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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

La famille d'Al-hadji Ousman, expropriée par le colonel Ahmat Daoud

Il s’agit de l’affaire qui oppose Ahmad Daoud, un colonel de l’armée au Tchad à la famille d’Al-Hadji Ousman. En effet, colonel dans l’armée tchadienne, Ahmat Daoud a réussi à faire déposséder la famille d’Al-hadji Ousman alors qu’il était entré comme un simple locataire

Situé au quartier Hilé-Lécrec, l’immeuble Al-beda ilot 169, appartenait initialement à la famille d’Al-hadji Ousman qui l’avait loué en 1997 à 100.000 fcfa au colonel Ahmad Daoud, un officier de l’armée tchadienne. Depuis lors, ce dernier ne s’est non seulement acquitté de ses obligations vis-à-vis du bailleur mais vient de se déclarer propriétaire ex-nihilo. Pourquoi une telle injustice ?

 

Après avoir prétexté et accusé Habib Ousman, un des fils héritiers qui habitait dans l’immeuble, de l’avoir volé ses biens estimés à 8.000.000 fcfa, le colonel Ahmat Daoud, a menacé à mort ce dernier et lui a contraint de quitter la maison. Au jour d’aujourd’hui, aucun membre de la famille d’Al-hadji Ousman n’a des nouvelles de Habib.

Autoproclamé propriétaire d’une résidence qui ne lui appartient pas, Ahmat Daoud, le loue à Lévis. Celui-ci en fait un Collège d’enseignement et le nomme « Côte d’Azur ».

Informés de cette nouvelle depuis Bangui où ils résidaient, les héritiers d’Al-hadji Ouman, mandent Abderahaman Ousman, l’aîné de la famille et le benjamin Al-hafiz, afin qu’ils s’en imprègnent des faits qui leur ont été rapportés. Dés leur arrivée à Ndjaména, ils ont été arrêtés puis conduits manu-militari à la poudrière et incarcérés pendant quatre jours. Il les avait astreints à abandonner leur maison à son profit.

Refusant de céder à la pression et au chantage du colonel Ahmad Daoud, les deux frères, émissaires de la famille d’Al-hadji Ousman saisissent la police judiciaire d’une plainte à l’encontre du prétendu propriétaire. Comble de malheur, ils se font de nouveau arrêter alors qu’ils étaient plaignants. Ils ont été libérés in-extremis à l’aide du procureur.

Selon nos sources, le colonel Ahmat Daoud, aurait usé de son influence pour obtenir des papiers falsifiés qui lui donnent un titre foncier. Ses documents ont été contestés par le Directeur du cadastre et du domaine.

En dépit de son échec devant l’administration tchadienne, le colonel Ahmat a multiplié les menaces à l’encontre des héritiers d’Al-hadji Ousman pour les obliger à retourner à Bangui où ils possèdent encore d’un immeuble.

Contraints par le conflit de la Centrafrique, la famille Al-hadji Ousman, est de nouveau, revenue au Tchad où ils sont originaires. Ils se sont retrouvés dans des sites accordés aux déplacés de guerre et réfugiés centrafricains alors qu’ils sont censés être chez eux au Tchad. Au bout de quatre mois de galère et de précarité, ils ont retroyvé leurs familles d’origine. Mais ils ne s’en sortent pas et traversent de moment difficile.

 

Devant cette injustice insupportable, Abderahman Ousman, l’aîné, a mobilisé tous les 20 orphelins de la famille, et mandaté le cabinet de Maître Idriss Mahamat, pour ester en justice le colonel Ahmat Daoud. Ce dernier reste imperturbable et se réclame toujours propriétaire de l’immeuble Al-beda. Grâce au Cabinet de Maître Idriss Deby le dossier qui a été déclaré porté disparu, a été retrouvé dans les bureaux de la justice.

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Où en-est-on au niveau de la justice ?

Selon nos sources, cette affaire a éparpillé les membres de la famille d’Al-hadji Ousman entre Ndjaména et Bangui. Tout leur espoir repose sur le cabinet d’avocat et la justice tchadienne.

 

Déterminés à obtenir justice pour les héritiers d’Al-hadji Ousman, Me Idriss Mahamat, dit ne pas perdre l’espoir. Il soutient user de tous les moyens juridiques à sa disposition pour que le droit soit respecté au profit de ses clients lésés par l’injustice dominante au Tchad.

Il convient de relever qu’Alhadji Ousman Abderaman, est le détenteur du titre foncier depuis 1996 qui porte le numéro 1943 et tout autre document présenté par une quelconque autre personne est faux. Ce contentieux immobilier qui oppose le colonel Ahmat Daoud, prétendu propriétaire aux héritiers et propriétaires légaux de l’immeuble Al-beda, passera devant les juges, le 12 août 2015.

Au Tchad, de nombreuses familles ont été dépouillées de leurs biens par des gens proches du pouvoir. Les juges doivent relever leurs têtes pour sauver leur honneur et rendre justice à la famille d’Al-hadji Ousman qui a souffert pour avoir un toit à ses enfants.

Que le droit soit dit et la justice rendue à la famille lésée !

La rédaction du blog