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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

APPEL A LA VAILLANTE JEUNESSE TCHADIENNE

Les beaux discours sur la jeunesse tchadienne ont-ils fondamentalement évolué ou changé le cours de l’histoire ? Nous nous le demande surtout en cette veille de consultations électorales au centre desquelles la jeunesse sera vivement sollicitée à dire son mot. Pendant que certains jeunes se mobilisent pour soutenir la gérontocratie politique du pays, le clan au pouvoir autocratique, d’autres préfèrent créer des partis entrant ainsi dans l’arène. C’est la Démocratie certes, mais tous savent que rien de grand et de beau ne serait accompli par une jeunesse dispersant son énergie dans la division.

L’idéal républicain d’Unité-Travail-Progrès peut être atteint si les jeunes de tous bords s’unissent en acceptant, pour une fois, de regarder dans la même direction : faire de notre pays le Tchad un Etat de Droit. Ce n’est pas un mythe mais une réalité si tous les jeunes s’y impliquent pleinement. Aucune force mue par du business ou quelque pacte indécent sur le dos du peuple ne peut ébranler l’engagement d’une jeunesse majoritaire de la population et unie pour la grandeur de la République. L’Union de toutes les forces vives de la jeunesse, c’est le défi du siècle.Ou la jeunesse tchadienne le relève, elle grandit, ou elle le trahit, elle périt.

Cependant, comment notre jeunesse peut réussir à relever un si redoutable défi alors même qu’elle est la couche sociale du pays la plus instrumentalisée un peu partout ; autre paradoxe, sachant que la jeunesse constitue le poids électoral le plus important du pays, ils sont combien les jeunes qui siègent au Parlement, au Palais de la Présidence, au sein du Gouvernement et autres institutions de la République, cadres de Commandement ou officiers supérieurs de l’Armée ? En français facile, aussi simpliste que cela puisse paraitre, si les règles les plus élémentaires de la Démocratie étaient respectées, nous serions tentés d’affirmer que la place actuelle de la jeunesse tchadienne dans le dispositif institutionnel de la République serait proportionnelle à son apport aux dernières élections.

En dépit de cette regrettable ingratitude politique et institutionnelle vis-à-vis de la jeunesse, celle-ci continue, dans le seul intérêt de la Nation (je l’espère), à militer corps et âme au sein des formations politiques. La jeunesse mettra toute sa fierté d’être jeune ainsi que son potentiel au service de la lutte contre cette dictature (Non à un 6ième et Non à la succession de père en fils).

Monnayer son engagement contre un véhicule gros cylindré, un château ou un marché public non mérité, c’est vendre son honneur, toute son âme au diable. Mais cette frange de la jeunesse pressée de se réaliser à travers les raccourcis de la vie, ne doit pas nous faire oublier le dévouement, le don de soi de la jeunesse à la Patrie. Ce don de soi s’est d’ailleurs traduit dans le fait indéniable que la jeunesse a été la cible potentielle pour le recrutement de la première génération des gardiens et ouvriers de la République.Dans le même ordre d’idées, comment peut-on parler d’inconséquence de la jeunesse alors même que majoritaire de la population, la société politique ou institutionnelle lui refuse les voies et moyens de supporter les autres franges de notre société globale ? Nous parlons de refus, car c’est un refus, que de rappeler aux affaires d’Etat nos grands-parents à la retraite (souvent contre leur gré) pendant que nos jeunes frères et sœurs nantis des diplômes, tous domaines confondus, sont obligés de raser les rues C.V à la main, se faire humilier voire exploiter par certains strapontins du secteur privé, ou concourir désespérément pour l’accès à la pagaille publique ….pardon à la Fonction Publique. Nous n’oublions pas non plus, nos jeunes frères et sœurs de la diaspora qui, même en fin d’études à l’étranger s’interrogent, les yeux larmoyants, sur leur devenir une fois de retour au bercail. Ils ont le cœur qui balance entre l’amour de la Patrie et la crainte de la vie dure.

Dans le même temps, nous admirons, saluons et encourageons surtout nos jeunes frères et sœurs qui ont pris l’audacieuse décision de s’affirmer très tôt en politique. Que Dieu vous garde et assiste dans l’entame d’une si honorable carrière. Il est certainque le système actuel n’est ni plus convaincant ni mieux placé que la jeunesse elle-même pour défendre ses propres intérêts.

Hier, les adultes ont fait croire à notre jeunesse qu’elle est l’Avenir. Aujourd’hui, cette même jeunesse devenue adulte à son tour fait croire à la génération qui la précède qu’elle est l’âme du fer de lance auquel aspire toute jeunesse qui a besoin qu’on respecte ses rêves et ses désirs.

En vérité, ce jeu de mirages intergénérationnels n’a enfanté qu’une perte de temps devant l’impérieuse nécessité pour la jeunesse tchadienne de supplanter le discours par des actes citoyens responsables.

