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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

Géo-localisation

Publié par Mak

Tchad –Soudan-RCA : vers l’inévitable embrasement sous-régional

Les rumeurs irrésistibles en provenance du Tchad et de l’Est du pays, à la frontière soudanaise, font craindre un embrasement sous-régional voire un chaos, si jamais les forces vives de la nation tous segments confondus ne se mobilisent pour prendre en main leur responsabilité.

Difficilement géo-localisable, Idriss Deby serait tantôt retranché à Amdjarass où recevrait des soins intensifs, tantôt à Paris où même au Cuba. L’aggravation et la dégradation de son état de Santé sont devenues préoccupantes non seulement pour sa famille mais aussi pour les pays limitrophes particulièrement le Soudan.

Des sources dignes de foi, nous renseignent sur l’éventualité de voir converger vers le Tchad, les éléments du Mouvement pour la Justice et l’Egalité (MJE), groupe armé darfouri, hostile au pouvoir central de Khartoum. Ils viennent en solidarité au régime d’Idriss Deby dans l’esprit de conserver le pouvoir sous prisme clanique notamment zaghawa.

Si cette option se vérifie, elle rappelle les évènements de 2006 où les éléments du MJE, ont prêté mains fortes aux forces tchadiennes pour combattre la rébellion du Front Uni pour le Changement (FUC), qui avait attaqué la capitale tchadienne et tenté de renverser le pouvoir en place.

Nul n’ignore encore moins les autorités soudanaises ne sont sans savoir que le régime tchadien est le principal soutien de la rébellion du Darfour notamment le MJE qui bénéficie depuis 2003 des moyens logistiques, financiers et militaires pour entretenir la guerre contre le pouvoir d’Oumar Hassan El-béchir.

Si la normalisation des relations entre le Tchad et le Soudan, intervenue en 2009, a lésé les factions rebelles tchadiennes, il n’en est pas le cas pour les groupes armés du Darfour dont les forces sont restées intactes. Parce que le régime tchadien a continué de les alimenter en vivre, carburants et autres aides susceptibles de leur permettre de poursuivre la déstabilisation du pouvoir de Khartoum.

Comment dans ce cas les autorités soudanaises peuvent-elles êtres naïves pour encourager le maintien au pouvoir au Tchad d’un régime clanique en fin de règne et qui leur représente une réelle menace pour le retour de la paix, la stabilité politique et la cohésion sociale . Car, tant que le pouvoir au Tchad est entre les mains du clan Deby élargi jusqu’au Soudan, Khartoum ne connaitre pas une accalmie dans sa partie occidentale.

Plusieurs observateurs s’accordent à dire que l’obsession aveugle de vouloir à tout prix à garder le pouvoir au Tchad à travers la communauté zaghawa sous le prétexte que celle-ci est la seule à garantir la stabilité sous-régionale, est une erreur monumentale qui risquerait de conduire le Tchad et les pays environnants dans un véritable tsunami.

Les enjeux sous-régionaux

Le maintien ou la continuité du pouvoir au Tchad à soubassement clanique, entraînera le Tchad, le Soudan et la République Centrafrique indéniablement dans une situation des conflits transfrontaliers à conséquences multiples. Car, le rêve longtemps nourri et soutenu par les concepteurs et les tenants de la thèse de voir se réaliser enfin un empire « Zaghawalande » avec des tentacules un peu parti, risquerait d’être dangereux.

Interrogés sur l’éventualité d’un tel cas de figure, plusieurs responsables des organisations syndicales, de la société civile et les acteurs politiques disent suivre avec une attention particulière l’évolution de la situation actuelle. « Nous allons mobiliser l’opinion nationale et internationale pour faire obstruction et échec à cette option délibérée qui consister à garder éternellement le pouvoir pour des intérêts communautaires ». déclarait un opposant tchadien joint à Ndjamène qui se mobilise au sein d’une dynamique appelée : « riposte citoyenne » .

A suivre….

La rédaction du blog de makaila