommages au profit de la victime ».Le collectif constate que la CIMAPE est en violation grave de cet article ,car elle menace, outrage, injurie, diffame les fonctionnaires doubler des violences morales tels que ; le gel de salaire, les contraint à la signature des papiers prouvant qu’ils ont indûment perçu le salaire (reconnaissance de double emploi , procès verbal de négociation ,l’engagement aux remboursements de 1/3 etc..) pourtant , nous avons bel et bien servi l’Etat avec preuve à l’appui . La loi 17 dans son article 13 dispose « tout fonctionnaire a droit, après service fait à une rémunération » la CIMAPE foule au pied cette disposition à cause de ses intérêts des montants à recouvrer.

Au troisième point, nous avons identifié des cas d’injustices et de la corruption flagrante. La CIMAPE blanchi un bon nombre de fonctionnaires, amis, cousins, parents, connaissances et autres par clientélisme dont nous détenons la liste et voulons que justice soit faite.

Au quatrième point, en date du 05 juin 2016, une rencontre fut effectuée entre les membres de la commission du CIMAPE et le collectif à l’issu de la quelle la CIMAPE accuse l’actuel Secrétaire General de la Présidence et Ex Ministre des Finances qui aurait donné des instructions pour créer l’enfer aux fonctionnaires tchadiens sans faire la distinction entre ceux qui ont réellement travaillé et ceux qui ont abandonné l’Etat au motif qu’il faut remplir les caisses de l’Etat qui sont vides.

Le collectif saisit l’Opinion Nationale et Internationale sur la mauvaise foi de la CIMAPE et sollicite le rejet de tout rapport éventuellement truffé d’irrégularité fait par elle. Le collectif rejette toute amputation sur le salaire des fonctionnaires qui ont bel et bien servi l’Etat. Nous faisons remarquer que la loi 17 ne recommande pas les amputations sur le salaire pour les raisons évoquées et l’ordonnance 11 brandit au dernier moment par la CIMAPE ne concerne que les auteurs de détournement et de la corruption et non les fonctionnaires de bonne foi que nous sommes. Le Collectif dénonce les manipulations faites par le président de la CIMAPE contraignant certains agents ayant réellement travaillé à proposer un montant à amputer sur leur salaire, Le collectif demande leur annulation.

VIVE LE COLLECTIF