Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

Géo-localisation

Publié par Mak

Processus électoraux en Afrique : vers le retour des partis uniques

En Afrique, les processus électoraux souffrent des graves dysfonctionnements au regard des élections présidentielles organisées dans de conditions calamiteuses en 2015 et qui ont suscité polémique et inquiétudes chez certains observateurs sur le continent.

En Guinée-Conakry, élu à 57,84% dés le 1er tour, le Pr Alpha Condé, a été investi, lundi à Conakry, capitale guinéenne. Sa réélection en octobre dernier, a soulevé l’inquiétude d’Amadou Kane, avocat sénégalais et conseiller juridique de la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO).Sur sa page facebook, l’avocat s’interrogeait sur l’avenir du second tour dans les processus électoraux. Son inquiétude est aussi partagée par d’autres voix en Afrique qui se demandaient sur l’allure avec laquelle les Chefs d’Etats sortants gagnent les élections dés le 1er tour pour éviter les contentieux post-électoraux et ses crises qu’ils engendrent.

Succédant à son père en 2005, Faure Gnassingbé a été réélu en 2015 sans donner aucune chance à son opposition à un second tour. Idem pour Alassane Ouattara, réélu à l’issue d’une élection boycottée par une partie du Front Populaire Ivoirien (FPI), divisé et dispersé.

Seul le Burkina-Faso dont le déroulement d’élections, a été salué par l’ensemble de la communauté africaine et internationale, ne suscite pas débat.

Toutefois, la vigilance est de mise en 2016 où plusieurs pays en Afrique, organiseront des échéances électorales similaires aux précédentes. Par exemple, au Niger, l’opposition a d’ores et déjà récusé Bakary Fofana, mandaté par la CEDAO, pour les élections prévues en février prochain.

Dans la plupart des pays d’Afrique centrale comme au Congo, au Tchad, au Cameroun et en Centrafrique, traditionnellement, les élections sont organisées de manière odieuse sans véritable « monotoring » international.

Face à ces constants alarmants, tous les observateurs les plus éclairés s’accordent à mettre en lumière la suppression du second tour au profit du 1er tour qui excelle à un rythme inquiétant ce qui fait craindre le retour des partis politiques qui rappellent les régimes d’exceptions des années 70 à 90.

 

La rédaction du blog de makaila