Malgré vos faiblesses, faux pas et votre loyauté à vos mentors politiques et tuteurs de conscience respectifs, sachez qu’ils sont encore nombreux nos jeunes frères et sœurs du Tchad profond qui pensent pouvoir compter sur votre union pour changer le cours de l’histoire face à une classe politique qui a montré ses limites et un pouvoir dictatorial depuis 25 années. Au fil de l’histoire de notre jeune Nation, la jeunesse tchadienne a toujours su prouver au monde toute l’importance de la place qui est la sienne dans le processus de prise des décisions qui la concernent ou qui engagent l’Avenir de la République. Pourtant, certains énergumènes dans leurs gauchissements désespérés à vouloir falsifier l’Histoire, font croire à la jeunesse toujours ambitieuse qu’elle manque d’expérience pour participer à la gestion des affaires de la Cité. D’autres pantins soutiennent qu’elle est trop pressée.

Nous disons qu’il n’y a pas de code secret pour qui veut participer à la construction de son pays. C’est faux. La seule chose qui compte est la ferme détermination à défendre, dans l’honneur, la dignité les intérêts de la Nation, les Valeurs et Normes Supérieures de la République.

Parlant enfin d’expérience, autant notre jeunesse n’a eu besoin d’expérience de la guerre pour combattre avec bravoure, succès l’ennemi au Mali et actuellement au Nord du Nigéria contre BokoHaram, autant la jeunesse n’a besoin de quelque expérience pour participer à la construction de l’édifice national. Du reste, la première élite politique tchadienne faite d’enseignants et d’infirmiers avait quelle expérience de la politique ? Pourtant, elle ne cesse encore d’inspirer bien de nos modèles de leaders politiques et hommes d’Etat.

En effet, dans ce monde civilisé caractérisé par la gouvernance du nombre, des Sciences, de l’intelligence économique et artificielle déjà à notre portée, nous devons avoir l’intime conviction qu’il est possible de changer le cours de l’histoire. Ce qui rend notre jeunesse toujours plus forte, c’est sa patience, son art de transformer la somme de ses frustrations et amertumes en briques utiles à la construction de l’édifice national. Ceci n’est pas de la capitulation. . Mais hélas ce qui la fragilise c’est sa division.

C’est un sens d’irresponsabilité que d’accepter l’inacceptable, d’admettre l’inadmissible, de supporter l’insupportable. La jeunesse a grandi, elle est consciente de son rôle incontournable chaque fois que s’ouvre une nouvelle page de l’histoire de la République. Notre jeunesse a assez encaissé les dérives du parti clanique actuel au pouvoir avec la complicité de la France.

Il s’ensuit que les actes dommageables posés assez souvent par les éléments de force de sécurité hyper trop zélés (dans l’exercice de leur bassesse de fonction à servir un clan)sur des scolaires ou étudiants en colère ne doivent pas rester impunis ; Non.

La jeunesse est l’âme évidente du changement. Outre le nombre de plus en plus croissant des partis politiques créés par des jeunes, la prise de conscience de la jeunesse tchadienne transparait aussi dans bien d’autres domaines. La jeunesse tchadienne se doit absolumentd’éclairer l’opinion publique, internationale par des dénonciations permanentes des injustices sous toutes leurs formes. Elle doit être à la base de la conquête incessante de toutes libertés.

L’autorité de l’Etat est, quant à elle, affaiblie lorsque les libertés publiques ou d’association sont compromises en Démocratie. Il n’y a pas de Démocratie véritable dans notre pays le Tchad. Aussi, le secret-défense, la raison d’Etat ou la soit disant préservation de l’Ordre Public (en réprimant toute manifestation garantie par la Constitution), la lutte contre le terrorisme ne doivent servir de prétextes aux tenants de l’autorité de l’Etat pour réduire en silence un acteur de la Société civile, la jeunesse ou tout mouvement dans sa mission d’éclairer l’opinion sur les préoccupations imminentes de l’heure : Justice,Démocratie, Liberté.Les arrestations arbitraires, les trafics d’influence ou d’intimidation, la mise sur écoute téléphonique par les tenants du pouvoir d’Etat à l’encontre des acteurs de la société civile sont une négation de la République. C’est tout le contraire de l’essence même de la Démocratie.La jeunesse tchadienne doit se focaliser le plus objectivement possible sur la défense des intérêts de nos masses laborieuses, la prise en compte des préoccupations du peuple souverain.

Il faut que cesse impérativement cette gouvernance antidémocratique véritablement responsable de la dépravation de la nation tchadienne, de son contexte et profondément NON soucieuse de l’Avenir de la jeunesse. En effet celle-ci a tous droit d’accès dans ce Tchad NON émergent, mais en crise de valeurs et de mentalité. D’où l’interpellation faite à notre jeunesse active en société civile de rompre définitivement avec les visions nombrilistes de la marche actuelle.

Fini d’encaisser sans broncher.
Fini le système du clan dans la vie publique.
Fini les parents amis et connaissance.
Fini la complaisance.
Finis la paresse et la recherche du gain facile.

 

« Toute LA JEUNESSE TCHADIENNE DOIT SE REVEILLER ».

 

APPEL A LA VAILLANTE JEUNESSE TCHADIENNE