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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Marche pacifique du 23 février: déclaration des partis politiques de l'opposition

REPUBLIQUE DU TCHAD                                                    Unité-Travail-Progrès

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OPPOSITION POLITIQUE

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MARCHE PACIFIQUE DU 23 FEVRIER 2016

DECLARATION DES PARTIS POLITIQUES DE L’OPPOSITION

Depuis l’entame du processus électoral en cours, aucun acte visant à rassurer les acteurs politiques quant à l’organisation des élections transparentes, crédibles et apaisées n’a été posé.

Successivement, des actes suivants ont été posés :

  • La loi initiale sur la CENI a été modifiée pour permettre au MPS seul de controler la CENI. En outre, un représentant de l’opposition, a été empêché systématiquement de prêter serment mettant à mal la parité Opposition /Majorité.
  • Les nominations irrégulières et partisanes dans les institutions d’arbitrage électoral (Conseil Constitutionnel et Cour Suprême) et du HCC, institution de régulation garantissant la liberté de la presse, l'expression pluraliste des opinions et assurant aux partis politiques l'égal accès aux médias publics.
  • L’immixtion malencontreuse du Chef de l’Etat candidat dans le processus électoral intimant l’ordre à la CENI de ne plus évoquer le kit d’identification dans les bureaux de vote.
  • L’enrôlement massif des mineurs et des réfugiés rendant le fichier électoral non fiable.
  • L’instrumentalisation outrancière du CNDP dans le débat concernant le kit d’identification des électeurs dans les bureaux de vote et le kit de reconnaissance des électeurs dans la distribution des cartes d’électeurs sans qu’aucun consensus n’ait été dégagé.
  • La militarisation et la politisation des unités administratives (gouverneurs, préfets et sous-préfets) et leur immixtion dans le processus politique ainsi que celle des autorités traditionnelles et coutumières.
  • L’instrumentalisation des médias de service public et leur dévotion au MPS et au candidat Idriss Deby Itno.
  • Le mépris des droits et libertés des citoyens par le gouvernement repris par les Forces de Défenses et de Sécurité qui répriment dans le sang les manifestations pacifiques.

Aussi, le social demeure t-il toujours le cadet des soucis du gouvernement qui s’est illustré par des actes anti sociaux notamment :

  • Le retard permanent et inacceptable du paiement des salaires, des bourses des étudiants, des pensions des retraités et les subsides des maîtres communautaires ;
  • La suspension du paiement de la dette intérieure aggravant ainsi la faillite de l’économie ;
  • Enfin, le gel de l’intégration à la fonction publique.

En outre, le gouvernement a laissé s’installer la vie chère à tel point qu’aujourd’hui, les ménages s’essoufflent et sont plongés dans une misère noire.

De ce qui précède, nous, partis politiques de l’opposition exigeons ce qui suit :

  1. Le rétablissement immédiat de la parité Majorité/Opposition à la CENI.
  2. L’audit sans délai du fichier général des électeurs par un organisme indépendant.
  3. L’utilisation du kit d’identification des électeurs dans les bureaux de vote et du kit de reconnaissance dans la distribution des cartes d’électeurs.
  4. L’assainissement de l’environnement politique et la neutralité de l’Administration et des Forces armées et de sécurité dans la vie politique.
  5. La cessation de l’instrumentalisation des medias de service public.
  6. La nomination de personnalités indépendantes, professionnelles, sans étiquette politique, à la tête du Conseil Constitutionnel, de la Cour Suprême et du HCC.
  7. Le traitement équitable de l’information par les médias de service public.
  8. La cessation immédiate de la répression policière barbare sur les jeunes manifestants.
  9. Le paiement à terme échu des salaires, des bourses des étudiants et les pensions des retraités.
  10. Le paiement sans délai des 22 mois des subsides des maîtres communautaires.
  11. Le rétablissement immédiat de l’intégration à la fonction publique au titre de l’année 2016 en convoquant l’Assemblée nationale pour un collectif de régularisation de la Loi de finances 2016 à l’effet d’autoriser par acte législatif l’intégration à la fonction publique et non par des déclarations ou mesures mensongères par remplacement numérique.

 

Fait à N’Djamena, le 23 février 2016

L’Opposition Politique

 

 

 

 

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REPUBLIQUE DU TCHAD                                               Unité-Travail-Progrès

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OPPOSITION POLITIQUE

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MARCHE PACIFIQUE DU 23 FEVRIER 2016

MOTION SPECIALE DE SOUTIEN A LA JEUNESSE ET AUX VICTIMES DES ACTES BARBARES

Considérant la situation socio-économique explosive du pays, caractérisée par l’injustice, l’impunité, la corruption et le détournement des deniers publics, la pauvreté, le chômage massif des jeunes, la répression aveugle et sauvage et le meurtre gratuit de nos concitoyens,

Considérant la banqueroute de notre économie, la faillite programmée de notre Etat, le désarroi et le raz-bol légitime de notre jeunesse abandonnée à son triste sort,

Nous, partis politiques de l’opposition :

  • Condamnons avec fermeté l’acte ignoble, cruel et barbare subit par notre petite sœur ZOUHOURA, cette cruauté commise par des fils de dignitaires du régime et qui ne sont pas à leur premier acte démontre que l’impunité a atteint son paroxysme dans ce pays. En outre, nous nous révoltons et condamnons la répression aveugle et sauvage de forces dites de l’ordre ayant conduit à la mort du jeune Abba Tchou Hassan. Comment les forces dites de l’ordre sensées protéger leur concitoyen peuvent abattre sans aucun état d’âme un enfant de 15 ans qui n’a fait que réclamer justice pour sa sœur ?
  • Exigeons que justice leur soit faite de la manière la plus transparente et la plu équitable possible et apportons notre compassion et notre solidarité aux familles des victimes.
  • Apportons notre soutien sans faille à la Jeunesse tchadienne qui ne fait que réclamer ses droits et condamnons le mépris du pouvoir envers notre jeunesse.
  • Enfin, les partis politiques de l’opposition lancent un appel patriotique au peuple tchadien et particulièrement à la Jeunesse tchadienne de se réveiller et de tourner cette sombre page de son histoire en opérant un changement par des voies légales et pacifiques, seul gage pour sortir son pays de ses ornières.

L’opposition se réserve le droit d’intensifier les actions citoyennes au cas où ces exigences ne seraient pas prises en compte dans un bref délai.

 

Fait à N’Djamena, le 23 février 2016

L’Opposition Politique