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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Journée internationale des victimes de disparition forcée: au Tchad, les proches attendent toujours la vérité

La Journée internationale des victimes de disparition forcée est un événement international célébré chaque année le 30 août pour attirer l’attention sur le sort des personnes emprisonnées contre leur gré dans de mauvaises conditions et dans des lieux inconnus de leurs familles et/ou de leurs représentants légaux. Dans de nombreux Etats africains, des familles réclament des nouvelles de leurs proches, parfois simplement pour pouvoir «faire leur deuil».

Tchad, 3 février 2008 : Ibni Oumar Mahamat Saleh est enlevé par les forces de sécurité, à l’issue de l’attaque rebelle sur Ndjamena. Depuis, sa famille est sans nouvelle de celui qui était alors le porte-parole de l’opposition tchadienne, et secrétaire général du Parti pour les libertés et le développement. Au Tchad, la justice a rendu un non-lieu, mais en juin 2013, à la suite d’une plainte déposée par les enfants de l’opposant, une enquête a été ouverte en France. «On sait que ça va prendre du temps et qu’il y a des contraintes politiques, la France étant un allié stratégique du Tchad en ce moment, explique Hicham Ibni Oumar Mahamat, le fils aîné de l’opposant tchadien. Mais on sait qu’à un moment ou un autre, on pourra basculer et nous dire la vérité».

Hicham Ibni Oumar Mahamat espère qu’après les nombreux échanges entre l’armée française, le Quai d’Orsay, et l’ambassadeur de France au Tchad de l’époque, des documents ou des écoutes pourraient ressortir, qui puissent apporter un début de réponse à ses questions. «Le député Gaëtan Gorce et Jean-Pierre Sueur ont demandé en 2011 une déclassification des documents diplomatiques», ajoute-t-il. Mais, pour le moment, il n’y a «pas de réponse du gouvernement […] On pensait que le vent tournerait en 2012, mais ça n’a pas été le cas. Mais nous sommes patients, et on attend. Nous sommes encore jeunes. Ces choses-là prennent des vingtaines d’années. On le sait et on attendra. Nous, ce qui nous intéresse vraiment, c’est faire notre deuil».

Avec RFI

Source: http://tchadpages.com/journee-internationale-des-victimes-de-disparition-forcee-au-tchad-les-proches-reclament-la-verite/