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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

 Elections présidentielles d’avril 2016 au Tchad : attention au syndrome congolais – Par Senior Mbary

Le dictateur Sassou Nguesso du Congo Brazzaville vient d’être déclaré « réélu » dès le premier tour des élections présidentielles du 20 mars 2016 au Congo avec plus de 60% devant Guy Parfait Kolelas, 17% et le Général Mokoko à peine 14% selon les résultats officiels. Ces résultats ont été contestés, avec force, par les principaux candidats de l’opposition qui estiment que le vote des congolais a été confisqué et leur victoire leur a été simplement volée. Ces candidats mlheureux viennent de signer un communiqué conjoint jetant les bases d’une série d’actions de contestation dont la première sera la « Journée ville morte » prévue pour le mardi 29 mars 2016.

 

Le dictateur Sassou s’est inscrit dans la logique de son défunt beau-fils, feu Oumar Bongo Ondimba, qui était devenu tristement célèbre avec sa petite phrase « on n’organise pas les élections pour les perdre ». C’était déjà prévisible avec la modification de la constitution dans des conditions douteuses et l’opposition, parfaitement consciente, s’était préparée en conséquence.
D’après les résultats affichés sur les sites de l’opposition congolaise, le président Sassou Nguesso était classé 5ème avec 8% de suffrages exprimés, loin derrière le Général Mokoko arrivé en tête avec 37%, suivi, par ordre, de Mr Kolelas, Mr Tsatsy Mabila, Mr Okombi Salissa. Le duel devait donc opposer le Gl Mokoko et Mr Kolelas.
Le contentieux électoral est donc ainsi né. La Cour constitutionnelle sera saisie et on ne sera pas surpris qu’à l’issue de ses délibérations, cette Cour confirme l’élection du président Sassou dès le premier avec une légère baisse du score car dans les pays comme le Congo et le Tchad, la Cour constitutionnelle est acquise 100% au pouvoir.
Mr Deby ayant été à l’école de Sassou, il va sans dire que l’« exploit » du maître dans ces élections va certainement inspirer davantage l’élève. Le scénario sera probablement identique car toutes les conditions sont actuellement réunies pour que Deby morde également la poussière aux élections d’avril 2016 au Tchad.
Il revient donc à l’opposition politique, la société civile, la jeunesse et des personnes de bonne volonté de redoubler de vigilance afin de déjouer le plan de fraude en place. Deby et son MPS pourraient avoir dans leur sac un plan B. Sachant, qu’ils ne gagneront pas les élections, ils seront capables de créer une situation de trouble pour soit arrêter le processus électoral, soit faire naitre un contentieux électoral en ayant en tête que la Cour constitutionnelle tranchera en faveur de Deby.


Nous devons tous le savoir, le combat que mènent actuellement les vrais partis politiques de l’opposition et la société civile au Tchad est une lutte pour la restauration de la dignité et pour le développement. Par conséquent, tout Tchadien conscient devrait s’investir, individuellement ou collectivement, pour barrer la route au dictateur tchadien lors des élections d’avril 2016. Il ne sert à rien de regarder en spectateur et revenir pleurnicher plus tard. C’est le moment ou jamais d’agir si l’on veut changer ses conditions de vie et celles des génération futures.


Senior Mbary