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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Gaya Ple Seid (Norvège)

Gaya Ple Seid (Norvège)

Attention sur la gravité de l’acte que nous sommes appelés à poser le 10 avril 2016 . Elire le premier magistrat du pays est une grande responsabilité. Impossible de le faire à la légère. Il me faut éveiller mon sens civique en réfléchissant sur mon degré d’engagement patriotique. Dans les circonstance actuelles tous les citoyens de notre pays le Tchad doivent faire preuve d’une conscience civique éclairée et agissante.

 

Justice et paix n’a pas le droit, ni le devoir de vous designer qui choisir. Ce serait blesser votre liberté et denier votre grand sens de responsabilité que diriger unilatéralement votre choix. Je me sens dans une obligation morale de vous faire réfléchir sur la decision que vous aurez à prendre. En vous donnant ces quelques clés de lectures, nous ne vous offrons ni du prêt-à-porter politique, ni le mode d’emploi des élections présidentielles. L’essentiel, c’est de prendre le temps de réfléchir, puis de choisir en son âme et conscience son candidat.

Si nous aimons notre pays nous devons aller voter. Mai avant de poser cet acte, si noble et si grand, nous devons savoir ce qui nous motive et nous conduit. Que désirons-nous vraiment pour notre patrie et pour nous-mêmes ? Quels heritage voulons-nous laisser à nos enfants et aux enfants de nos enfants sur des dizaines et des dizaines de generation ? des candidats ou candidates X aux présidentielles, lequel ou laquelle répond le plus mieux possible à nos attentes citoyennes ?

C’est pourquoi il faut d’abord commencer par réfléchir, vraiment réfléchir, ensuite accoucher sa decision en l’exprimant par le vote. Surtout, n’oublions pas que c’est le développement, la justice et la paix grâce à la mise en commun de nos facultés et compétences humaines que nous voulons tous promouvoir.

La conscience tchadienne nous invite à ce devoir impérieux: “ Il nous faut absolument changer de mentalité si nous voulons sortir notre pays de cette stagnation qu’elle gère. Pour cela des conditions s’imposent.

Sais-tu que aimer, c’est accepter de devenir serviteur, même esclave de l’autre ? C’est se refuser de prendre toute la place pour qu’autrui puisse apporter sa contribution. C’est dire non à son orgueil et à son égoïsme pour éviter d’écraser ceux qui, comme moi, ont le devoir et le droit de participer au bien de toute la communauté nationale.

Si j’aime ma patrie, je la construis avec la pleine participation de l’autres; la nécessité de l’unité m’oblige à l’écoute et au respect des aspirations personnelles d’autrui pour le bien de tous les tchadiens. Une patrie ne se bâtit pas tout seul. Tout seul, je suis perdu; ensemble nous sommes forts, nous sommes des gagnants: “ Sans autrui je ne suis rien “.

La possibilité m’est donnée de choisir entre plusieurs candidats. Il m’est aussi permis de deposer un bulletin blanc. Je peux donc dire oui à tel ou tel prétendant à la magistrature suprême. Je peux aussi exprimer mon scepticisme et mon peu de confiance face à cette flopée de candidats. Est-ce à dire que je jette l’éponge dans tous ces cas de figure ?

Quand je dis oui à telle candidature, est-ce pour le temps d’un vote ? Est-ce pour espérer recevoir sans mérite et sans gloire un poste ministériel, une direction d’entreprise ou un titre honorifique et lucratif de fonctionnaire ? Celui que je choisis, je mets un point d’honneur à l’épauler en travaillant à réussir avec lui, dans le souci de toute la nation, son projet de sociéte pour le Tchad.

Doit-il prétendre au gouvernement du grand nombre celui qui ne sait pas s’autogérer ? La bonne gestion d’une famille n’est pas un sauf-conduit pour le bon gouvernement de d’Etat. La réalité politique et la question étatique sont d’un ordre tout autres; c’est un grand et vaste complexe.

Pour gérer une famille, il faut beaucoup d’amour, une très grande fidélité, du bon sens et un minimum d’intelligence.

Gouverner un Etat exige beaucoup plus, Il faut en plus de tous ces éléments cites pour la famille, une réelle capacité et connaissance intellectuelles, une large ouverture d’esprit, une fidélité sans paternalisme et népotisme, une bonne connaissance des problemes tchadiens au sens sociaux, économiques et politiques, et surtout le grand problem repose sur la jeunesse, de bons conseillers et un sens des compromise politiques sans compromission.

