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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Tchad : l’enjeu des réseaux sociaux dans l’affaire du viol de la lycéenne Zouhoura

(Agence Ecofin) - Au Tchad, l’accès à Facebook et à certains sites Internet sont restreints depuis la soirée du 18 février 2016. Et pour cause, c’est bien sur la toile, notamment sur les réseaux sociaux, qu’est partie la mobilisation après le viol commis sur la jeune lycéenne Zouhoura par un groupe de jeunes garçons parmi lesquels des fils de généraux de l’armée tchadienne.

Au lendemain de l’agression qui remonte au 8 février, aucune suite n’avait été donnée à la plainte déposée à la police par les parents de Zouhoura. L’affaire se racontait encore de bouches à oreilles. Puis les photos et la vidéo prises par les agresseurs ont commencé à circuler sur le réseau Whatsapp. Ensuite ces documents se sont retrouvés sur Facebook et en dehors.

Tout est maintenant supprimé sur Internet. Mais l’effet a déjà eu lieu car, c’est désormais la mobilisation qui a pris le relai sur les réseaux sociaux. Elle s’est traduite dans le monde réel par des manifestations à Ndjamena, la capitale du Tchad, dans d’autres villes du pays et même à l’étranger, notamment au Sénégal, au Niger ou encore en France.

L’affaire est devenue une affaire d’Etat ; et c’est également via les réseaux sociaux que le pouvoir tchadien a essayé de calmer le jeu. Il y a eu sur Facebook la toute première réaction du président tchadien Idriss Deby Itno. Il a écrit : « C’est en père de famille scandalisé que je réagis pour la première fois sur Facebook pour exprimer toute mon indignation suite à cet acte ignoble et innommable que des délinquants ont fait subir à la jeune Zouhoura. Je condamne fermement cet acte et rassure toutes les filles, toutes les mères, tous les jeunes, bref tous les Tchadiens, que justice sera rendue et que plus jamais cela ne se répètera. »

La jeune Zouhoura a pris le relai sur Internet et à la télévision nationale tchadienne pour appeler au calme. Mais la colère a continué de gronder sur Internet et dans les rues tchadiennes où l’intervention des forces de sécurité a fait un mort parmi les manifestants. Les autorités tchadiennes ont finalement opté pour la censure du net.

Assongmo Necdem

SOURCE/http://www.agenceecofin.com/reseaux-sociaux/2202-36068-tchad-l-enjeu-des-reseaux-sociaux-dans-l-affaire-du-viol-de-la-lyceenne-zouhoura