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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Top Chrono 2015: "Et si on en parlait"

 

 

C’est bien dommage que certains hommes politiques au Tchad aient toujours manqué de réalisme tant lorsqu’il s’agit de faire leur propre bilan que lorsqu’il s’agit de faire le bilan de l’autre. Cette tendance maladive a refusé l’évidence à démontrer 100% de réussite ou 100% d’échec de l’autre n’est pas de nature à faciliter la solution des problèmes et difficultés réelles que vit le peuple tchadien. Plus on refuse de reconnaitre les erreurs, plus on persiste à en commettre et plus on continue de nier l’existence des difficultés plus on en crée davantage. En tant qu’observateur attentif de l’évolution socio politique et économique du Tchad, le Mouvement Citoyen Top Chrono 2015 en toute impartialité et dans une approche critique dégage le bilan objectif qui suit :

 

En effet au plan sécuritaire, car sans sécurité on ne parlera ni de société moins encore de développement, il existe une insécurité créer et entretenue à des fins politique depuis belle lurette. Comment imaginer des braquages en pleine ville, en plein jour au vu et au su de tout le monde ? Comme d’habitude, les enquêtes n’ont jamais abouti. Comment imaginer de paisibles citoyens qui à la nuit tombée doivent impérativement courir pour se cloitrer chez eux à la maison jusqu’au matin au risque de se faire braquer ou d’être abattu à cause de leur engin ? A L’extérieur du Tchad, nous rendons un vibrant hommage à notre vaillante armée toute fois le peuple tchadien exige les bilans exactes en perte de vie humaine sur tous les fronts. Que cesse l’envoi des troupes sur des fronts pour lesquels notre n’a aucun intérêt. On peut en outre déplorer la persistance de l’insécurité résiduelle dans la partie septentrionale, la présence des coupeurs de routes et des trafiquants de toutes sortes qui s’affairent en toutes impunités.

 

Sur le plan éducatif des infrastructures ont été réalisées mais la qualité de l’enseignement reste à désirer eu égard aux multiples grèves des scolaires et enseignants ayant affecté toutes ces années au point que des lacunes se sont accumulées dans toutes la chaine du cursus scolaire ce qui aura des répercussions très négatives sur les performances socio professionnelles de la génération actuellement sur le banc. En outre, si le taux de scolarisation a connu une augmentation logique eu égard aux nouvelles richesses exploitées dans le pays, il n’en demeure pas moins que les classes sont saturées du primaires au lycée sous l’encadrement de contractuels sans formation pédagogique ni vocation. Presque à chaque fin d’année les résultats des examens d’entrés en 6ième au brevet et au baccalauréat rendent compte davantage du malaise que vit l’école tchadienne. Le pourcentage de réussite médiocre avec des collèges qui enregistre souvent 0 admis. La politisation de l’école ou du moins l’affection ou la nomination politique des tueurs d’école est une constante à relever. La corruption, le népotisme et l’affairisme gangrènent de plus en plus l’école tchadienne. Enfin la multiplication des écoles privées sans véritable contrôle pédagogique et la formation parallèle informelle donnant accès à des faux diplômes nécessitent d’être souligner.

 

Au plan sanitaire, la situation n’est guère reluisante même surtout que l’état n’a rien fait. La santé de base constitue une préoccupation puisque malgré la création de nouvelles infrastructures et le recrutement des infirmiers les besoins sont loin d’être couverts. Les produits en dehors des génériques coutent trop chers et l’hospitalisation impossible pour la petite bourse. Il est à déplorer l’insuffisance matérielle d’intervention au niveau des hôpitaux ou le scanner aussi nécessaire que l’aspirine tombe en panne fréquence et le coût très onéreux. Que dira-t-on alors de simples mouroirs que sont les hôpitaux de l’intérieur du pays? Il est fondamental de réduire au plus bas le prix pour faciliter des soins efficaces et accessibles à tous.

Le peuple tchadien est trop pauvre pour se passer des subventions de l’état dans les domaines aussi vitaux que la santé, l’éducation et l’alimentation.

 

Au plan hydraulique il est à noter le manque cruel des forages et des puits un peu partout dans le pays. Il n’existe aucune politique dans ce sens puisque même la capitale N’djaména en est la vitrine.

