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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Le Tchad traverse un moment pénible, la population torturée

Depuis plus de deux années, Idriss DebyItno a trouvé un moyen pour mieux se valoriser auprès de l'Elysée (Le palais de la présidence de la République Française) et partant le monde.

Du Mali au Nigeria en passant par la RépubliqueCentrafricaine, Deby a gagné de galons, il est devenu presque le gendarme de l'Afrique pour ne pas dire du monde entier, car ses gourous laissent entendre qu’il a été aussi sollicité pour intervenir en Syrie et au Yémen, comme si dans les pays du monde arabe, il manque des hommes braves et courageux. Deby croit que la Babylonie était en Afrique, disons au Tchad. Il se trompe largement.

Depuis un mois, à la suite deux attentats, le système de Deby paraît comme déboulonner, écrouler et Deby titube et multiplie ses menaces, son dispositif de sécurité demeure perturbé, stressé, lui comme d'habitude se retire au village « Amdjeress » le Syrte tchadien, pour réfléchir ou bien il est dépassé par les événements d’un pays qu'il gouverne depuis presqu’un quart de siècle.

Un proche nous laisse croire que le procès d'Hisseine Habré le rend inconscient et il se dit tôt ou tard, ce procès me rattrapera. Il a peur d’être cité pour son septembre noir au sud du Tchad. Pourquoi JacquelineMoudeina n’en parle jamais de ce dossier, ou c’est une stratégie pour amener HH à déballer ces pages sombres de l’histoire du Tchad.

Aujourd'hui, il a été constaté en moins d’un mois des signaux qui montre la fin du tyran : le Président sultan Général Idriss Deby Itnose trouve surmené, fatigué, épuisé, dépassé, bref pris dans les maillons de l’usure du pouvoir et le destin se rapprocha. Ses aides de camp se bagarre arme en main devant lui.

Le pauvre Deby se dit lors de ses tournées provinciales a l’intérieur du pays, "je ne suis pas aidé, personne n'est avec moi, seul Dieu est avec moi", ses dires ne montrent-ils pas un désespoir certain et absolu? Le Tchad est au bout du désordre, comme il aime le dire, « après moi c’est le chaos ».

Dans la ville de N’Djamena, les responsables du dispositif de sécurité se cherchent. Faut-il revenir au système de DDS (Direction de la Documentation et de la Sécurité) dont le chef comparait de nos jours devant les chambresafricaines extraordinaires d’assises pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et de torture, ou bien comment faire ?

Le régime a opté au système le plus simple et le moins couteux, celui de torturer la population tchadienne en pleine circulation. Vous savez, ce système de contrôle basique est destiné aux policiers analphabètes et brutaux.

Occuper tous les axes de circulations et terroriser la population, est aujourd’hui le mot d’ordre de la sécurité au Tchad.

Nos enquêtes dans la ville de N’Djamena, nous ont permis de déceleren bref ce qui suit :

-Les policiers sont tous ou majoritairement zakhawaanalphabètes, âgées de moins de 30 ans ne parlent même pas bien notre arabe local de Bongor ;

-Les policiers procèdent au contrôle par la terreur des personne, à tel point qu’un habitant de la ville de N’Djamena a dit, « même Boko Haram ne nous a pas fatiguer de cette manière » ;

-Les policiers profitent pour piller la population, ils prolifèrent des injures envers les femmes, les personnes âgées, les jeunes, les petits bourgeois de la ville ;

-Dans la nuit, ils arnaquent la population et sont même corrompus, si Boko Haram vient au Tchad la nuit, elle passera sans au coup de dollars ou CFA, la police est corrompue.

Deby semble perdre les pédales, il serait certainement usé par le pouvoir, il est trahi par ses multiples stratégies et calculs, il va vers une allée sans retour, l'ascenseur semble être déréglé et ou en perte de vitesse. Est-ce le début de la fin d’un système connu que par l’arnaque, la mauvaise gestion, la magouille, le népotisme, l’injustice.

Au Tchad, depuis plus d’un quart de siècle, on se croit dans un Etat sans Etat, sans autorité légale, sans justice, sans démocratie, sans conscience, c’est la ruine totale.

Dans un état de droit, la sécurité est la préoccupation majeure, elle passe par des mesures de prévention et de secours face aux dangers qu’encourent la population, et non par des méthodes interventionnistes. Est-ce que les gourous du régime comprennent du mois ce langage. C’est vraiment dommage.

Que peut-on dire d’un régime totalitaire qui ne peut même pas, assurer la sécurité de sa population ? En Afrique, les régimes totalitaires ont été tolérés parce qu’au moins, dit-on, ils assurent la sécurité primaire des personnes, même s’ils pillent leurs biens, mais le cas du Tchad est singulier, le régime pille, tue et va en plus engendrer des situations pour terroriser de plus son peuple et par la suite les arnaque. C’est la controverse totale.

Les jours à venir seront riches d'événements et le Tchad sera sauvé,quelles qu’en soient les circonstances.

Rédaction spéciale depuis N'Djamena, Tchad le 19 juillet 2014