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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Tchad: la C.T.D.D.H scandalisée par la répression brutale subie par les élèves du lycée Roi Fayçal

CONVENTION TCHADIENNE POUR LA DEFENSE DES DROITS HUMAINS

C.T.D.D.H

BP : 5839 Ndjamena E mail : ctddh_organisation@yahoo.fr

Tel : +235 66267981 ; +235 92106983 Siege National : Avenue Oumar Bongo face à la Station- Service NIMRO

COMMUNIQUE DE PRESSE N°013/2016

La Convention Tchadienne pour la Défense des Droits de l’Homme (CTDDH), est scandalisée par la répression brutale, sauvage et gratuite subie par les élèves du lycée Roi Fayçal.

En effet, suite au renvoi arbitraire de l’élève Ali Ahmad Abakar le dimanche 08 Mai 2016 pour avoir rédigé un poème en l’honneur de la Petite Zouhoura violée par les fils des hauts dignitaires du pouvoir, les autres élèves de l’établissement en solidarité avec leur camarade avaient refusé d’entrer en classe ; le recteur de l’université Roi Fayçal a alors appelé la police du Commissariat du quartier « champs de fil »; les agents de police se sont mis immédiatement une fois sur place à bastonner les élèves dans l’enceinte de l’établissement allant jusqu’ à lancer des grenades lacrymogène dans la cour pour disperser les élèves qui n’avaient pourtant commis aucun acte de vandalisme.

Dix sept élèves avaient été arrêtés à cette occasion et conduits au Commissariat du « Champs de fil » ; parmi ces élèves se trouvent des filles dont :

- Sakina Mahamat Ahmat

- Mariam Nakour

- Aicha Amine Ouchar qui était enceinte

Et des garçons parmi lesquels :

- Abdel mannane Djaoudallah

- Saleh Annour Saleh

- Haroun

- Immaddadine

- Saad Souleymane

Ces jeunes élèves qui avaient été arrêtés lundi le 09 Mai 2016 avaient été torturés et détenus de 13h30 à 23 heures avant d’être relâchés.

La Convention Tchadienne pour la Défense des Droits Humains exige le rétablissement immédiat de l’élève Ahamat Abakar dans ses Droits et rappelle au recteur de l’Université Fayçal que les élèves ne sont pas des serviteurs qu’il peut se permettre de renvoyer à tour de bras d’un établissement qui appartient à l’Etat.

Par ailleurs, la C.T.D.D.H met en garde le gouvernement sur la répétition des tels actes qui ne peuvent qu’exaspérer une population déjà soumise à l’arbitraire des autorités.

Elle rappelle également au Commissaire responsable de l’unité de « Champs de fil »que bastonner et torturer des enfants est une violation grave des textes fondamentaux de la république et des outils internationaux que le Tchad à ratifié ; qu’il sache qu’à un moment ou à un autre, chacun répondra de tout acte arbitraires qu’il aura commis.

La C.T.D.D.H estime que notre police a déjà une mauvaise réputation suite aux tortures infligées à des élèves ayant manifesté contre le port obligatoire du casque ; la vidéo de ces actes barbares avait fait le tour du monde et avait gravement entamé ce qui restait de crédibilité à notre pays.

Fait à Ndjamena le 10 Mai 2016

Le Secrétaire General

 

 

Mahamat Nour Ibedou