Que des dépenses de prestiges, inutiles parce que onéreux pour un peuple dont la préoccupation fondamentale est de manger au quotidien. Les récurrents problèmes d’électricité que connait la capitale malgré le titre de pays exportateur de pétrole et la sécheresse à la pompe font la honte du pays. Le problème d’eau n’est pas seulement villageois mais une préoccupation actuelle des citadins de surcroit de la capitale. Tous tombent dans les mains de véreux personnages tapis dans l’ombre.

 

 

 

 

Au plan de gestion des ressources naturelles nous assistons à une véritable catastrophe ou le droit à l’information demeure violé. En effet, le peuple tchadien sait que le pétrole et les autres richesses sont exploités et que des permis de prospection sont attribués sans qu’il ne soit informé. Quelles en sont les quantités ? Quelles sont les parts du Tchad ? Qu’est qui rentre au trésor national ? Quelles sont les conséquences environnementales et les mesures palliatives prises ? De quoi profitent les populations environnantes ? Quelles sont les contenus des accords signés avec les différents partenaires ? Malheureusement, à toutes ces questions que se pose le peuple tchadien, il n’y a pas de réponse. Pourtant notre constitution est claire sur la transparence de la gestion des biens publics et le droit du peuple à toutes les informations. Du pétrole, il est au moins certains que notre peuple n’en a jamais profité du moment que le coût à la pompe n’a pas varié, les pénuries et conséquemment les prix du transport. En conclusion la gestion des industries extractives est faite sans transparence ou dans l’anonymat où s’affairent des réseaux mafieux.

 

Au plan alimentaire et produits de première nécessité, nous constatons la cherté de la vie conséquence à la fois d’une politique productive nulle essentiellement dépendante de la pluviométrie et d’autres aléas mais aussi du laisser-aller commercial ou le contrôle n’est pas efficace s’il est encore effectué de façon irrégulière.

 

Au plan de la lutte contre l’impunité, le laisser-aller a fait corps avec la société d’autant plus que les personnalités et cadres pris les mains dans le sac sont emprisonnés juste un temps avant de finir par obtenir une liberté provisoire qui s’éternise, d’autres ne sont même pas inquiétés et s’évertuent aisément dans ce sens. La corruption et le détournement des deniers publics sont des pratiques quotidiennes ayant permis l’émergence des milliardaires à partir de rien. L’incapacité du régime à faire violence à ses propres protégers le condamne à fermer les yeux sur la corruption et le détournement des biens publics devenus monnaie courante. Sur ce terrain l’état est quasi inexistant.

 

 

Au plan judiciaire, de multiples abus sont relevés sur l’ensemble du territoire dans tous les domaines. Les pressions et les tentatives de muselage de la justice sont aussi monnaie courante. L’information utile et nécessaire est un droit aliéné au peuple tchadien. La presse publique est toute entière au service de l’état et les quelques organes de presses encore indépendant sont sous des menaces et des harcèlements on ne sait plus si c’est la table de la montagne ou la montagne de la table. Les enquêtes qui n’ont jamais abouti et les disparitions non élucidée constituent le premier modèle d’une justice malade.

 

Au plan politique nous assistons à un système de mercenariats chèrement financé qui vise à l’instauration de la pensée unique. De la dictature personnelle, les institutions démocratiques sont vidées de toutes substances et s’apparentent à des coquilles vides. La constitution tripatouillée pour instaurer un mandat illimité mérite d’être revue impérativement afin de revenu à un système démocratique. Tout ceci condamne notre peuple à la soumission et au soulèvement. Le Tchad a besoin des réformes constitutionnelles et institutionnelles.

 

Au plan culturel et sportif on peut se réjouir de la coupe de la CEMAC remportée par l’équipe nationale. Mais la jeunesse tchadienne a besoin de plus d’espace de loisir, de détente et surtout de nouveaux stades.

 

Enfin sur le plan social, on assiste à de multiples grèves handicapantes où se relayaient les syndicats de tous les secteurs pour dénoncer le non-respect des accords signés avec l’état et autres engagements mis sous le boisseau, du favoritisme, le népotisme le clientélisme bref des maux et pratiques qui rendent compte la mauvaise gouvernance, de la perte du sens du service publique conséquence logique et tragique de la politisation, de l’administration et de la fonctionnalisation de la politique. Le fonctionnaire tchadien a droit à un salaire acceptable et payer à temps.

Les répressions des manifestations ne constituent en rien des solutions à tous ces problèmes : 25 années de tout ceci, le peuple tchadien dit ça suffit.

 

VAINCRE OU MOURIR MAIS DANS LA Dignité

TOUS UNI(E) S POUR LA :

Justice,DémocratieLiberté