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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Tchad : Presque un demi-milliard de francs CFA pour uneDiya (prix du sang)aux ères de la suprématie de la race ZakhawaOurarra

L’année 2015 estmarquée par un évènement qui restera à jamais gravée dans la mémoire des tchadiens en général, celle de la population du Batha en particulier et singulièrement les arabes Missiries(principaux victimes de la Diya spectaculaire).

En 2003, réunies en atelier au CEFOD, toutes les communautésde la nation se sont accordées à harmoniser la Diya au Tchad pour un homicide volontaire et ouinvolontaire.Alors deux communautés se sont exclues du processus dont l’ethnie ZakhawaOurrara. Ne sont-ils pas des tchadiens ? Ou bien sont-ils au-dessus de la loi ? Ou bien c’est l’excès du pouvoir qui les rend ivre des réalités sociales du pays? Autant des questions qui interpellent aujourd’hui leur conscience et celle du peuple tchadien face à eux.

De quel évènement veut-on parler aujourd’hui ? Il s’agit d’une histoire rocambolesque et unique en son genre, que les hommes (les ZakhawaOurarra) du pouvoir cherchent à faire avaler à la population tchadienne prise en otage depuis presque un quart de siècle et à celle de la population du Bathaplus spécialement.

En effet, le récit de cette histoire se résume comme suit : (8) huit personnes issues du clanzakhawaOurraratrouvèrent la mort en 2012 dans la zone du Salamat. Les assassins restent introuvables, et comme au Tchad, il est facile de faire porter le fardeau de chaque délit au plus faible, les arabes Missiriés en ont payé le prix cette fois-ci malgré la servilité de leur leader vis-à-vis du régime de Deby et le silence béant de leurs cadres et généralement celle des ressortissants du Batha.

Suite a cette crise sans précèdent, tous les vaillants fils du Batha ne sont pasrestés sans réactions, ils se sont soudéesderrièrescette entité victime de machination juridico-politico-sociale pour une sortie honorable de ce préjudice.

Les humiliations multiples orchestrées par le petit frère du présidentgénéral sultan Idriss Deby Itno sur les habitants du Batha ne sont pas terminées, et d’ailleurs les arabes du Batha trottent encore dans leurstêtes et subconscientsles mauvais souvenirs de ces actes abjects et ignoblesvis-à-vis d’eux. Et voilà,vient s’ajouter une énième mortification que les ressortissants du Batha tentent de surmonter en mettant en place une coordinationsociale à cet effet (dont la nature juridico-administratif reste àdéterminer).

Cette affaire adépassé les compétences des chefs traditionnels,de chefs de cantons et de chefs religieux. Où va notre cher pays en sa tête un clan qui pèse de tout son poids sur les tchadiens et auteurs de plusieurs assassinats politiques ?

La Diya (réparation des crimes du sang) pour les (8) huitZakhawaOurrara a été fixéà400.000.000 FCFA, même si cette communauté est certainement comptable, un demi-milliard c’est tropexagérée. Quand les zakhawaOurraratuent et pillent les autres communautés, ils payent une Diya de 5 millions par personnes etmême moins encore. Quandleur tour arrive, ayant le pouvoir et avec l’aval certifié de leur président Deby et l’appareil judiciaire à sa dévotion, ils se taillent la part du lion, alors ils imposèrentà cettecommunauté dont sa culpabilité reste àavérer d’autant plus que les prétenduscriminels qui viennent d’ailleurs, peut-être du Soudan.

Quelles qu’en soit les circonstances, cetteDiyaparait outrancière avec un taux par personne est de l’ordre de 50 millions de francs CFA,c’est-à-dire 10 fois plus que ce qu’ils payent aux autres.

Comment les hommes du pouvoir veulent montrer leur suprématie aux autres tchadiens ?

Toute l’histoire vient de la naïveté d’un chef de canton arabe, dont ses administrés étaient à proximité du lieu du meurtre. Suite à des cas de meurtres dont les assassins sont restésintrouvables, ce chef de canton arabe (qui n’est chef de canton qu’avec la bienveillance du Sultan président Deby qui lui crée de toute pièce une unité cantonale comme le système en a l’habitude) trèscoopératif avec le système, a promis d’aider ses confrèreszakhawaà retrouver les assassins. Avec l’accord tacite des autres serviles fils de cette communauté. Ils croient trouver de dignité et de représentativité que du fait de leur servilité.

Après un temps, faute de témoinsattestés, les parents des victimes sont allés prendre de force les troupeaux des arabes dans la zone du Guéra (plus de 1000 têtes de bœufs). Les arabes se sont regroupés et ont voulu user de leur force pour récupérer leurs biens. Les autoritésà la solde de Deby interviennentalors et cherchent àréglerà l’amiable la situation.

Et voilà le règlementà l’amiable, un demi-milliard de francs CFAà payer pour une Diya non prouvée àl’ethnie en questions.Pour venger ces morts, Deby a envoyé sa garde nomade pour tuer deux paisibles citoyens arabes.

Par contre, les Toubous ont refusé de payer et ont demandé en revanche aux zakhawaOurrara de quitter leur terroir. Nous n’avons rien contre les Zakhawa en général, mais nous voudrions bien attirons l’attention de ces auteurs de machination, d’humiliations et de troubles que tôt ou tard justice sera rendue. Que les ZakhawaOurraraméditent ce qui est arrivéàKadhafien 2011, rien n’est éternelà par l’éternellui-même.

A la communautéZakhawa en général, nous sommes rassurés de leur prise de conscience, ils sont certes victimes de moult actes dont ils ne sont ni de près ni de loin impliqués, mais après le départ de Deby nous vivrons tous de même droits et devoirs, aucune communauté ne sera exclue, ni mise au-dessus de la loi.

Il faut noter au passage que cette décision fut certes facilitée par les négociantsd’âmes et marchand du sang qui ont multiplié le contact avec Deby ce dernier temps, certainement il y a eu un deal entre eux comme d’habitude.

Devant une situation aussidélicate et dans un état sans Etat, ni une autoritéconséquenteet encore pire sans une justice indépendante, les ressortissants du Batha dans leur ensemble arabes et non arabes se sont soulevés en prouvant leur solidarité agissante pour une solution àcette crise. Est-ce une prise de conscience vis-à-vis d’un pouvoir étayé par un système en totale déviation ou bien une révolte silencieuse qui va se poursuivre avec le temps sous d’autres formes. Le temps nous en dira plus comme disent les anglais, wait and see.

Où sont passés les dignitaires de cette région du Batha, députés de ce pays, les magistrats de la nation et les hommes de valeur et de principe issu de cette terre ?Où sont les hommes qui prétendentdéfendre le peuple tchadien ?Comment personne ne peut réagir devant une telle injustice et des humiliations sans fin ? Le pouvoir de Deby est-il éternel ?

Par la même occasion, nous voudrions attirer l’attention des associations des droits de l’hommenationales et les organisations internationales telles que Amnesty et Human of Right de s’investir de plus en plus dans les affaires internes du Tchad, car la navigation à vue de ce pays prend de plus en plus de déviation au détriment de la population.

Fait àN’djamena, le 07 mai 2015

Correspondance particulière

Alrihemee Issa Daoud

Ampliations :

  • Toutes les ambassades accréditées au Tchad
  • Les organisations des droits de l’Homme
  • Les organisations internationales (Union Européenne, Organisation des Nations Unies et la Cour PénaleInternationale)