Pour moi,” la politique c’est comme un souci prudent du bien commun.”

Et sous un certain angle, l’éthique politique est essentiellement considéré comme un compromise éthique.

C’est en fonction de ces deux definitions que gouvernement de soi-même, c’est-à-dire la haute qualité morale et intellectuelle du future Président de la République du Tchad est vivement souhaitée.

Se demander donc si le candidat aux élections présidentielles est un bon père ou une bonne mère de famille, ce n’est pas verser dans le puritanisme. La famille étant la pierre angulaire, la cellule originelle, de toute société, elle offre une bonne grille de lecture aux électeurs. Ceux-ci peuvent avoir un premier jugement de la fidelité, de sens du gouvernement et de communauté que vit le prétendant à la magistrature suprême. La fidèlité conjugale est le symbole de la fidélité à tout un Etat. Un homme qui a appris à, ou aime, tromper sa conjointe, saura-t-il vraiment être honnête et fidèle à sa patrie et la servir sans hésiter jusqu’au bout ?

C’est dans les ébats extraconjugaux et dans la permissivité que l’homme épanche son coeur. Sans expressément le vouloir, il peut livrer des secrets d’Etat et trahir sa patrie et son serment de fidélité. Mieux vaut prévenir que guérir.

Reconaitre dans les faits l’honnête morale, la rigueur au travail et le sens de justice d’un candidat à la magistrature suprême est un bon point. C’est assurément une garantie d’un bon gouvernement de soi.

Mais n’est-ce pas avec crainte et tremblement qu’il faut prétendre à des responsabilité aussi exigeantes ?

Vouloir gouverner tout un peuple n’est pas qu’un simple match de foot-ball. C’est plus sérieux et plus grave…

Gouverner, c’est bien diriger, c’est conduire dans la justice une multitude de personnes à se rencontrer et à se reconnaitre mutuellement, à se solidariser pour que toutes les aspirations individuelles et personnelles s’accomplissent dans le bien commun.

Le choix que nous sommes appelés à faire ne peut en aucun cas être motive par le régionalisme ou le tribalisme, moins encore par les intérêts d’argent. Nous devons juger les candidats qui brigueront nos suffrages à partir d’un programme qui comporte des options précises dans le domaine politique et économique, options qui auront pour but le développement integral et solidaire de la nation. Notre preference doit aller au candidat qui, en plus d’un programme, présente de solides guaranties de compétences, d’honnêteté et d’independence pour assurer l’exécution.

La propagande électorale a souvent abuse de l’ignorance et de la naïveté d’une grande portion de la population de notre pays et a dressé les citoyens les uns contre les autres. Les passions politiques risquent de s’allumer bientôt dans nos villes et nos villages face aux hommes qui seront proposes à notre choix. Il faut à tout prix barrer le chemin à la violence et à la haine en rejetant le mensonge comme moyen de propagande.

Très souvent, parlant des droits de l’homme, nous n’avons en vue que l’égalité des hommes et leur liberté. L’égalité en dignité des hommes est à garantir toujours et partout; elle ne requiert pas nécesairement l’égalité de toutes les situations qui risque d’être un leurre et de susciter sans cesse des conflits. Ce qui est capital, c’est la FRATERNITE. Elle apparait comme la clé de voûte de l’édifice toujours fragile de la démocratie, comme le but de la marche toujours difficile vers la paix, comme son inspiration decisive. Elle lève la contradiction si souvent signalée entre l’égalité et la liberté. Elle transcende la stricte justice. Bref, elle a pour MOTEUR L’AMOUR de la patrie…

Nous demandons à la responsabilité des candidats pour que le Tchad n’offre plus jamais au monde du 21 ème, cette triste realité d’un pays soumis à l’arbitraire de ses gouvernant. Il faut que l’homme politique à qui incombe le destin de ce grand pays sache que “ être homme politique c’est exercer le pouvoir selon les règles et la science qui font que l’on est tour à tour gouvernant et gouverné “

Il faut que le dialogue soit l’arme du politique la veritable paix ne s’instaurera au Tchad que par les tchadiens eux-mêmes et sous la base de leurs rencontres autour des débats francs pour se pardonner réciproguement et regarder tous vers l’avenir du pays.

Gaya – Ple Seid

Bitkine2002@yahoo.fr ou +4748127122