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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Comment peut –on arriver au déchaînement  au Tchad ?

Hier, il a fallu à peine que je trouve la réponse à la question de mon camarde, l’homme de plume, Yacoub Adam Yacoub. Lui qui, depuis son exil cairote, me disait « A quand le déchainement ?» Mais, hélas ! La CAMOJET m’a déçu. A son temps, j’ai répondu que ce n’est pas pour demain. Mes raisons ? Sans que le pouvoir ait fait recours aux 3F (Foot,Festa ,Folklore) pour tourner loin les yeux de la masse de sa gestion calamiteuse, les Chaines de sports et celles des feuilletons Hindou, lui ont facilité la tâche. Tout le monde est en effet loin du politiquement incorrect.

 

À Ndjamena, par exemple, la jeunesse est partagée entre NOUS et VOUS ( Entendez par, NOUS, les supporteurs du Real Madrid et VOUS, ceux du Barcelone), les intellectuels, malléables et corvéables à merci ,eux, ne sont que là pour chasser les décrets et la majorité silencieuse,quant à elle,maintenue sous le poids de la cherté de la vie,sa préoccupation première est de comment chercher à joindre les deux bouts, laissant de coté, les grands maitres de pillages avouer leurs forfais : Nous avons construits, nous avons acheté , nous avons mis notre argent en off-shore .. ;

 

Alors, en dépit de ce que j’ai pu avancer comme argument, je ne me suis pas du tout convaincu de mon raisonnement,c’est pourquoi, alors, aujourd’hui, je reformule sa question et lui la renvoie : comment peut-on arriver au déchainement ? Non ! La parole est à celui qui veut la prendre, y compris, bien sûr, moi-même.

 

Aujourd’hui, je me contredis et je dis alors le déchainement est pour demain. L’espoir est désormais permis.Car, le CAMOJET a effectivement osé. Dissuadé ou non, l’essentiel est qu’il a porté la voie de la jeunesse là où on ne veut pas l’entendre. Même l’UA est deja au courant.

 

Cependant, le déchainement ou la liberté est une course de fond. Elle a besoin des préparatifs. Elle demande en effet des sacrifices. Et, pour y parvenir, comme je l’ai dis tantôt, dans la situation actuelle du Tchad, il faut une action de masse. La jeunesse doit reprendre désormais son destin en main et ne croit plus au projet du MPS. Le MPS ne marche pas et est incapable d’apporter des réponses à des problèmes graves, à commencer par l’intégration.

 

Du fait, le CAMOJET a marqué le premier pas. Mais, il ne saurait arrivée à destination sans qu’il n’y ait une conjugaison d’action de toutes les forces en présence, y compris, notamment, les associations des avocats, médecins, juristes, journalistes, enseignants, lesquelles tant qu’elles ne sont pas sorties de leur neutralité, on ne pourrait pas, facilement, avoir gain de cause. Puisqu’elles sont, d’une part, profondément enracinées dans la population et d’autre part, connaissant bien le droit, quelle que soit leur action et quelle que soit la forme du régime d’en face,monolithique ou pseudo-démocratique, elles ne feront jamais l’objet d’une répression. C’est pourquoi alors, la prépondérance de leur présence dans l’action citoyenne est une exigence. La Tunisie du Ben Ali en ait l’exemple.

 

La participation de tous est donc du fait une nécessite absolue. Sinon, il ne faut point accuser les jeunes car tant que la zone grise existant entre ces différentes forces et la jeunesse, ne s’est pas effacée, le mépris du régime pour des actions individuelles serait toujours croissant.

 

Paradoxalement,à l’heure où le problème devient aussi complexe et mérite des explications, le gouvernement de Mr PAYIMI a toujours le vent en poupe. Il s’est, peut-être,campé sur ses positons du « budget n’a pas prévu l’intégration pour 2016 » nous laissant toujours dans nos supputations. Aucune solution, aucun compromis.

Parallèlement, il me semble que comme si l’ancien prof du Lycée Commercial de N’Djamena, a oublié totalement ses cours des Finances publiques d’autant plus qu’un des paragraphes disait que le budget est un acte politique. Autrement dit, un acte social. Il traduit en effet distinctement le plan social du gouvernement. Alors, dans une situation de pareil chômage, la priorité d’un gouvernement conscient – ne doit pas être non plus - quelle que la conjoncture - celle des dépenses inutiles ( les fêtes, les voyages, les formations, les V8,…et les autres extravagances de nos dirigeants) mais elle serait résolument celle de la prise en considération du volet emploi. Mais, malheureusement, ce n’est plus le cas avec l’actuel gouvernement. En principe, il devrait démissionner et laisser la place à un gouvernement technocrate. Ici, le Président de la République est interpellé.

 

Toutefois, rien n’est étriqué en matière de politique comme tout en matière des finances.Tout est révisable. Le budget primitif est aussi corrigeable à tout temps et à n’importe quel moment. C’est ce qu’on appelle les DÉCISIONS MODIFICATIVES. Au moins qu’il n’ y ait pas une volonté politique de la part du gouvernement. Sinon la modification de la loi de finances n’est qu’une question des quelques heures.

 

Et si volonté n’y ait pas, alors, le CAMOJET doit davantage clouer le gouvernent sur son bras cassé afin que ses revendications seraient réalisées le plus vite possible. Car, rien n’interdit de modifier le budget. Et ,d’ailleurs, même la loi le permet. Et si le problème de l’argent s’y pose, alors, il suffit tout simplement d’y mettre la Douanes, les Impôts, les domaines… dans un seul Guichet Unique (Office des Recettes) et le confier à un jeune officier sorti d’une haute école militaire et non à un inspecteur véreux et c’est tout. On serait en paix rien que la paix si bien qu’on cherche la paix définitive. Sinon, le SG du CAMOJET a dit Samedi.

Demain, chers amis, c’est la dernière épreuve de l’examen, n’oubliez, surtout, de me souhaiter bonne chance et bon retour parmi les miens !

 

Abdel Aziz k Kizeme