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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

« NON ! Aux menaces des leaders des organisations de la société civile au Tchad » déclare Trop c'est Trop

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 002/BC/2016

 

« NON ! Aux menaces des leaders des organisations de la société civile au Tchad »

 

C’est avec indignation que la coalition TROP C’EST TROP constate la dégradation de la situation socio politique caractérisée par l’interdiction systématique des manifestations pacifiques et protestations légitimes par le gouvernement. Et comme si cela ne suffisait pas, les menaces à travers les sortis médiatiques des responsables administratifs et de forces sécurité et les filatures après le succès historique de la journée « villes mortes », en date du 24 Février 2016.

 

Depuis quelques jours, pour des raisons inavouées, un certain BERDEI, mince, de teint clair, à bord d’une voiture de couleur blanche, de marque V8 non immatriculée rechercherait activement Monsieur MANGA Jean-Bosco, Porte-parole 1er adjoint de la Coalition TROP C’EST TROP dans les cybercafés, les rues auprès des clandomens, les bibliothèques et autres lieux publics.

 

Devant cette situation, la Coalition dénonce et condamne vigoureusement ces comportements peu orthodoxes et de terreur qui a pour seul but de faire taire les voix qui osent dénoncer les injustices criardes qui ne cessent de mettre à mal la cohésion sociale et le bien-être des populations. Cette attitude anti-démocratique vise bien au contraire, à empêcher vaille que vaille l’expression d’un droit constitutionnel contenu dans l’article 12 de la Constitution du 31 Mars 1996 et reconnu par les instruments juridiques régionaux, sous-régionaux et internationaux, celui de la liberté d’expression. L’angoisse des douleurs intérieures, des violations, abus, exclusions et autres ne sont de nature à favoriser un climat de paix sociale dans un contexte électoral.

 

En effet, ces attaques médiatiques maladroites dans un contexte sociopolitique et économique délétère où les protestations des diplômés sans emploi, des élèves et étudiants sur toute l’étendue du territoire national s’accroissent.

 

Nous rappelons au gouvernement qu’aucune décision ne doit être prise dans un esprit belliqueux et belliciste mais plutôt dans l’intérêt de protection des citoyens conformément aux articles 17, 18, 27 de la Constitution.

 

De tout ce qui précède, la coalition prend à témoin l’opinion Nationale et Internationale pour tout ce qui se passe actuellement au Tchad. Cependant, elle tiendra pour responsable le Gouvernement de tout ce qui adviendra aux organisations de la société civile et que l’utilisation de la force et des injures ne sont jamais un moyen de résolution des revendications pacifique et citoyenne.

 

Fait à N’Djaména, le 3 Mars 2016

 

La Porte parole

 

 

Mme NARMADJI CELINE

DECLARATION LIMINAIRE POUR LE LANCEMENT DU DE L’OPERATION CITOYENNE ET DU CONCEPT CIVIQUE « SIFFLET CITOYEN », LE « JE SIFFLE DONC JE SUIS ALTERNANCE » LE 10 MARS 2016

 

Mesdames et Messieurs,

Chers compatriotes,

 

Après le succès historique de la Journée « Ville Morte » du 24 Février qui est à mettre à l’actif exclusif d’un peuple, du peuple tchadien, longtemps meurtri, asservi, piétiné et réduit au statut d’exilé, d’esclave, de mendiant sur son propre territoire mais qui est désormais unis, solidaire et debout pour dire non. Un NON très catégorique au règne de l’arbitraire qui n’a que trop duré. Cette détermination citoyenne doit irriguer nos vies et nos différentes actions quotidiennes pour que nos gouvernants comprennent très clairement que l’heure où le citoyen doit décider de sa destinée est arrivée et le recul serait considéré comme la haute trahison. Notre volonté commune et décisive pour un autre Tchad fait aujourd’hui notre force et fait son bonhomme de chemin. C’est dans cette logique que la Coalition « Trop C’est Trop », en partenariat avec GRAAL-TCHAD, CAMOJET et d’autres plateformes sœurs de la société civile qui vont se joindre très vite à nous, lançons aujourd’hui l’opération citoyenne et le concept civique de « Sifflet citoyen », le « Je siffle donc je suis Alternance ». Cette opération citoyenne et ce concept civique est une idée originale et la propriété commune de tous nos compatriotes d’ici et d’ailleurs qui aspirent à ce changement tant attendu par le peuple tchadien. Nous portons juste la voix de celles ou ceux qui sont sans voix.

