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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Vague d’arrestations  au Tchad : le régime durcit la répression à l’encontre de son peuple

A l’approche de la présidentielle fixée au 10 avril, le régime tchadien a haussé le ton à l’encontre des membres des organisations de la société civile et des mouvements citoyens hostiles à un 5ème mandat d’Idriss Deby qui s’apprête à organiser une inévitable mascarade électorale.

 

Bientôt quatre jours que, plusieurs responsables de la société civile au Tchad, sont détenus illégalement dans les locaux des renseignements tchadiens pour le fait qu’ils avaient simplement envisagé d’organiser une manifestation pacifique contre la candidature illégitime à un 5ème mandat d’Idriss Deby.

Parmi eux, Mahamat Nour Ahmat Ibedou, de la Convention Tchadienne pour la Défense des Droits de l’Homme (C.T.D.D.H), son organisation est partie prenante de la coalition « ça suffit », à l’origine du manifeste qui dénonce les dérives autocratiques en cours dans le pays.

Céline Narmadji, militante des droits des humains et porte-parole du mouvement citoyen Trop c’est Trop, lancé en 2015 pour s’opposer à la candidature d’Idriss Deby.

Younous Mahadjir, figure historique du syndicalisme tchadien et vice-président de l’Union des Syndicats du Tchad (UST), principale centrale du pays, membre fondateur de la coalition ça suffit. Par le passé, M.Younous a été régulièrement arrêté dans le cadre de sa lutte syndicale.

Secrétaire Général de l’Union Nationale des Etudiants Tchadiens (UNET), Nadjio Kaina, anime aujourd’hui, le collectif citoyen en arabe tchadien IYINA équivalent en Français de ( On est fatigué).

Le leader estudiantin tchadien est à sa deuxième arrestation en une année au Tchad. Mais il refuse de de céder aux intimidations des autorités et du régime de Ndjaména. Il reste déterminé et mobilisé sur le front de la lutte sociale pour la libération du peuple tchadien opprimé.

Réputé par la répression

Ces arrestations interviennent après  une répression violente à l’encontre des manifestants qui réclamaient justice pour Zouhoura, lycéenne violée, le 08 février dernier à Ndjaména, par des fils des dignitaires du régime tchadien.

Que faut-il retenir ?

Face à ces arrestations iniques et à la répression disproportionnée des voix contestataires au Tchad, on ne peut affirmer sans risque de se tromper que le président Idriss Deby est sur le point d’opérer un forcing électoral pour gagner dès le premier tour une élection dont les résultats sont connus d’avance.

Assuré déjà du soutien des partenaires étrangers dont Paris, le régime de Ndjaména est capable de plonger le pays dans le chaos pour se maintenir au pouvoir de manière illimitée et indéterminée.

Pour ce fait et afin d’empêcher, l’imposture et la confiscation du pouvoir contre la volonté populaire, seule une mobilisation générale de tous des acteurs multisectoriels du pays, fera douter Idriss Deby dans sa conviction de vouloir « monarchiser », la société tchadienne.

 

Makaila.fr