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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Tchad : Djéralar Miankol relaxé par la justice de Moundou

Arrêté depuis le 15 juin dernier, Djeralar Miankeol, défenseur des droits de l’homme tchadien engagé, a été présenté le 28 juillet 2015 à l’audience pour sa comparution. Il vient d’être mis en liberté.

Plus de 500 personnes se sont mobilisées, lundi 28 juillet, pour soutenir Djéralar Mianleol, défenseur des droits de l’homme tchadien. Il a été incarcéré le 15 juin 2015 pour avoir dénoncé l’expropriation des terres des villageois par d’autres richissimes hommes d’affaires.

 

Les souteneurs de Djéralar à majorité des paysans venus du village d’Andi, de Déli, de Maikane et autres, de membres des organisations de la société civile mobilisés au sein d’un comité de crise, des étudiants, des élèves et même un chef de canton et un député se sont déplacés pour témoigner de leur solidarité à ce militant qui défend les victimes d’expropriations des terres.

 

Au cours de l’audience ouverte à 11 h, le Président du jury, a de nouveau interrogé Djéralar sur les faits qui pèsent sur lui notamment outrages à magistrat. Allégations aussitôt rejetées par le militant qui ne reconnaît pas avoir outragé le magistrat. Par ailleurs, il avoue avoir dénoncé le dysfonctionnement des services publics dans le Logone Occidental en particulier et au Tchad de manière générale avec en toile de fond la corruption. Ce qui cristallise la gestion du contentieux entre les éleveurs et agriculteurs comme dans les villages de Maikane, Déli et Boualiba. Ce qui a conduit à l’arrestation du Chef de canton de Tilo.

 

Après avoir écouté l’élément sonore qui a été à la base de l’accusation du défenseur des droits de l’homme, des manquements liés au vice de procédure, ont été relevés.

 

Suite à ces observations, le jury a décidé la mise en liberté de Djéralar Miankol, déclaré non coupable d’outrage à magistrat. Toutes les charges qui pèsent sur lui, ont été annulées.

Selon le Président du Jury : « Djeralar peut rentrer dans sa famille pour se soigner. Il est libre . Il n’a rien à craindre. »

C’est un soulagement pour sa famille, ses amis, pour les villageois qu’il soutient et ses souteneurs dans le monde entier, mobilisés pour dénoncer l’arbitraire et une parodie de justice dont il a été victime.

Que justice et la liberté triomphent sur l’impunité et à l’arbitraire au Tchad et ailleurs !

 

La rédaction du blog de makaila