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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

CONFERENCE DE PRESSE SUR L’APPEL A LA PETITION CONTRE LA CNPCIC

ALLADOUM DJARMA BALTAZAR.
Président National de l' ACTION SOCIALISTE TCHADIENNE pour le RENOUVEAU(ASTRE)
Tel:+235 66292939+235 66292939/99292939/77292939

N’Djaména le 24/04/2015


CONFERENCE DE PRESSE SUR L’APPEL A LA PETITION CONTRE LA CNPCIC
Déclaration liminaire de l’Initiateur
Mesdames et Messieurs les journalistes,
Mesdames et Messieurs les chefs de partis politiques,
Mesdames et Messieurs les membres de la société civile
Chers ressortissants de la zone productrice de Koudalwa
Honorables invités,

MESDAMES ET MESSIEURS,
Je tiens tout d’abord à préciser que la question au centre de cette conférence de presse, est une question nationale, une cause commune, qui n’a rien à voir avec une couleur politique que ce soit.
C’est donc contre un « Empire du mal », que j’invite tous les Tchadiens, de toutes les sensibilités politiques, religieuses, culturelles à s’élever et exprimer leur ras-le-bol. Cet « Empire du mal » s’appelle la CNPCIC, Compagnie qui exploite le pétrole de Koudalwa. La situation dans la zone pétrolière de Koudalwa est préoccupante. L’exploitation de nos ressources se fait au détriment du bien-être de nos populations. Nous ne devons plus continuer à fermer les yeux pour éviter de voir les choses désagréables ; nous ne devons plus boucher les oreilles pour éviter d’écouter les cris des opprimés, des tchadiens réduits en esclavage par des firmes internationales dont la CNPCIC, véritable Empire du mal, qui a élu domicile au Tchad.
Mesdames et Messieurs les journalistes,
La situation des populations de la zone d’exploitation du pétrole de Koudalwa est lamentable. La CNPCIC se fiche éperdument du


calvaire de ces populations. Et le silence du gouvernement frise la complicité.
La CNPCIC est donc une entreprise irresponsable qui engrange des intérêts en pratiquant un capitalisme sauvage. Les pratiques qui sont les siennes sont effarantes sinon révoltantes.
Oui, pour un nationaliste, le paysage humain et environnemental du village Koudalwa est révoltant. Cette situation vient confirmer une fois de plus, que le pétrole ne fait qu’apporter et n’apportera que malheur.
Je voudrais juste vous énumérer quelques faits ou situations pouvant vous prouver la mauvaise foi de cette « nébuleuse » qui n’est pas tellement différente des « négriers » d’antan. A cet effet, je voudrais citer un extrait d’un article de l’un de vos confrères du journal « Abba Garde » qui, écœuré par la situation s’est insurgé en ces termes : « L’environnement physique de Koudalwa fait penser à la Ville cruelle d’Eza Boto. Le quartier industriel qui abrite les bureaux de la CNPCIC est comparable au ‘Tanga Nord’. Alors que la petite agglomération de villageois est le vrai ‘Tanga Sud’. ».
Les compensations communautaires qui doivent profiter à l’ensemble des populations de la zone ne sont pas au rendez-vous. C’est le cas du projet de construction du château d’eau qui, aux dernières nouvelles, est abandonné au profit des forages d’eau dont nous connaissons tous, la capacité de distribution journalière. Pas de plus de 150 personnes par jour, soit moins de 10 ménages environ du fait du fort taux de natalité dans la zone.
L’environnement se dégrade de jour en jour, et le légendaire couvert végétal de Koudalwa ne sera bientôt qu’un lointain souvenir. Rappelez-vous des déchets déversés à l’air libre par la CNPCIC !
La santé de ses ouvriers et employés ne la préoccupe point, moins encore celle de la pauvre population de la zone productrice.
