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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Garondé Djarma: "J’ai lu avec une attention particulière votre réponse courtoise à mon égard"
 

 
 
 

J’ai lu avec une attention particulière votre réponse courtoise à mon égard.

 

 Je vous remercie pour le respect que vous m’accordez. 
Au Conseil Démocratique Révolutionnaire (CDR), notre programme politique et notre objectif étaient la prise du pouvoir. Malheureusement, nous n’avons pu l’atteindre et avec l’accord de Bagdad du 18 novembre 1988, nous étions revenus, tête basse au bercail. Où se trouve le tort de tous ces responsables de votre communauté que vous diaboliser ? Le type qui a fait du mal à nous tous est Mahamat Saleh Annadif seul. 
Envoyé en mission à Bagdad en compagnie de M. Khalifa Malloum, les autorités irakiennes de l’époque avaient remis une grosse enveloppe Mahamat Saleh Annadif, en tant que chef de mission. De là, Mahamat Saleh Annadif (MSA) et Khalifa Malloum ont débarqué dans un hôtel à Paris. Dans nuit, Khalifa qui est marié à une Seychelloise, a demandé la permission de deux jours pour visiter son épouse dans une banlieue de la capitale française. Quelques instants après, Mahamat Saleh dit Annadif revient voir Khalifa Malloum pour lui dire qu’il veut ouvrir un compte bancaire pour y verser cette somme colossale. Selon les dires de Khalifa Malloum lui-même, il lui répondait : « Nous devons rendre compte de notre mission au Secrétaire du CDR, quitte à lui de prendre la décision. » Le lendemain quitte MSA pour 48 heures et de retour, celui-ci lui a dit qu’il déjà ouvert le compte à son nom et y a versé l’argent. A propos, Khalifa ne m’a pas donné le montant de la somme d’argent qu’ils ont reçu. Pourquoi MSA a agi de la sorte ? Parce qu’il savait que le Secrétaire Général du CDR n’a pas d’autorité. Acheikh n’est pas capable de conduire un troupeau de chèvres à la mare “Al-Mougrane“ de Djadaa pour le faire et le ramener à Djadaa. Il est l’antithèse du regretté Acyl Ahmat Akhabache (Paix à son âme !). Connaissant donc cette faiblesse du SG du CDR, MSA a abusé de notre confiance à nous tous. Vous pouvez interroger M. Khalifa Malloum, il est conseiller municipal au 3ème Arrondissement de la ville de N’Djaména, résidant au quartier Am-Bassatna. Il vous donnera d’amples détails.
La divergence de Rakhis Manany avec Acheikh est bien justifiée. Rakhis, mon ami depuis 1976, m’a dit ceci : « Acheikh est très faible. Il se laisse manipuler comme une marionnette. Il n’est pas question de faire tuer mes parents pour rien ». Je confirme, moi aussi, la faiblesse congénitale de notre SG de l’époque. Nous étions à Maiduguri lorsque M. Bangmadi Bernard, leader du M.K.T (Mayo-Kebbi Tandjilé) a rallié le CDR avec plus de 200 combattants. Une fois transférer ces combattants au front via la Libye, les FAN (Forces Armées du Nord) d’Hisein Habré ont menacé sa famille. Nous étions à la permanence de Syrte. Bangmadi a appris que ses trois et une multitude d’enfants, sous la menace des FAN, ont fui le Tchad pour regagner Cotonou. La famille lui a téléphoné pour l’informer qu’elle dormait dans une salle de classe dans une école de Cotonou. « Nous n’avons absolument rien », lui disaient-ils. Bangmadi était allé voir le SG Acheikh qui lui a remis 75 000 F CFA. Bangmadi était revenu me voir avec des yeux embués de larmes. Acheikh était incapable de prendre l’argent dans la caisse du CDR. Entouré de MSA et d’autres « Gat-ta-iné al wadou », sa faiblesse ne lui a pas permis de satisfaire Bangmadi Bernard. Mis devant ce fait accompli, Bangmadi a rejoint sa famille à Cotonou et ensemble, ils o,nt regagné N’Djaména, abandonnant ses combattants dans le maquis du BET. A N’Djaména, Hissein Habré a nommé Bangmadi membre du comité central de l’UNIR.
Dans votre manuscrit, vous avez dit que Acheikh n’a pas un oncle paternel. La loi n°31/60 du 27 février 1961, votée sous la présidence de l’Assemblée Nationale de Ahmat Kotoko donne plein droit d’accès à la nationalité tchadienne à tous les individus de deux sexes nés sur le territoire de la République du Tchad avantb le 11 août 1960 ou, à cette date, à celui qui remplit les conditions suivantes :
1- Etre, par l’un de leurs parents au moins, de souche tchadienne et avoir renoncé à toute autre nationalité ou citoyenneté deux mois après la date de la promulgation de la présente loi ;
2- Etre de notoriété publique, pleinement assimilé à une communauté habitant sur le territoire de la République du Tchad.
Cette dernière condition sera appréciée au vu de toutes les circonstances à établir une assimilation d’un individu à une communauté par l’autorité chargée de délivrer le certificat de nationalité, l’autorité et, en cas de litige, par le tribunal compétente pour trancher les questions de nationalité. Acheikh est né à Ati dans les années 1947/1948. Il est donc un Tchadien intégral. A propos de son arbre généalogique, j’ai interrogé feu, Djimet Fad Lallah, député de Ouadi Rimé sous Tombalbaye. Voici ce que me relatait cet honnête homme (paix à son âme) : Acheikh Ibn Oumar est du sous clan Zouyoud Oualad Khider. Leur site d’antan était Al-Adara. Mais ses parents ont immigré à Am-Sak dans le département du Batha-Est. Personnellement, j’ai vu son père Faki Mahamat Seïd Abou Djenné à Bokoro et sa sœur Djenné à N’Djaména. Quant à son nom Acheikh Ibn Oumar qui lui crée des problèmes c’est parce que sa naissance à Ati avait coïncidé avec l’arrivée du Cheikh Ibn Oumar de la Mauritanie qui, de retour de La Mecque, avait élu domicile chez la famille Djallal et qui, chaque soir, soir ses prêches devant la concession du père de Oumar Nassir. Je me souviens, à cette époque, je fréquentais l’école d’Ati dont site se retrouve dans l’enceinte de l’hôpital actuel d’Ati. De retour, le soir, de l’école, ma curiosité ma poussa à m’arrêter sur le lieu de prêche. On nous disait, si après son prêche, vous parvenez à serrer la main du Cheikh, vous entrerez tout droit au paradis, sans halte, ni escale. Alors, imaginez comment on se bousculait pour toucher cette main sacrée.


