Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

Géo-localisation

Publié par Mak

Crédit photo (blog de makaila)
Crédit photo (blog de makaila)
Crédit photo (blog de makaila)
Crédit photo (blog de makaila)

Crédit photo (blog de makaila)

Préoccupée par l’épineuse question de la secte islamiste, Boko-Haram, l’association Survie, a invité, Hamzat Boukari -Yabara, historien, spécialiste du Nigéria. Il a éclairé le public sur les enjeux régionaux et géostratégiques autour de la lutte contre la secte.

 

« Le Nigéria doit imposer son agenda », déclare, Hamzat Boukari - Yabara, auteur d’un ouvrage intitulé : « AFRICA UNITE ». Devant un parterre des militants associatifs, et d’activistes africains, il a animé, le 05 mars 2015, une conférence-débat, consacrée à la lutte contre Boko-Haram, à la maison des associations à Paris. Son intervention est axée essentiellement autour des enjeux actuels et la présidentielle au Nigéria.

De l’avis de l’auteur, le Nigéria indépendant en 1960, est peuplé de 170 millions de populations où vivent les Yuruba, Haoussa de confession musulmane et les Ubo, chrétiens. Il est composé de 36 Etats fédérés. Première puissance industrielle, culturelle, économique du continent. Dés 1966, le Nigéria a connu à une vague d’instabilité.

Etat corrompu

Le chercheur soutient que la défaillance du système politique favorable à la corruption et l’absence de redistribution équitable des ressources du pays, ont contribué à la mise en place d’une administration inefficace.

Comment est né Boko-Haram ?

L’historien souligne qu’en 2000, la charia, instaurée dans 12 Etats fédérés du nord, a fait naître un mouvement à revendications sociales et contestataires qui dénonçait la gestion calamiteuse et la marginalisation des populations par une élite corrompue ce qui lui a attiré une certaine sympathie locale. En 2002, Mohamed Yusuf, fût le premier fondateur du de ce mouvement qui s’est livré à une guérilla larvée, par des attaques ciblant des intellectuels du nord.

La mort du Président 2010 Yur Adua, et l’élection controversée de Goodluck Jonathan, universitaire issu de la société civile, a radicalisé et intensifié la lutte du mouvement. Au Nigéria, une règle tacite révèle que la succession à la tête du pays se fait sur la base d’appartenance confessionnelle. Boko-Haram qui conteste l’élection de Goodluck Johnatan, s’est définitivement inscrit dans une démarche séparatiste avec des actes de violences, des rapts de filles et des crimes odieux. De 2012 à 2013, il a imposé une guerre asymétrique en attaquant l’armée nigériane et les populations dans les villages.

Conjonctions de crises

Le spécialiste du Nigéria, soutient également que la crise libyenne, le conflit malien et centrafricain ainsi que les phénomènes des « coupeurs de routes », ont favorisé les recrutements des combattants, doté le mouvement en armements et d’autres moyens de lutte.

Fin 2014, l’aspect médiatique donne à la secte, une visibilité internationale. Elle étend son combat hors du territoire nigérian par des attaques contre l’armée camerounaise.

Boko-Haram face à la sous-région

Janvier 2015, les pays limitrophes du Nigéria, ont fait recours à la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT), pour légitimer une intervention militaire à travers des forces coalisées contre Boko-Haran qui représente une menace sous-régionale.

Malgré un rôle trouble face à Boko-Haram, le Président tchadien Idriss Deby dont les troupes ont enregistré un succès militaire au nord Mali, est devenu un acteur incontournable à qui il est confié la gestion de cette crise. Selon Hamzat, Shérif Ali Senator, principal soutien financier de Boko-Haram, a séjourné au Tchad, bénéficiant de la protection de la garde présidentielle. Il aurait gagné des licences d’exploitations du pétrole au sud du Tchad. Depuis quelques mois, des forces sous-régionales déployées au Nigéria, combattent la secte.

Election présidentielle reportée

Pour le chercheur, le report d’élection présidentielle est lié à une situation structurelle et économique difficile auquel est confronté le Nigéria qui ne dispose pas des moyens financiers ni logistiques pour organiser un scrutin avec toutes les garanties.

Convaincus qu’une mauvaise élection, basculerait le pays dans une recrudescence des violences, les autorités nigérianes ont préféré un report, a soutenu, Hamzat.

 

Face à Boko-Haram,la sortie de crise, selon Hamzat Boukari - Yabara, il faut  privilégier une solution politique et écarter l'option militaire. Il propose une  répartition équitable des ressources du pays, clé de résolution pour éviter l’éclatement des conflits latents liés à la question sociale, économique et humaine.

 

Le blog de makaila