Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

Géo-localisation

Publié par Mak

France:  des djiboutiennes entament une grève de la faim illimitée pour dénoncer le viol dans leur pays
  •            COMMUNIQUE

    Contre les viols par l’armée djiboutienne et l'impunité

    Grève de la faim de 10 femmes Djiboutiennes

     

    Dix femmes de Djibouti, résidant en France et en Belgique entament une grève

    de la faim le 25 mars 2016, pour dénoncer les viols des Femmes Afar par des

    soldats djiboutiens qui continuent dans l’impunité totale depuis septembre

    1993, dans le Nord et le Sud-Ouest du pays.

    Elles entendent protester contre ces violences et briser le mur de silence érigé

    autour des viols. Ces crimes se déroulent à quelques encablures des bases militaires

    française, américaine, nipponne et chinoise.

    A Djibouti comme dans d'autres régions d'Afrique et du monde, le viol est utilisé

    comme une arme de guerre, visant à détruire l'identité des communautés. L'impunité

    érigée en système en République de Djibouti rend impossible toute reconstruction

    pour ces femmes.

    Depuis le début de la guerre civile en 1991, des centaines de femmes Afars ont été

    violées par l’armée gouvernementale à Djibouti. Ces femmes gardent pour beaucoup

    d’entre elles des séquelles physiques. Elles sont toutes marquées à vie dans leur

    corps, leur dignité, leur conscience.

    Malgré la répression et la honte qu’elles éprouvent, certaines victimes ont eu le

    courage de porter plainte. Aucune plainte n'a pu aboutir jusqu'à ce jour.

    L'actuel Chef de l'Etat, Ismael Omar Guelleh, qui s’apprête à briguer un 4ème

    mandat, commanditaire des pires massacres à Djibouti (Arhiba, Yoboki, Barislé,

    Bulduko) a une responsabilité toute particulière dans les viols et l'impunité des

    soldats violeurs.

    Cette grève de faim se déroule dans un contexte préélectoral, très tendu, avec une

    terrible répression et de nombreux accrochages entre le FRUD et l’armée : deux

  • personnes sont décédées sous la torture des gendarmes en février 2016

    (arrestations, tortures, exécutions extra-judiciaires, et toujours les viols des femmes).

    L'Association Femmes Solidaires et le Comité des Femmes Djiboutiennes

    contre les Viols et l'Impunité lancent un appel à la communauté internationale

    pour qu’elle condamne les viols des femmes djiboutiennes et l’impunité de ces

    crimes.

    Nous exigeons :

    • La reconnaissance de ces viols comme crimes de guerre

    • L’ouverture d’une enquête internationale sur toutes les exactions commises à

    l’encontre des femmes en République de Djibouti

    • Le jugement des soldats coupables des viols

    • Le respect des conventions régionales et internationales ratifié par Djibouti

    dont la CEDAW

     

     

    Contact presse : 01 40 01 90 90 Paris, le lundi 21 mars 2016

    06 78 06 23 68

    Contact presse en Belgique : 07 53 62 62 99