 

Comme nous l’avions annoncé la fois dernière, l’opération de désobéissance civique dénommée Journée « villes mortes » devait être suivie d’autres actions citoyennes très rudes dans le seul but de faire entendre raison au régime en place qui fait semblant de ne rien entendre et continue de nous asphyxier même sur nos droits les plus élémentaires en tant que citoyens de ce pays. Nous avions espéré que le nouveau Gouvernement concocté pour la circonstance allait au moins faire semblant comme d’habitude d’apporter une réponse appropriée à nos revendications. Hélas, et comme on devait si attendre, la réponse a été plus que claire et cinglante : le gouvernement dans sa mission de perpétuer le règne de la terreur et de l’arbitraire pour ses intérêts égoïstes entend procéder au recrutement de plus de 15.000 policiers et gendarmes contre seulement 5000 emplois civils. C’est pour dire qu’en lieu et place du cri de la population qui attend des services publics de qualité dans tous les domaines et des diplômés sans emplois qui ne cherchent que du travail pour gagner leur vie à la sueur de leur front, le système d’oppression et de terreur mis en place répond plutôt par la fermeté machiavélique en renforçant son dispositif de répression aveugle de toute tentative de contestation par le peuple. Il est clair que cette police et cette gendarmerie, appuyées par les « bérets rouges » qui répriment déjà sauvagement les contestations populaires, seront ainsi renforcées pour réprimer violemment dans le sang, toute manifestation pacifique et toute contestation légitime.

 

En ce qui concerne la situation de viol permanent de la conscience collective et individuelle du peuple asservi et pris en otage par un régime qui l’encule imperturbablement, l’affaire Zouhoura devenue emblématique du viol de tous genres que nous subissons en silence, cette affaire qui est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, ce cas qui a dépassé nos frontières, n’a même pas été évoquée par le Premier Ministre dans son discours devant l’Assemblée Nationale dans le cadre de la présentation de son programme politique. C’est donc un Gouvernement en déphasage avec l’actualité et les réalités de l’heure qui ont pourtant marqué son avènement. A l’allure d’une direction de campagne qui plagie grossièrement, et à longueur de journée, le discours d’acceptation du candidat du MPS aux élections présidentielles, nous n’avions rien à espérer de ce nouveau gouvernement si ce n’est de continuer à nous enfoncer et nous achever définitivement. Le comble de l’ambigüité complice c’est que la justice reste à ce jour évasive sur la suite à donner à l’affaire Zouhoura et toutes les autres affaires connexes nées des protestations populaires contre cet acte ignoble d’un autre âge, notamment les arrestations et les détentions arbitraires qui s’en sont suivis, tandis que les super-présumés coupables, privilégiés en raison de leur statut d’ «enfants gâtés » et de « fils à papa » sont malicieusement exfiltrés pour tenter de calmer la colère populaire inattendue et, semble-t-il, seraient déportés en dehors du ressort territorial de la Cour d’Appel de N’Djamena. Ce qui n’est pas vérifié et vérifiable jusqu’aujourd’hui depuis la mise en scène de leur prétendue déportation à coup de matraquage médiatique. Comme toutes les affaires floues de ce genre depuis l’avènement du MPS, le dilatoire a déjà commencé et si nous ne restons pas vigilants et ne réagissons pas vigoureusement, ces récentes affaires de viol en bande organisée des enfants des dignitaires fabriqués par ce régime à son image et les assassinats du jeune Abachou et d’un autre jeune à Faya-Largeau sont déjà parties pour être passées sous silence et classées sans suite comme les précedentes affaires : Maître Joseph Béhidi, Professeur Nomaye Madana, Professeur Ibni Oumar Mahamat Saleh, le jeune Brahim Selguet, l’étudiant Massing Daouda, Mme Madina Koulamallah, Docteur Mahamat Guetty Eribey, pour ne citer que ceux-là.

Pire, le régime répond aux aspirations légitimes de la population à un changement, à l’alternance, par une traque sans merci des leaders des partis politiques et des associations de la société civile qui dérangent et les empêchent de tourner en rond. Toutes les marches pacifiques de protestation sont systématiquement interdites, confirmant ainsi la fermeté avec laquelle le régime chancelant, en panne de stratégies pour gouverner, entend désormais répondre aux aspirations du Peuple. Le Tchad à la présidence de l’Union Africaine prêche ainsi le nuisible « évangile panafricaniste » qui prône l’éternité de règne aux dirigeants de plus de deux à trois décennies au pouvoir qui doivent continuer à s’incruster par la terreur au pouvoir, contre la volonté de leur peuple qui aspire aujourd’hui partout au changement, à l’alternance.

Chers compatriotes,

Mesdames et Messieurs,

L’heure n’est plus au discours, ni à l’hésitation mais à l’action. Choisir la neutralité et la passivité devant un péril imminent comme celui qui se confirme actuellement dans notre pays par les faits et gestes de nos gouvernants qui ne trompent plus, c’est choisir le camp de l’oppresseur, c’est être auteur et complice de ses propres souffrances et de son asservissement.