Concernant Bichara Issa Djadallah, vous avez dit qu’il a juré à Deby que son arrière-grand-mère était Zaghawa. Ce débat est obsédant. Où est votre problème, si sa grand-mère est Zaghawa ou une potière de Kamoutcho Amdjirere ? Un tel débat est à bannir. Bichara a une très bonne presse dans les milieux tchadiens. C’est déjà un atout pour lui.


Voilà ma contribution à ce débat. Dorénavant, mettons la barre haute à notre débat. Mais il n’est pas nécessaire de vilipender vos aînés car, cela fragilise votre unité politique en tant que Arabes.
Al Hadj Garondé Djarma

 
 
 

-- envoyé par Al Hadj Garoné Djarma (garondedjarma@yahoo.fr)

 
       

 

 

Al Hadj Garondé répond à M. Mahamat Ahmat Al Bahar  
 
   
 
  J’ai lu avec une attention particulière votre réponse courtoise à mon égard. Je vous remercie pour le respect que vous m’accordez. 
Au Conseil Démocratique Révolutionnaire (CDR), notre programme politique et notre objectif étaient la prise du pouvoir. Malheureusement, nous n’avons pu l’atteindre et avec l’accord de Bagdad du 18 novembre 1988, nous étions revenus, tête basse au bercail. Où se trouve le tort de tous ces responsables de votre communauté que vous diaboliser ? Le type qui a fait du mal à nous tous est Mahamat Saleh Annadif seul. 
Envoyé en mission à Bagdad en compagnie de M. Khalifa Malloum, les autorités irakiennes de l’époque avaient remis une grosse enveloppe Mahamat Saleh Annadif, en tant que chef de mission. De là, Mahamat Saleh Annadif (MSA) et Khalifa Malloum ont débarqué dans un hôtel à Paris. Dans nuit, Khalifa qui est marié à une Seychelloise, a demandé la permission de deux jours pour visiter son épouse dans une banlieue de la capitale française. Quelques instants après, Mahamat Saleh dit Annadif revient voir Khalifa Malloum pour lui dire qu’il veut ouvrir un compte bancaire pour y verser cette somme colossale. Selon les dires de Khalifa Malloum lui-même, il lui répondait : « Nous devons rendre compte de notre mission au Secrétaire du CDR, quitte à lui de prendre la décision. » Le lendemain quitte MSA pour 48 heures et de retour, celui-ci lui a dit qu’il déjà ouvert le compte à son nom et y a versé l’argent. A propos, Khalifa ne m’a pas donné le montant de la somme d’argent qu’ils ont reçu. Pourquoi MSA a agi de la sorte ? Parce qu’il savait que le Secrétaire Général du CDR n’a pas d’autorité. Acheikh n’est pas capable de conduire un troupeau de chèvres à la mare “Al-Mougrane“ de Djadaa pour le faire et le ramener à Djadaa. Il est l’antithèse du regretté Acyl Ahmat Akhabache (Paix à son âme !). Connaissant donc cette faiblesse du SG du CDR, MSA a abusé de notre confiance à nous tous. Vous pouvez interroger M. Khalifa Malloum, il est conseiller municipal au 3ème Arrondissement de la ville de N’Djaména, résidant au quartier Am-Bassatna. Il vous donnera d’amples détails.
La divergence de Rakhis Manany avec Acheikh est bien justifiée. Rakhis, mon ami depuis 1976, m’a dit ceci : « Acheikh est très faible. Il se laisse manipuler comme une marionnette. Il n’est pas question de faire tuer mes parents pour rien ». Je confirme, moi aussi, la faiblesse congénitale de notre SG de l’époque. Nous étions à Maiduguri lorsque M. Bangmadi Bernard, leader du M.K.T (Mayo-Kebbi Tandjilé) a rallié le CDR avec plus de 200 combattants. Une fois transférer ces combattants au front via la Libye, les FAN (Forces Armées du Nord) d’Hisein Habré ont menacé sa famille. Nous étions à la permanence de Syrte. Bangmadi a appris que ses trois et une multitude d’enfants, sous la menace des FAN, ont fui le Tchad pour regagner Cotonou. La famille lui a téléphoné