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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Point de presse du Président du REJEPAC
Point de presse du Président du REJEPACPoint de presse du Président du REJEPACPoint de presse du Président du REJEPAC

Vendredi 08/01/2016 Centre Almouna, N’Djamena

Mesdames et Messieurs les journalistes, chers Camarades et amis invités, merci d’avoir répondu prestement à notre invitation.

Nous vous avions appelé ce soir pour vous mettre au courant d’un événement de grande importance qui a eu lieu il y a plus d’un mois auquel vous devriez logiquement et immédiatement en être informés, mais compte tenu du flux tendu de nos activités, nous n’avions pas pu.

En effet, Mesdames et Messieurs les journalistes, le 12 novembre 2015 à Yaoundé au Cameroun, une organisation sous régionale des jeunes, dénommée Réseau des Jeunes Progressistes d’Afrique Centrale est née. Il est question ce soir de vous présenter cette nouvelle organisation qui vise la promotion des idées progressistes et de la social-démocratie qui requiert l’attention de toute notre jeunesse et dont la première responsabilité vient de nous être confiée.

Mesdames et Messieurs les journalistes, vous êtes sans ignorer que depuis quelques années, les jeunes africains sont devenus particulièrement actifs dans la quête de la démocratie et de la justice sociale. Cet activisme qui s’est manifesté de diverses manières dans plusieurs pays du continent a permis des alternances démocratiques et la mise en place d’institutions et de systèmes sociaux crédibles. Les jeunes de nos pays d’Afrique Centrale ne sont jamais restés en marge de ce combat pour la survie, et fort heureusement se concertent régulièrement pour ne pas disperser les énergies.

C’est ainsi qu’ayant jugé opportun, et même impératif de se regrouper au sein d’une plateforme assez importante, les leaders des jeunes organisations à caractère politique, des syndicats et de certaines associations, réunis en assemblée générale ont pu donner jour au Réseau des Jeunes Progressistes d’Afrique Centrale, REJEPAC, le 12 novembre 2015 à Yaoundé, Capitale camerounaise, comme je le disais.

A l’issu de cette Assemblée Générale sanctionnée par une déclaration dite, Déclaration de Yaoundé, j’ai été élu Président de cette structure au nom de l’Union des Jeunes pour le Renouveau (UJR/UNDR) du Tchad, pour un mandat de deux ans avec un Bureau de 15 membres. Par ailleurs, le Tchad a été en plus mis à l’honneur par la nomination de DJIMBAYE TOGUIYAMTA représentant l’Union des Syndicats du Tchad, UST à cette assemblée, au poste de Chargé de la Communication, Porte Parole-Adjoint du REJEPAC.

Le REJEPAC regroupe les jeunes issus des syndicats, des organisations de la société civile et des partis politiques de tendance progressiste ressortissant de sept pays d’Afrique Centrale notamment le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale, la République Démocratique du Congo et le Tchad.

Les objectifs de ce réseau consistent à militer pour un système de gouvernance plus équitable, basé sur les valeurs de la Social-démocratie qui sont celles d’unité, d’égalité, de liberté, de droit, de laïcité, de justice, de la paix et de la promotion de la jeunesse.

Nous savons que pour changer le monde, il est nécessaire que chaque individu prenne une petite part de responsabilité, et nous sommes convaincus qu’ensemble nous pouvons obtenir la force nécessaire pour arriver à un monde meilleur pour tous, et que personne ne peut l’atteindre tout seul, car il ya beaucoup de forces négatives qui tentent d’entraver.

Sans la solidarité, tout effort pour le progrès social est nul, et sans une jeunesse engagée, tout autre genre d’effort est vain. Les organisations des jeunes par leur adhésion au REJEPAC, s’engagent à respecter ces valeurs, à les défendre et à les promouvoir partout et en toute circonstance.

Mesdames et Messieurs les journalistes,

Les jeunes de l’Afrique Centrale par le présent acte veulent s’inscrire dans l’histoire respective de leur pays, et de notre continent. Car, tous nés dans les années quatre vingt et quatre vingt dix, ils ont été témoins de tous les soubresauts qu’ont connu tous les pays de l’Afrique Centrale : des crimes de sang aux crimes économiques, et la jeunesse a été la première victime. Pour la plupart d’entre nous, nous n’avons connu qu’un seul Président de la République dans nos pays respectifs, et si rarement alternance il ya, c’est toujours dans le faux ou dans le sang. Nos vœux les plus ardents, sont le développement, la paix et la démocratie à travers des alternances pacifiques au pouvoir, et l’instauration de systèmes de gouvernance justes et équitables. Le REJEPAC se veut une tribune de plaidoyer pour ces nombreux jeunes aux avenirs hypothéqués, croupissant dans la misère et assujettis au silence, duquel nous devons sortir par tous les moyens.

A une telle occasion, le REJEPAC a une pensée particulière pour tous les jeunes des pays d’Afrique Centrale qui s’apprêtent à des enjeux politiques et sociales majeurs. Nous pensons particulièrement à ceux de la République Centrafricaine qui sont en attente des résultats de l’élection présidentielle. Que tout se passe pacifiquement et arrive au but escompté. Nous invitons cette jeunesse centrafricaine à beaucoup de sagesse, d’engagement patriotique et au courage.