En réponse à cette machine de la répression lancée contre les leaders associatifs et responsables politiques et autres manifestants, confirmons solennellement notre détermination à rejeter ce pouvoir qui procède sans état d’âme au braque de toutes nos libertés fondamentales consacrées par les instruments juridiques internationaux, régionaux, sous-régionaux et nationaux.

Nous comprenons, le peuple tchadien comprend la panique générale qui règne actuellement dans le camp de l’adversaire commun où la peur a déménagé et élu désormais domicile. Il est clair dans leur esprit: c'est un affront le fait de mettre à nu l'impopularité d’un régime balbutiant, à travers la prompte observation massive de la Journée ville morte sur toute l'étendue du territoire par le peuple qui a pris définitivement conscience et dit clairement : trop c’est trop, il faut arrêter.

Et voilà des adversaires en panne de stratégies dans la bataille démocratique mais qui refuse de jouer le franc jeu démocratique mais qui utilisent cyniquement l'arme du faible pour se protéger et se défendre dans un combat perdu d’avance: filatures, menaces, chantages, intimidations, tortures, assassinats pendant qu'à visage découvert, avec des armes légitimes, légales et de façon pacifique le peuple les tient tête et dit que c’est trop, on a tout compris vos faux jeux politiques pour nous asservir afin d’assouvir vos bas instincts politiques.

Frileux qu’à jamais, avec l’argent du contribuable, ils dépensent des centaines de millions pour fabriquer des mercenaires afin de faire face aux forces vives de la Nation que nous sommes. Mais avec les moyens de bord ou sans moyens, avec détermination d’aller jusqu’au bout, nous continuerons à les faire entendre raison. Ils sont obligés de nous écouter et de donner acte à notre unique requête : l’Alternance. Et cela parce que pour cette cause juste, notre engagement au péril de notre vie, en tant qu'indignés d'un échec de 25 ans de gouvernance, nous n’avons rien à perdre, nous allons avancer et nous continuerons à avancer jusqu'à la victoire finale quel que soit le prix à payer.

Les agissements des prédateurs et des braqueurs de nos libertés fondamentales, ne nous font plus peur. Ils nous laissent de marbre. Le dernier des citoyens tchadiens qui survivra dans cette lutte légitime remportera la victoire contre les forces du mal et les traquera partout où ils se trouveront pour qu’ils répondent de leurs actes ignobles contre le peuple devant les juridictions nationales et internationales. La jurisprudence dans l’affaire Hissène Habré et ses complices est là pour nous servir.

La démocratie ne se nourrit que des contradictions, et c’est le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple. Et, ceux qui n'ont jamais compris ce jeu clairement défini doivent rendre les armes et nous laisser avancer. Le pays nous appartient. Le Tchad appartient à chaque tchadienne et chaque tchadien et n’est pas et ne sera jamais la propriété exclusive de personne, même Président de la république soit-il, et nous ne sommes pas prêts à tomber dans ce piège de paraitre exilé sur notre propre territoire.

Chers compatriotes,

Mesdames et Messieurs,

Au Tchad, le 10 Mars 2016, les échéances électorales pour les Présidentielles du 10 Avril 2016 entrent dans leurs phases décisives selon le calendrier de la Commission Electorale Nationale Indépendantes (CENI). Le compte à rebours commencera pour les deux équipes (opposition et parti au pouvoir) qui, cette année, n'ont pas pour seuls arbitres la CENI, le Conseil Constitutionnel ou la Cour Suprême, mais le grand Arbitre Central c'est le PEUPLE TCHADIEN qui n'hésitera pas à siffler sévèrement les fautes des joueurs sur le terrain, les faux jeux, donnera les cartons jaunes ou rouges selon les circonstances et c'est lui qui sifflera la fin du match!

Le critère fondamental de ce match spécial est qu'après 25 ans de prolongation octroyée par des arbitres complaisants et partisans, l'arbitre citoyen de cette année compte siffler l'élimination de l’un des joueurs sur le terrain qui a bénéficié largement de cette large faveur mais n'a rien fait de bon et ne peut en bénéficier d'une autre prorogation pour nous gâter le match. Ce joueur qui ignore le fair play dans les règles du jeu court dangereusement le risque d'écoper d'un carton rouge et sera expulser définitivement du terrain de jeu démocratique par le peuple-arbitre. D’ailleurs, au regard du résultat qui est parlant, il n’est même pas favori pour cette compétition. Et ce n’est pas les joueurs qui manquent sur un terrain d’une superficie de 1.284.000 kilomètres carrés. Affirmer le contraire est un outrage et une injure à l’endroit de plus 6 millions de joueurs.