pour l’informer qu’elle dormait dans une salle de classe dans une école de Cotonou. « Nous n’avons absolument rien », lui disaient-ils. Bangmadi était allé voir le SG Acheikh qui lui a remis 75 000 F CFA. Bangmadi était revenu me voir avec des yeux embués de larmes. Acheikh était incapable de prendre l’argent dans la caisse du CDR. Entouré de MSA et d’autres « Gat-ta-iné al wadou », sa faiblesse ne lui a pas permis de satisfaire Bangmadi Bernard. Mis devant ce fait accompli, Bangmadi a rejoint sa famille à Cotonou et ensemble, ils o,nt regagné N’Djaména, abandonnant ses combattants dans le maquis du BET. A N’Djaména, Hissein Habré a nommé Bangmadi membre du comité central de l’UNIR.
Dans votre manuscrit, vous avez dit que Acheikh n’a pas un oncle paternel. La loi n°31/60 du 27 février 1961, votée sous la présidence de l’Assemblée Nationale de Ahmat Kotoko donne plein droit d’accès à la nationalité tchadienne à tous les individus de deux sexes nés sur le territoire de la République du Tchad avantb le 11 août 1960 ou, à cette date, à celui qui remplit les conditions suivantes :
1- Etre, par l’un de leurs parents au moins, de souche tchadienne et avoir renoncé à toute autre nationalité ou citoyenneté deux mois après la date de la promulgation de la présente loi ;
2- Etre de notoriété publique, pleinement assimilé à une communauté habitant sur le territoire de la République du Tchad.
Cette dernière condition sera appréciée au vu de toutes les circonstances à établir une assimilation d’un individu à une communauté par l’autorité chargée de délivrer le certificat de nationalité, l’autorité et, en cas de litige, par le tribunal compétente pour trancher les questions de nationalité. Acheikh est né à Ati dans les années 1947/1948. Il est donc un Tchadien intégral. A propos de son arbre généalogique, j’ai interrogé feu, Djimet Fad Lallah, député de Ouadi Rimé sous Tombalbaye. Voici ce que me relatait cet honnête homme (paix à son âme) : Acheikh Ibn Oumar est du sous clan Zouyoud Oualad Khider. Leur site d’antan était Al-Adara. Mais ses parents ont immigré à Am-Sak dans le département du Batha-Est. Personnellement, j’ai vu son père Faki Mahamat Seïd Abou Djenné à Bokoro et sa sœur Djenné à N’Djaména. Quant à son nom Acheikh Ibn Oumar qui lui crée des problèmes c’est parce que sa naissance à Ati avait coïncidé avec l’arrivée du Cheikh Ibn Oumar de la Mauritanie qui, de retour de La Mecque, avait élu domicile chez la famille Djallal et qui, chaque soir, soir ses prêches devant la concession du père de Oumar Nassir. Je me souviens, à cette époque, je fréquentais l’école d’Ati dont site se retrouve dans l’enceinte de l’hôpital actuel d’Ati. De retour, le soir, de l’école, ma curiosité ma poussa à m’arrêter sur le lieu de prêche. On nous disait, si après son prêche, vous parvenez à serrer la main du Cheikh, vous entrerez tout droit au paradis, sans halte, ni escale. Alors, imaginez comment on se bousculait pour toucher cette main sacrée.
Concernant Bichara Issa Djadallah, vous avez dit qu’il a juré à Deby que son arrière-grand-mère était Zaghawa. Ce débat est obsédant. Où est votre problème, si sa grand-mère est Zaghawa ou une potière de Kamoutcho Amdjirere ? Un tel débat est à bannir. Bichara a une très bonne presse dans les milieux tchadiens. C’est déjà un atout pour lui.
Voilà ma contribution à ce débat. Dorénavant, mettons la barre haute à notre débat. Mais il n’est pas nécessaire de vilipender vos aînés car, cela fragilise votre unité politique en tant que Arabes.
Al Hadj Garondé Djarma
 
 
  -- envoyé par Al Hadj Garoné Djarma (garondedjarma@yahoo.fr)