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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

26 juin/Journée Internationale contre la torture : un citoyen préoccupé par la torture et les traitements dégradants au Tchad

L'ONU a proclamé le 26 juin "Journée Mondiale de Soutien aux Victimes de Torture" afin d’éradiquer cette pratique odieuse, qui est monnaie courante au pays des Sao. Nous saisissons ce moment pour d'abord dénoncer les manquements du pouvoir Deby et ensuite pour avoir une pensée toute particulière aux victimes de cette barbarie d'un autre âge.

 

Aussi par cette même occasion, nous appelons la France « Nation des Droits de l'Homme » à un changement de cap sur sa politique avec le Tchad. Sous le prétexte louable de lutter contre le terrorisme, elle ne devrait plus fermer les yeux sur les tortures infligées par Deby à son propre peuple.

La Torture, une pratique institutionnalisée.

L'Etat tchadien a pour coutume de pratiquer la torture et de manquer globalement à ses obligations. Elle est un moyen encore trop souvent utilisé par le pouvoir. En effet, de nombreux tortionnaires du régime ou du clan au pouvoir jouissent d’une totale impunité, même après avoir commis des actes graves comme des crimes sous la torture, nombreuses en sont les  illustrations.

 

 

L’Etat omet lui-même de prendre les mesures nécessaires pour empêcher et sanctionner les actes de torture (voir les rapports de la FIACAT 2013 ou d’Amnesty international 2012 entre autres sur les prisons). D’autres rapports d’organismes sérieux illustrent cette triste réalité.

La France fait table rase sur les DDH au Tchad

Le rapport parlementaire du Député P. Baumel sur la politique africaine de la France ainsi que celui du chercheur du CERI, Roland Marchal n’ont pas permis à la France de changer de position sur cet allié tchadien qui torture son peuple. La France est très critiquée par la population tchadienne et cela se ressent dans les réseaux sociaux.

 

 

La torture est encore largement répandue pour intimider, humilier ou punir les opposants gênants. En effet, cette pratique honteuse est légion et reste d’actualité au Tchad. Pourtant, la torture est une grave atteinte à la dignité humaine.

Nous pouvons citer plusieurs exemples qui montrent comment la violence est institutionnalisée dans notre pays : Cela va de la simple gifle du journaliste Laurent Correau à la brimade des élèves mineurs maltraités après une manifestation pacifique, aux actes de tortures : sur les femmes détenues à la prison d’Amsinéné, sur de jeunes filles par les filles et nièces du Président (le cas Aché Foudda),à la liquidation physique du leader Adouma Hassaballah extradé au Tchad; ou encore au cas le plus emblématique : celui de l'Homme de consensus national, le Pr Ibni. 

 

Il ne reste plus que les ONG des DDH aux cotés d’une courageuse et tenace famille qui continue de faire front quasiment seule et sans relâche pour la recherche de la vérité.

La gifle du journaliste Laurent Correau, est un simple avant goût de la violence qui prévaut au Tchad, Idriss Deby lui-même n’hésite pas à chicoter un de ses plus proches collaborateurs quand il estime qu’il a commis une faute à ses yeux.

Tous unis contre la torture

Le M3F, la C.T.D.D.H ou encore le célèbre blogueur tchadien MAKAILA n’ont pas manqué d’informer l’opinion sur les tortures atroces infligées par les  sbires de l’ANS, ou encore aux prisonniers politiques du tristement célèbre bagne de Korotoro.

Des actes de torture et d’autres formes de mauvais traitements sont toujours signalés au Tchad même en milieu rural sous total contrôle des fameux Commandants de Brigades. De tels traitements combien humiliants et dégradants sont inacceptables sous nos cieux. Il est difficile de concevoir que ces pratiques  se déroulent dans un pays qui a ratifié presque sans réserves tous les instruments juridiques internationaux relatifs aux respects des droits humains pour les beaux yeux de l’opinion internationale sans  les appliquer sur le terrain.

En définitif, il convient dès lors de se mobiliser en ce jour afin de poursuivre la lutte contre l’impunité, car c'est notre vigilance à nous simples citoyens qui fait avancer le respect des DDH. Au 21ème siècle, rien ne peut justifier la torture.

 

A la lumière de ce qui précède, nous ne pouvons qu’encourager des organisations de DDH toujours aussi vigilantes telles que Amnesty international ou l’ACAT qui soutiennent le dossier symbolique Ibni qui va au-delà de sa personne démontrant la nature répressive du système Deby. Ces ONG comme nous citoyens, devront toujours garder un regard vigilant sur les dérives du régime sanguinaire Deby.

 

 

Abdoulaye Mahamat Saleh

Opposant en Exil