Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

Géo-localisation

Publié par Mak

Retour sur le contexte pré-électoral au Tchad: un journaliste témoigne

La date de 10 avril 2016, a marqué beaucoup les esprits tant a l’extérieur qu'a l’intérieur du Tchad, a cause de déroulement de l’élection présidentielle, qui devait peut-être apporter l'alternance tant souhaitée par la jeunesse. rappelons que à quelques mois avant cette date, quelques éventements ont eu lieu et ont permis au peuple tchadien d'aborder cette élection avec beaucoup de distinction. 

 

Le 8 février, Zouhoura, une Tchadienne de 16 ans, a été violée par cinq hommes qui ont filmé et posté leur crime sur les réseaux sociaux. Montrant la fille nue et en larmes. Parmi ces violeurs deux d’entre eux sont les fils des généraux de l'armée. Suite à cela, la vidéo va provoquer de vives réactions sur les reseaux sociaux.

Pour la première fois, le 15 fevrier, des centaines de manifestants se rassembleront dans les rues de Ndjamena pour demander justice pour Zouhoura et toutes les victimes de violences sexuelles. Ces manifestations seront suivies dans plusieurs villes du Tchad, en signe de solidarité et soutien à Zouhoura. Ces éventements vont éveiller beaucoup de consciences ,et amènera la société tchadienne à se poser beaucoup des questions, sur le vivre-ensemble.

Plusieurs organisations de la société civile et les organisations des droits de l’Homme se soulèveront en organisant plusieurs séries de manifestation, pour contester la candidature du président Idriss Deby pour un cinquième mandat. le 25 février, la coalition « Ça suffit » lancera un appel à la journée ville morte qui sera largement suivie dans les différentes villes du pays.

A travers cette journée de ville morte, la majorité de peuple tchadien, a voulu témoigner son ras-le-bol et son rejet.


Catégorique,à ce gouvernement qui n'use désormais que de sa force pour se maintenir au pouvoir. Pour contrecarrer toutes les planifications de la société civile qui contribuaient davantage à affaiblir la légitimité du pouvoir en place et qui coïncidaient avec le lancement des campagnes présidentielle. Les campagnes rebuteront officiellement le 20 mars, suivi d'une serie d'arrestation livrée aux leaders de la societé civile.

Le 21 mars Mahamat Nour Ibedou, le secrétaire général de la Convention Tchadienne de défense des droits de l’homme (CTDDH) et porte parole du mouvement « ça Suffit », plateforme de la société civile qui conteste la candidature d’Idriss Déby, est arrêter avec quelques collègues; a savoir: Céline Narmadji, du collectif Trop c’est trop , Nadjo Kaina, porte parole du mouvement Iyina M.Younouss Mahadjir, vice-président de l’Union des syndicats du Tchad (UST).

En réalité, nous pouvons remarquer que les campagnes ont commencées dans des conditions très tendues , de sorte a ne pas garantir des élections libres transparentes, indépendantes et en toute liberté. Mais malgré tous, lors du déroulement des campagnes, rappelons que les tchadiens n'ont pas manqué de montrer leur désintéressement à ce régime qui a aussi trop vieilli que son temps.là encore pour la première fois nous avons assister a des défections des membres de parti au pouvoir MPS pour rejoindre d'autres partis: a l'exemple de Bureau exécutif du MPS qui a rejoint l'UNDR à Faya Largeau,jadis fief du MPS. Où à Abèche ville dans laquelle la population était sortie massivement, a tour de rôle pour écouter Saleh Kebzabo le 28 mars lors de son meeting, suivie d'une défection des militants du MPS. Puis l'arrivée triomphale de Mahamat Alabo, quelque jours, qui a mobiliser plus de foule, une fois pour affirmer leur refus, au régime MPS. pourtant pendant longtemps l’électorat de ces régions constituaient une force considérable pour eux.

 

par ailleurs,le 8 avril, par sa présence lors du dernier meeting de l'UNDR a la Place de Nation, la population de Ndjamena a démontré son attachement une fois de plus, au changement pacifique. Mais malheureusement, cela à été perçu par les barrons de MPS, contrairement comme un signale pour renforcer leur réseaux de fraude et malversations dans l'ordre de réaliser leur slogan ''premier tour KO''. Dés le 9 Avril tous les réseaux internet et SMS seront interrompu, plusieurs forces de l'ordre seront reployées a travers tous l'entendu du territoire, la police, la gendarmerie et tous les services renseignement seront déployés dans tous les commissariats et Arrondissements de la capitale et dans toutes les autres villes jugée stratégique, tel que Moundou, Abeche, Ati, Mao, Bongor, Doba ect.

 

Malgré toutes les entraves, le dimanche10 Avril, la majorité des tchadiens épris de changement ont accourus vers les urnes, installées dans les différents bureaux de vote ,dans l'espoir de marquer le temps malgré a travers l'opportunité que leur offrait le suffrage universel. mais. mal ,est connaitre l'adversaire, qui est déterminé à jamais pour gagner ces élections, au prix de sang et de larmes,où encore par tous les moyens. Raison pour laquelle, toutes les réglés des jeux ont été permises, pourvu de gagner ces élections, de sorte que, certains militaires ont reçus des consignes avant de voter, où certains ont voter dans de bureau sans isoloir, de sorte qu'on pouvait savoir s'il ne votait pas le MPS, sans parler des bourrages des urnes, et des achats des cartes d’électeur. il y a eu même, suspension de vote dans certains quartiers favorables à l'opposition. Devant de telles irrégularités, on ne peut parler de suffrage universel, moins encore de transparence.

Mais, comme le gouvernement avait organisé ces élections expressément, pour les remporter,de force ou de gré, la machine était bien choisie, l’équipe bien sélectionnée, du moins l'on peut dire que l'affaire était confiée aux affidés les plus véreux, autrement dit aux démagogues les plus vicieux, capables de transformer le faux ,en vrai.

Comme tout était planifié d'avance, le président de la CENI,Jean-Pierre Royoumta Nadoumngar n'a eu aucun remord à se présenter fièrement à la television le 24 avril, pour confirmer le résultat de la mascarade éhontée devant les 12 millions de tchadiens. Mais malgré les contestations de toutes ces irrégularités; qui vont de retrait des certains organes constitutifs de tels que la société civile, composée de syndicats et organisations de défense des droits de l’homme, de la Commission électorale, allant, jusqu’à la démission du vice président de la CENI le même jour de proclamation provisoire. comme si tout cela ne suffisait pas, dans la soirée de 3 avril, l'affidé en chef connu sous la bannière de conseil constitutionnel,se pressentait une fois encore comme son collègue, pour ratifier forfaitures, reste a savoir si ce groupuscule, pourrait mener a terme les cinq ans, qu'ils cherchent à volé aux tchadiens ? d'ici là, nous pouvons retenir qu'un bon nombre de tchadiens sont désormais éveillés et bien aguerris pour faire face aux manipulations et intimidations qui pèsent au quotidien sur le peuple tchadien.

 

Correspondance particulière