Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

Géo-localisation

Publié par Mak

Processus électoral mal engagé au Tchad: l'UNDR accuse le PM

COMMUNIQUE DE PRESSE n°071/UNDR/PN/BE/SNCNT/2016

Le recensement biométrique tant souhaité par les populations tchadiennes, acté par l’Accord politique du 13 août 2007, a finalement eu lieu dans le dernier trimestre de 2015. Comme l’on pouvait s’y attendre, il a fait l’objet de diverses manipulations par le MPS et le Gouvernement qui ont pris d’assaut les villes et les campagnes pour l’encadrer.

Alors que l’on attend les résultats de ce recensement par une communication spéciale aux acteurs politiques, le Premier Ministre a surpris plus d’un observateur en conviant, le 13 janvier 2016, les Chefs de partis politiques pour leur annoncer fièrement que le gouvernement mettrait à leur disposition de l’argent pour leur permettre de suivre la distribution des cartes d’électeur aux citoyens. Aussitôt dit, aussitôt fait, les chefs de partis ont, dès le lendemain, touché chacun une somme de cinq millions de francs (5 000 000), comme promis la veille.

Avec un peu de recul, il est permis de s’interroger sur la nature profonde de cette opération de charme envers les partis politiques qui n’ont pas encore touché leur subvention de l’année 2015. Remerciements pour services rendus ? Lesquels ? Félicitations pour le travail accompli ? Lequel ? Tentative de corruption avant les résultats contestés du recensement ? Pourquoi ? Peut-être tout cela à la fois. Débloquer près d’un milliard de francs par les temps qui courent n’est pourtant pas aisé, surtout en ce début d’année où les recettes, très rares, entrent à compte-gouttes dans les caisses du Trésor. En attendant, l’on s’interroge, non sans rappeler les conditions d’une poursuite saine du processus électoral :

  • L’opérateur en charge du recensement a l’obligation de rencontrer les acteurs politiques pour leur rendre compte du déroulement du recensement ;
  • La CENI doit au préalable rencontrer les chefs de partis politiques pour faire le bilan du recensement ;
  • Les ratés, techniques ou organisés ayant des incidences anormales, le CNDP doit impérativement prendre des dispositions pour diligenter un audit du fichier électoral avant sa mise en œuvre ;
  • La CENI doit rencontrer les acteurs politiques pour leur soumettre le nouvel organigramme électoral et commencer à recenser les problèmes électoraux.

De ce qui précède, il est évident que le processus électoral est mal engagé. A la suite des réunions organisées sous l’égide du PNUD en décembre 2015, il est impérieux d’organiser un dialogue national afin de mieux préparer la prochaine élection présidentielle. Dans l’intérêt de la paix sociale.

 

N’Djamena, le 15 janvier 2016

Le Secrétaire National à la Communication

et Nouvelles Technologies

 

 

Max KEMKOYE