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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Haro ! Malaise profond à la Faculté des Sciences Humaines et Sociales (FSHS) de l’Université de N’Djamena

Depuis bientôt deux mois, il règne un climat malsain entre des responsables de la FSHS de l’Université de N’Djaména. Si la fermeture de la faculté, relative aux manifestations, a mis en veilleuse le problème, des concertations entre les acteurs se sont poursuivies au quartier malgré la trêve. Le pire est à craindre dans les jours à venir !


Au moment où le matériel de travail manque pour traiter les copies des examens (pas de colle, pas papiers, pas trombones, pas d’agrafes ni d’agrafeuses), vient s’ajouter un autre problème qui risque de plonger la faculté dans un dysfonctionnement et une crise sans précédent. 
A l’origine de cette situation se trouve, sur la ligne budgétaire de la FSHS, le fonds d’équipement des bureaux, le fonds de fonctionnement et d’équipement des laboratoires ainsi que le fonds de participation aux colloques et séminaires. Il s’agit d’une enveloppe d’une douzaine de millions (12 000 000) F.C.F.A. D’une part, ces différentes lignes budgétaires sont supposées améliorer les conditions de travail des administrateurs de la faculté et permettre un fonctionnement optimal des laboratoires. D’autre part, ce fonds doit encourager des enseignants-chercheurs ayant la volonté de produire pour participer à des rencontres scientifiques.
A ce jour, aucun achat n’est effectué et aucun voyage pour un colloque/séminaire n’a été effectué. Curieusement le rapport produit par Djikoloum Joël, le gestionnaire de la FSHS, justifie déjà les dépenses. L’affaire devait en rester là, si le partage a été équitable. Mais que non !
Le gestionnaire, sans le vouloir et sans mesurer les conséquences de ce qui se produit, se trouve être au milieu d’une guéguerre sourdine entre le Doyen et son Vice-Doyen Chargé de la Recherche. 
En fait, le Vice-Doyen n’est pas satisfait de la somme reçue. Il demande des explications au gestionnaire qui l’oriente vers le Doyen. Tandis que le Doyen lui-même fait mine de se plaindre du gestionnaire dont il estime n’avoir reçu encore peu d’explication. La raison principale évoquée est le gestionnaire dit n’avoir pas encore reçu toute la somme de la part des fournisseurs. 
Entre les trois, il y a un maitre aliboron ! Le gestionnaire se dit filouté parce qu’il n’est pas satisfait de ce qu’il a reçu et le Vice Doyen se plaint de ne rien comprendre. La situation est tellement floue qu’il y a risque de paralysie ou de guéguerre au sommet de la FSHS. 
Depuis quelques jours, le Vice-Doyen Chargé de la recherche réfléchit déjà avec Alfred, son assistant, de la posture à adopter. Il se murmure dans l’entourage de Hassane Tolmbaye qu’il est inadmissible que la gestion de ce fonds, qui relève de sa compétence, soit faite sans informations claires au préalable. 
Et si le Vice-Doyen chargé des Enseignement et le Chef de Service Administratif et de la Scolarité, marginalisés dans les prises de décisions de la gestion de l’établissement, demandaient des explications.
Aux dernières nouvelles, l’on apprend que Tchangou Bouimon, compte tenu de l’ascendance qu’il exerce sur le Doyen Mindemon, serait le manager général de cette supercherie. Car Djikoloum aurait été reçu à plusieurs reprises dans le cadre de justification de ces fonds. 
Il doit s’agir d’un détournement de fonds, mais mal géré, qui risque de faire mal. Attendons de voir !

 
 
  -- envoyé par TANWIR (minawir@yahoo.fr)