Pour donner le coup d'envoi de cet évènement important dans ta vie de citoyen à part entière et annoncer tes couleurs pour ton rôle actif et incontournable dans ce grand ''tournoi démocratique'', fait usage de ton ''sifflet citoyen'' que tu te procureras et garderas jalousement pour siffler ce jour 10 Mars 2016 de 5 heures 30 minutes à 5 heures 45 et de 21 heures à 21 heures 15 minutes et cela depuis ton domicile, sans prendre des risques. Laisse la rue pendant un temps aux forces de désordre et d’insécurité avec la DDS-nouvelle formule, dénommée ANS, qui auront pour rôle ce jour de se promener dans les différentes rues de ton quartier pour écouter le tintamarre de tes coups de sifflets citoyens et rapporter le message à qui de droit, afin de gagner aussi leur pain. Ils vivent de nos souffrances, de nos vies et de nos sangs.

En faisant ce geste citoyen, tu siffles la fin des injustices, de l'impunité, du népotisme, du clientélisme, du favoritisme, de la corruption, de ta misère, de tes souffrances quotidiennes pour gagner ta pitance, bref de la mauvaise gouvernance qui t’asphyxie et tu siffles ainsi pour l'Alternance en 2016. En citoyen actif qui veut contribuer au changement réel dans ton pays, tu es donc l'arbitre central du match démocratique pour le grand championnat de l'Alternance, édition 2016. Un geste si simple mais qui donne un message fort aux acteurs de la vie politique de ton pays qui doivent prendre en compte tes aspirations profondes pour une Alternance cette année. Le changement, c’est maintenant et l’acteur principal incontournable, c’est toi.

Le sifflet citoyen c’est extirper les privations, les abus, les violations, les exclusions de tous genres et les effets nuisibles du recul démocratique par le souffle, en sifflant. Le souffle libérateur des douleurs intérieures, le sifflet qui devient voix, la voix de la liberté qui naitra de ton courage ! Le sifflet, c'est tout simplement le citoyen qui arbitre, c'est le peuple qui arbitre.

Avec ton "sifflet citoyen" siffle la fin de l’impunité, des injustices sociales, du népotisme, du clientélisme, de la corruption, de la concussion, des détournements des deniers publics, du gel des intégrations à la Fonction Publique, des censures et filatures sauvages des communications, des réseaux sociaux par le Gouvernement en complicité avec les sociétés de Téléphonie mobile, pour ne citer que ceux-là.

Avec ton "sifflet citoyen", siffle la fin de 25 ans de gouvernance à tâtonnements et siffle le début de l'alternance en 2016.

Avec ton "sifflet citoyen", exprime ta colère depuis ton domicile comme tu l’as fait lors de la Journée "Villes mortes" du 24 Février 2016, loin de tes tueurs armés avec ton argent contre toi, pour te tuer!

Avec ton "sifflet citoyen" tu viens de te munir de ton gaz lacrymogène citoyen qui te permet d'essouffler, d'étouffer un système déjà asthmatique, agonisant.

Avec ton "sifflet citoyen" tu deviens l'arbitre central de l'alternance en 2016!

Au delà d’un évènement ponctuel, en tant que citoyen dans un pays où aucun choix ne t’est donné pour sortir et marcher pacifiquement pour t’exprimer, approprie-toi ce précieux concept de « sifflet citoyen » qui te permet de t’exprimer librement quand il le faut et comme tu le veux.

Partage largement ce message et selon ta capacité, trouve aussi des sifflets pour tes voisins de quartier, d'école, de marché, tes collègues de travail tout en les sensibilisant sur le fait que si l’État policier actuel t'empêche de sortir marcher pour exprimer ton opinion en tant que citoyen pacifiste, tu peux le faire autrement à travers ces gestes simples mais très significatifs en attendant le jour où tu sortiras pour siffler dans la rue afin de prendre ta destinée en main. Ce sera la débandade même au sein de la Fédération des Fossoyeurs des Libertés Fondamentales.

Chers compatriotes,

Mesdames et Messieurs,

A vos ''sifflets citoyens'' pour le 10 Mars 2016 de 5 heures 30 minutes à 5 heures 45 et de 21 heures à 21 heures 15 minutes. C'est le 15 fois deux séquences qui font 30 minutes pour un début! Soyez l’acteur principal du changement et ne rester pas de cette belle histoire qui prend forme pour le bien-être de toutes et de tous.

L’Alternance que tu y aspires inéluctablement, c’est ton précieux souffle que tu utilises pour siffler dans ton « sifflet citoyen » partout et à chaque que besoin sera.

Nous vous remercions pour votre aimable attention et vous invitons à l’action le jour « J »!