Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

Géo-localisation

Publié par Mak

Inquiétude et polémique au Tchad: Y'a-t-il une mise en scène grossière dans le message d' Idriss Deby ?

Vœux du nouvel an 2016 : le message du Président Idriss Deby serait une mise en scène grossière (député tchadien)

Le discours d’Idriss Deby : « Je vous invite donc à plus de responsabilité car l’année 2016 sera encore difficile », a suscité une vive inquiétude, une polémique voire une incertitude au Tchad.

En s’adressant, le 31 décembre 2015, à son peuple, à l’occasion de l’année qui s’achève, le président tchadien a provoqué une inquiétude générale dans l’opinion publique nationale à travers une déclaration qui fait polémique. Que faut-il retenir ?

Controverse autour du discours

Emmuré dans un silence depuis quelques jours, Idriss DEBY aurait réapparu, le 31 décembre 2015 pour prononcer une déclaration incohérente tant au niveau du fond que de la forme comme l’ont constaté plusieurs observateurs tchadiens.

En effet, d’aucuns soupçonnent l’allocution du président, d’avoir été enregistrée bien avant sa tournée à Am-Timan. Selon eux, le site de la Présidence et les services de l’Office National de Radio et Télévision du Tchad (ONRTV), auraient trafiqué les images du président pour tromper les téléspectateurs en leur faisant savoir que tout va bien sur l’état de santé du Chef de l’Etat. Sous couvert de l’anonymat un député tchadien s’est confié à notre.rédactio. « Les prétendus vœux lus, hier, à la télévision sont des mises en scènes grossières.» avant d’ajouter." Idriss Deby serait au Cuba entre le 22 et le 24 décembre 2015, où il aurait subi une greffe d’organe que les Américains n’ont pu le faire à Paris en novembre 2015 » a-t-il soutenu notre interlocuteur

 

Appel à la responsabilité pour serrer la ceinture

Axé principalement sur la « responsabilité », le message du président tchadien s’articule autour des mots clés tels que : terrorisme, insécurité, forces de défense, prix du pétrole, finances de l’Etat. En étalant ces termes, Idriss Deby fait comprendre aux Tchadiens que non seulement, ils ont traversé une année 2015 pénible, mais que celle qui commence sera doublement difficile que la précédente tout en les invitant à « plus de responsabilité ». A-t-il déclaré.

Réaction de l’Union des Syndicats du Tchad (UST)

Désabusé par les promesses non tenues ni honorées par le Gouvernement, l’Union des Syndicats du Tchad (UST), a d’ores et déjà, réagi, à travers un mémorandum intitulé : « Appel de l’UST : Stop à la mauvaise gouvernance au Tchad ». La principale centrale relève secteur par secteur les différents maux qui ont ruiné la gestion de l’Etat. Elle déclare dans son document. « Il n’y a pas des raisons qu’une catégorie des Tchadiens vivent dans l’opulence et d’autres croupissent dans la misère ». Elle fait ainsi allusion à l’inégalité sociale perceptible au niveau de la répartition des ressources concentrées dans les mains d’une minorité au détriment de la majorité.

Par ailleurs, les responsables syndicaux affirment à propos des salaires qu’ils ne vont plus patienter. « Les travailleuses et travailleurs observeront un arrêt de travail immédiat s’ils ne sont pas payés après huit jours du terme échu ».

Cette position contraste totalement avec le discours d’Idriss Deby qui les appelle à faire preuve d’efforts pour surmonter les éventuelles difficultés qui les attendent.

L’UNET rejoint le front social

Aux contestations salariales s’ajoutent des revendications estudiantines. L’Union Nationale des Etudiants Tchadiens (UNET), rejoint le front social. Elle revendique à l’Etat plus d’un milliard et demi de fcfa, selon son Secrétaire Général qui s’est exprimé sur les ondes de Rfi.

Le Président de l’Assemblée Nationale angoissé

Humilié à Amdjarass par Hinda Deby, le président de l’Assemblée Nationale du Tchad, Haroun Kabadi, est rentré à Ndjaména toute honte bue.

Devant ce climat d’incertitude généralisée qui sévit dans le pays, Haroun Kabadi, est très angoissé. Il dit craindre pour sa sécurité. Selon nos sources, il change de domicile à chaque fois pour éviter d’être localisé par les proches du président Idriss Deby. Ces derniers n’envisagent pas l’éventualité de voir le président de l’Assemblée nationale assumer les fonctions du Chef de l’Etat en cas de vacances de poste.

Que dit la grande muette ?

Où va le Tchad ? C’est la question que posent de nombreux Tchadiens. En créant une armée parallèle à sa dévotion, Idriss Deby a placé le pays dans une situation explosive aux lendemains incertains. Ce qui est sûr, l’armée risquerait d’être divisée en plusieurs groupes suivant la logique communautariste telle qu’elle est constituée actuellement.

Comme par hasard, la presse internationale scrute avec beaucoup d’attention la situation politique et sociale en cours au Tchad.Habituellement conciliants et mesurés avec des tons modérés avec le pouvoir d’Idriss Deby, des journaux à l’instar de Jeune Afrique ainsi que les médias audiovisuels notamment France24 et Rfi, ne se privent plus d’employer des mots forts comme dictatures pour comparer le régime de Ndjaména à la différence des autres pouvoirs africains. Ce virement spectaculaire est symptomatique d’une réorientation en termes de couverture médiatique sur le Tchad.

Ce qui est sûr les échéances présidentielles de 2016, sont indéniablement lourdes de menaces à tous les niveaux dans le paysage sociopolitique au Tchad.

La rédaction du blog de makaila