Mesdames et Messieurs,
Je voudrais, à travers cette communication, toucher votre fibre nationaliste. Comment comprendre que dans le village où l’on extrait le pétrole, les enfants puissent étudier dans des hangars, faits de paille ? Ils partagent, ces salles de classe de fortune avec les cochons. Aucun mobilier, tous s’asseyent à même le sol. La CNPCIC doit remplir ses responsabilités sociales (voire photo).
Parlant de l’électricité, la situation est plus irritante. Disposant des générateurs de grande capacité, la CNPCIC refuse volontairement de dispatcher la lumière au profit des populations. Pour mettre ses machines, en sécurité, l’entreprise pousse l’outrecuidance très loin, en implantant des projecteurs des dernières puissances pour amortir de la surintensité du courant, Quel égoïsme mes semblables (voire photo). Pourtant le village baigne dans une obscurité comparable au chaos originel.
C’est pourquoi, j’invite
Tous les autochtones et ressortissants de Koudalwa ;
Les ressortissants du Canton GOURGOURA ;
Les Originaire du LOUG-CHARI ;
Les ressortissants des cantons voisins au Canton GOURGOURA ;
Les militants et sympathisants des associations des défenses des droits humains ;
Les partis politiques constitués
Les Députés et ex députés du LOUG-CHARI ;
Bref tous les Tchadiens et Tchadiennes épris de paix
A se joindre à cette lutte en apposant sans aucune hésitation aucune, leur signature sur les pages de cette pétition afin d’exiger de la CNPCIC ce qui suit :
1. La réalisation sans délai du Château d’eau promis à la population de Koudoualoua, estimée à 4.000 habitants dans le chef lieu du canton ;
2. Le dépistage de la population de Koudoualoua, par une caravane de médecins pour connaitre de quoi souffre la population,
3. L’électrification des rues de Koudoualoua avec le surplus de l’énergie produit par les générateurs de la CNPCIC,
4. La prise en charge du volet conseils et suivi médical de certaines pathologies liées aux maladies cancérigènes ;
5. La Clôture et la construction de douze salles de classes sur le site de l’école de Koudalwa au bénéfice des fils de cette mamelle qui allaite la CNPCIC qu’est Koudoualoua,
6. L’aménagement d’un terrain de sport digne de ce nom, au profit de la jeunesse locale et un complexe sportif et culturel pour le chef lieu de la sous- préfecture
7. L’aménagement des rues internes de Koudoualoua centre, et son désenclavement avec les cantons voisins,
8. La prise en charge du reboisement des bordures des voies entrant à Koudalwa,
9. La correction de certains abus, par une compensation financière aux ménages du canton GOURGARA ; suite aux déversements derniers qui ont permis à l’Etat Tchadien d’empocher 213.400.000.000 de nos francs sans qu’un jetons ne soit jeté vers la direction de Koudalwa,
10. L’Implication réelle et effective des fils du département du LOUG-CHARI à la gestion des 5% revenant à la zone productrice,
Sans ses préalables, nous nous réservons le droit de la traduire en justice ou au pire des cas demander son départ du Tchad.
Mesdames et Messieurs les journalistes
Nous pouvons passer toute la nuit dans cette salle pour nous plaindre du comportement de cette nébuleuse qu’est la CNPCIC, mais nous n’arrivons jamais, je dis bien jamais à tout dire. Sur ce, je vous remercie et déclare officiellement lancée ladite pétition qui est l’expression du ras-le-bol des ressortissants du département du LOUG-CHARI que la CNPCIC rabroue à volonté depuis la nuit des temps et reste disposer à répondre vos questions si elles existent.
Je vous remercie.