A part la Centrafrique qui vient d’organiser ses élections présidentielle et législative dans le contexte que nous savons, et le Cameroun qui attend pour lui logiquement dans deux ans, c’est à dire en 2018, tous les autres pays de l’Afrique Centrale vont aux élections présidentielles cette année 2016. Nous regrettons que dans tous ces pays, la confiance des parties prenantes dans le processus électoral n’est pas au meilleur niveau, pour ne pas dire qu’elle est parfois nulle en certains endroits. Dans ces mêmes pays, les crises sociales sont légions, les travailleurs, les étudiants et tous les citoyens pleurent, la cherté de vie empoisonne la vie, la corruption inhibe toute chance de progrès… Et c’est dans ce contexte que nos dirigeants s’entêtent à confisquer le pouvoir par tous les moyens, même s’il leur faut tuer, voler et mentir. Nous pensons qu’une organisation comme le REJEPAC peut servir à engager résolument la jeunesse sur la voie de l’action et de la détermination pour faire tomber le mal.

Quand à considérer le cas du Tchad, nul ne peu contester que le rôle de la jeunesse sera déterminant dans les élections qui vont suivre, à commencer par la présidentielle dans quatre mois seulement. Déterminant, pas seulement pour la force numérique que nous constituons, mais par la force de notre engagement. Et c’est pour moi ici, l’ultime occasion d’inviter la jeunesse Tchadienne qui prouve déjà depuis des mois qu’elle ne se laissera plus jamais manipuler, de toute les tendances, de la société civile comme des organisations politiques, à aller de l’avant dans son engament pour faire bouger les lignes. A l’orée d’une nouvelle ère qui s’annonce avec des élections que nous souhaitons sécurisées, transparentes et paisibles, les jeunes, conscients de l’avenir de leur patrie, se doivent de s’organiser et de s’outiller pour ne plus être des citoyens passifs dans le jeu politique qui détermine leurs conditions de vie.

L’implantation de la présidence du REJEPAC au Tchad est un défi majeur que nous allons devoir relever, en mettant tous les moyens à contribution. Déjà une nouvelle réunion se tiendra au courant de ce mois de janvier à Yaoundé, et quand à l’Assemblée Générale, nous nous attelons à ce qu’elle se tienne ici même à N’Djamena vers la fin du premier semestre 2016. Pendant ce temps, sera installée l’administration centrale de notre organisation ici à N’Djamena.

Le REJEPAC compte à ce jour 19 organisations membres. Pour ce qui est des partis politiques membres, nous avons, au Cameroun, le Social Democratic Front (SDF), le Cameroon People’s Party (CPP) et le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) ; en Guinée Equatoriale, nous avons la Convergencia Para la Democracia Social (CPDS), en RCA nous avons le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) ; au Congo Brazzaville nous avons la Convergence Citoyenne ; en République Démocratique du Congo nous avons l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), ainsi que le Mouvement Social du Renouveau (MSR) ; et au Tchad nous avons l’Union Nationale pour le Développement et le Renouveau (UNDR)

S’agissant des syndicats membres du REJEPAC, nous avons, au Cameroun, la Confédération des Syndicats Autonomes du Cameroun (CSAC), l’Union des Syndicats Libres du Cameroun (USLC), et la Centrale Syndicale du Secteur Public (CSP) ; au Gabon nous avons la Confédération Syndicale Gabonaise (COSYGA) ; en RCA nous avons l’Union Syndicale des Travailleurs de Centrafrique (USTC) ; au Congo Brazzaville nous avons la Confédération des Syndicats Libres et Autonomes du Congo (COSYLAC) ; en République Démocratique du Congo nous avons la Confédération Démocratique du Travail (CDT) ; et ici au Tchad nous avons l’Union des Syndicats du Tchad (UST).

Enfin, pour les membres de la société civile, nous avons la Dynamique Mondiale des Jeunes (DMJ) et le Cameroon Obosso, tous deux du Cameroun

Ce qui fait donc un total de 19 membres, dont neuf partis politiques, huit syndicats et centrales syndicales, ainsi que deux sociétés civiles. Nous adressons par ailleurs nos sincères reconnaissances et remerciement à la fondation allemande Friedrich Ebert Stiftung qui a permise de réaliser cette œuvre, ainsi qu’à nos organisations mères respectives pour leur soutien.

Je profite de l’occasion, pour inviter toutes les organisations et associations des jeunes du Tchad et de l’Afrique Centrale en général qui se retrouvent dans notre démarche à venir s’adhérer, car la porte est grandement ouverte pour tout le monde, et plus on sera nombreux à se mettre ensemble, plus nous serons efficaces. Nous savons que les organisations et associations des jeunes sont nombreuses, et toutes aussi compétentes les unes que les autres. Ce qui nous handicape, c’est le manque d’une large coalition, l’insuffisance de concertation, et le manque de partage d’information et d’expérience. Et si nous arrivons à corriger tout cela, ça sera la magie suprême, le miracle à moindre coût.

Pour finir, et puisque nous sommes au seuil d’une nouvelle année, 2016 en l’occurrence, j’espère que vous me permettrez de présenter mes vœux, une fois de plus. En plus de mes meilleurs vœux que j’adresse à tout un chacun, puisse 2016 être le point de départ d’une Afrique Centrale véritablement démocratique et en paix, débarrassée de toute force négative et de tout système nuisibles au développement sociale. Que nous ayons la force et le courage nécessaire pour combattre efficacement tout ce qui entrave. A tous les journalises, la réussite des nations dépend de vous, qu’il n’y ait plus d’entrave à votre mission si sacrée, santé et beaucoup de courage à vous et à vos familles respectives.

Je vous remercie.

Mahamat Tahir KOROM BODOLOUMI