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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

La jeunesse Tchadienne s’ennui et meurt a petit feu

 

Le Tchad en chantier, vitrine de l’Afrique centrale, Pays émergent. Ceci est la chanson préférée des nos autorités. Il ne se passe pas un seul jour ou on n’assiste pas a une inauguration d’un chantier quelconque. Des hôpitaux, des écoles, des marchés en passant par des routes.

Ce pendant comment peut on croireparmi tant des infrastructures qui poussent chaque jour comme des champignons, aucune structure de loisir digne n’a vu le jour ? Je voulais parler ici des lieux de distractions proprement dits, d’espaces de promenade, des complexes sportifs, culturels et socio-éducatifs qui, sous d’autres cieux entrent dans les privilèges fondamentaux de l’Etat.

Faites un tour dans nos grandes villes et vous verrez comment le manque est crucial. Les jeunes occupent les lieux publics pour leurs activitésquotidiennes. Ces lieux sont en principe réservés pour d’autres buts.Même certaines mosquées et églises qui sont éclairées son pris d’assaut. Par exemple les jeunes jouent le football dans les rues, des élèves qui font leurs révisions sous les éclairages des grands axes, des causeries se font chaque soir à la fameuse place de la nation. Ceci est un message d’indignation que nous lançons au gouvernement.

Le football est le sport roi au Tchad. Beaucoup des jeunes en font leur passion quotidienne bien que les infrastructures appropriées en manquent. Le seulsoi-disantstade omnisport IDRISS MAHAMAT OUYA qui date de l’antiquité et qui ne répond à aucune norme architecturale reste le seul lieu qui accueille toutes les compétitions que le pays organise. Les tribunesqui ressemblent bien aux escaliers d’un château touristique de Tombouctou ne donnent aucune envie de suivre jusqu’au bout une rencontre sportive. Du fait de sa vétusté, le stade tremble et menace de s’écrouler. Aucune expertise n’a été faite jusque là pour éviter un probable catastrophe qui avec cette allure ne serait pas loin.

Des exemples tragiques des effondrements des différents stades de football départ le mondepourra interpeller les autorités Tchadiens à ne pas rester indifférent.

Le complexe sportif omnisport de Diguél auquel les travaux ont débuté depuis 2007 et qui, d’une manière ou d’une autre pourra redorer l’image du pays dans ce domaine n’ont jusque là pas pris fin. Une grande tente avec des tribunes détachables est installée pour abriter même des grandes compétitions d’enverguresinternationales, chose très absurde et honteuse pour notre pays.

Toute honte bue, les autorités vont jusqu'àdéposer la candidature du Tchad pour organiserdes compétitionssous-régionales, continentales ou intercontinentales.

Parmi tant d’irrégularités sur cette construction, on constate déjà que les murs sont fissurés et les accessoires des tribunes cassés avant même la fins des travaux. On sait tous que c’est un véritable vache a lait pour les entreprises et leurs complices.

Départ ces infrastructures ratées pour des raisons d’intérêts et par manque de volonté, on y compte aussi les stades municipaux des différents arrondissements de la ville qui sont également censés être finis depuis 2007. Rien n’est fait.

En ce moment, parmi les quelques rares travaux qui ont démarrés à l’époque et qui ont subitement arrêté, certains servent de garage pour la mairie centrale, tandis que d’autres par contre sont devenus des véritables lieux de prédilection des chèvres, des ânes et des chiens.

Pendant que les jeunes occupent les rues pour jouer au foot , aucuneinstitution ou autorité n’alevé le petit doigt pour demander là ou sont atterris les fonds alloués à ces différents projets ,sans doute dans des comptes privés des inconditionnels.

En ce qui concerne le domaine socio-éducatif, les bibliothèques se comptent au bout de doigt. On avait cruà un certain moment que la construction de la bibliothèque nationale allait absorber les multiples manquements.Mais c’était une utopie. Elle a descarences terribles. Les documents ne sont pas à la hauteur de couvrir tous les besoins. La fréquentation est rare a cause de son isolement. Vous êtes d’accord avec moi qu’à côté de cette bibliothèqueon n’en trouve aucune école ou université publique. Ceci rend la tache très difficile. Parce que le moyen de transport en commun estinexistant. On en parlera de cette tare prochainement.

L’IFT (institut français au Tchad) qui est censé bien équipé, ne possède que des documentations basées principalement sur la civilisation d’ailleurs et notamment française.La salle de lecture est trèsréduite et ne pouvant contenir plus de 40 abonnés à la fois.

Les seules véritables grandes bibliothèques sont celles du CEFOD (centre de formation pour le développement) et du CCU (centre catholique universitaire) qui sont dotées suffisamment des documentations dans presque tous les domaines. Elles opèrent depuis plusieurs décennies mais malheureusement a elles seules pour tous le monde épris de lecture et d’apprentissage ce n’est rien.

A tous cela s’ajoutent aussi les manquements dans les domaines de la culture qu’on évoquera très prochainement.

Tous ce que cette jeunesse réclame, la construction des infrastructures sportives et culturels modernes pour se faire distinguer. On dit souvent la culture et le sport identifient la jeunesse, il faut lespromouvoir pour les faires valoir.

Alladin Allexandre

alladinallexandre@gmail.com