PETITION CONTRE LA CNPCIC
Exploitation du pétrole de Koudalwa,
Un moyen d’asservissement de la population par la CNPCIC!
Les autochtones et ressortissants de la zone pétrolière de Koudoualoua, lancent un appel contre la compagnie pétrolière CNPCIC. « Nous ne voulons pas d’un autre forage pétrolier sur notre terre. Nous souhaitons défendre les dernières forêts humides pour notre bien-être. »
Autochtones et ressortissants de Koudoualoua, luttons contre l'exploitation pétrolière par la CNPCIC dans notre zone pour l’intérêt de tous.
Ceci pour les raisons suivantes.
« Le pétrole améliore la vie, le pétrole contribue au changement de la condition humaine, le pétrole booste le développement de notre pays». C'est des slogans publicitaires du gouvernement et des compagnies pétrolières implantées au Tchad, que nous entendons souvent.
Grande est notre surprise, de constater que ces slogans sont de purs mensonges. La CNPCIC est la première compagnie pétrolière à commencer le forage pétrolier dans cette zone, en pleine forêt vierge, une forêt humide abritant plus d'espèces animales et végétales, fierté du pays. L’exploitation du pétrole a déjà causé la perte de vastes étendues des forêts et la dégradation du sol s’accentue du jour en jour. La population se meurt à petit feu sous le poids de la misère et des maladies.
Des déversements volontiers du brut par la CNPCIC ont permis au gouvernement Tchadien de se faire fortune au détriment de la population victime qu’est celle de Koudoualoua suite à ce « crime écologique » qui a eu un impact très négatif sur les populations. A regarder de très près, le gouvernement tchadien est complice de cette nébuleuse de compagnie et viole, par là, sa propre Constitution et divers traités internationaux dont la Convention n°169 de l'OIT.
Nous exhortons le président IDRISS DEBY ITNO à protéger la forêt de Koudoualoua et le territoire du Canton GOURGARA de l'industrie pétrolière, à accorder un respect a ce terroir dont lui et la CNPCIC en tirent les ressources financières et de toutes sortes.
Monsieur le Directeur Général de la CNPCIC,
C'est avec consternation que je viens d'apprendre, que votre compagnie a annulé le projet de la construction du Château d’eau de 25 m3 annoncé tambours battants à la population de Koudoualoua devant les officiels lors de l’ouverture de la vanne dernière par son Excellence IDREISS DEBY ITNO.
Cette décision inattendue, ne peut pas nous laisser indifférents.
Monsieur le Directeur !
« Coopération Gagnant- Gagnant», n’est elle pas le leitmotiv de vos actions ?
Ignorez-vous, ce que vous avez engrangé comme bénéfice du sous sol de Koudoualoua ? Pensez- vous que les deux (2) poulaillers (voir image ci-dessous) égarés sur le site de l’école Koudoualoua sont l’équivalent de ce que la CNPCIC à gagné de Koudoualoua ? Votre manque de sens d’humanisme est patent. La désolation est de taille.C’est pourquoi, nous appelons en conséquence, avant tout à :
1. annuler tous les projets d'expansion des forages pétroliers dans nos forêts et sur le territoire LOUG-CHARI ;
2. respecter le choix des autochtones et ressortissants du Canton GOURGARA de rejeter l'exploration et l'exploitation pétrolière, honorer leurs droits.
3. s'abstenir de manipuler l'opinion publique par des campagnes de publicités trompeuses (par exemple « Le pétrole améliore la vie, le pétrole contribue au changement de la condition humaine, le pétrole booste le développement de notre pays». Arrêter de feindre avoir le consentement des populations de Koudoualoua en vous basant sur des enquêtes qui auraient été positives ; ne pas rompre l'unité et la paix sociale dans le LOUG-CHARI en général
4. protéger et préserver les forêts qui appartiennent aux générations futures ; soutenir les peuples autochtones dans leur développement en harmonie avec la nature, comme le stipule la Constitution tchadienne, volonté du peuple Tchadien souverain.
Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Directeur Général, l'expression de notre profond respect.
Autochtones de Koudoualoua,
Ressortissants du Canton Gourgoura,
Originaire du LOUG-CHARI,
Voisins immédiats de la zone productrice du bassin des Rôniers et baobab,
Associations de défense des droits Humains,
Partis politiques légalement constitué œuvrant pour le Changement,
Députés et ex députés,
Personnes de bonne volonté.
Bonjour a tous,
Comme vous le savez les compagnies pétrolières ne sont non seulement destructrices de l’environnement, mais elles nous asservissent tout en nous méprisant au détriment du sous-sol pour lequel, elles sont intéressées.
Signons cette pétition pour Exiger de la CNPCIC ce qui suit avant toute collaboration :
1. La réalisation sans délai du Château d’eau promis à la population de Koudoualoua, estimée à 4.000 habitants dans le chef lieu du canton ;
2. Le dépistage de la population de Koudoualoua, par une caravane de médecins pour connaitre de quoi souffre la population,
3. L’électrification des rues de Koudoualoua avec le surplus de l’énergie produit par les générateurs de la CNPCIC,
4. La prise en charge du volet conseils et suivi médical de certaines pathologies liées aux maladies cancérigènes ;
5. La Clôture et la construction de douze salles de classes sur le site de l’école de Koudalwa au bénéfice des fils de cette mamelle qui allaite la CNPCIC qu’est Koudoualoua,
6. L’aménagement d’un terrain de sport digne de ce nom, au profit de la jeunesse locale et un complexe sportif et culturel pour le chef lieu de la sous- préfecture
7. L’aménagement des rues internes de Koudoualoua centre, et son désenclavement avec les cantons voisins,
8. La prise en charge du reboisement des bordures des voies entrant à Koudalwa,
9. La correction de certains abus, par une compensation financière aux ménages du canton GOURGARA ; suite aux déversements derniers qui ont permis à l’Etat Tchadien d’empocher 213.400.000.000 de nos francs sans qu’un jetons ne soit jeté vers la direction de Koudalwa,
10. L’Implication réelle et effective des fils du département du LOUG-CHARI à la gestion des 5% revenant à la zone productrice,
NB : Au cas contraire, nous nous constituerons en partie civile et userons des moyens légaux pour que cette population qui est, d’ailleurs, sacrifiée, soit indemnisée. Nous nous réservons également le droit à d’autres actions pouvant nous aider à vous dissuader. Au pire des cas, nous demanderons purement et simplement le départ de la CNPCIC du Tchad ? Fiers d’être Tchadiens, nous sommes décidés à nous défendre contre les exploitations abusives et éhontées de certaines firmes nationales et internationales à la tête desquelles, la CNPCIC.
L’Initiateur
Ing. ALLADOUM DJARMA BALTAZAR
Président National de l’Action Mobou pour l’Appui au Développement (AMAD), Association de la société civile
Président National de l’Action Socialiste Tchadienne pour le Renouveau (ASTRE), Parti Politique
Tel (00235) 66 29 29 39 - 99 29 29 39 - 77 29 29 39
Email : alladoumbaltazar@yahoo.fr/ alladoumbaltazar@gmail.com
N° Noms et Prénoms Titre Lieu de signature Signature

01
AlladoumDjarma Baltazar
Président du parti ASTRE
N’Djaména