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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

En réaction à M. Mahamat Ahmat Albachar

En tant qu’ancien de la lutte armée (du Frolinat et du CDR), je suis choqué par la virulence de vos propos contre mes anciens compagnons. Vous déversez de l’opprobre contre mes anciens compagnons en les accusant de tous les péchés d’Israël et en les qualifiant de tous les oiseaux de mauvais augure. Pourtant, en tant que Arabes, vous devez vous unir pour la conquête du pouvoir. Sur le plan démographique, vous représentez, en 1983, les 12% de la population tchadienne ; sur le plan économique, vous détenez le record en nombre de cheptel dans notre pays ; sur le plan de coefficient intellectuel, vous occupez aussi un bon rang ; la plupart de vos cadres sont bilingues. On a l’habitude de dire que la jeunesse est la fleur d’humanité et le printemps de beauté. La vôtre en ce moment, se démène, elle est assidue et très attachée aux études. Vos filles également ne sont du reste. Elles sont ponctuelles dans les établissements scolaires.

Vous reprochez à vos aînés de nommer leurs progénitures ministres. Cher compatriote Mahamat Ahmat Albachar, cette pratique est aussi vieille que le monde. Pour vous édifier, voici quelques exemples : en 1960, le président des Etats-Unis d’Amérique, John Kennedy a nommé son cadet Robert Kennedy ministre de la justice ; en France, le président François Mitterrand a nommé son fils Jean Christophe Mitterrand ministre dans son cabinet ; ici en Afrique, le président Abdoulaye Wade a nommé son fils Karim Wade ministre. Celui-ci s’est même autoproclamé ministre du ciel et de la terre. Aujourd’hui, ce plaisantin moisit à la prison de Dakar pour malversation. Au Togo, pour service rendu à la France, le président Jacques Chirac a intronisé, contre la volonté du peuple togolais, Faure Gnassingbé, fils du défunt président Etienne Eyadema Gnassingbé, président de la République du Togo. Au Gabon le président français, Nicolas Sarkozy a, lui aussi, intronisé Ali Bongo à la place de son pseudo père Oumar Bongo. Et les exemples sont légion.
Ici chez nous, je ne serais pas surpris si Déby soit succédé par un de ses fils contre notre volonté. En fait, ce sont souvent les locataires de l’Elysée qui décident de notre destin en Afrique noire d’expression française.
Ces vieux poids lourds de la scène politique tchadienne sont habitués à ce genre de dénigrement et ils s’en fichent éperdument. C’est un conseil gratuit que je vous donne. Car, moi également, aux premières heures de notre indépendance nationale, je me suis insurgé contre le régime de Tombalbaye et contre les élus du Guéra. En réponse, ils me traitaient d’un aigri et d’un fou en liberté.
En plus, dans votre lynchage médiatique, vous n’avez pas épargné l’humaniste Bichara Issa Djadallah, cet homme exemplaire et au caractère paisible que nous qualifions de « Béni-Khourèche » des Arabes du Tchad.
Al Hadj Garondé Djarma

-- envoyé par Al Hadj Garondé Djarma (garondedjarma@yahoo.fr)