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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Au Tchad, la recharge de téléphone  mobile génère de petites affaires

L'arrivée de la téléphonie mobile fait des heureux gagnants au Tchad. A N'Djamena par exemple, presque tout le monde a un téléphone portable. L'homme d'affaire, la femme de ménage, le clandoman, l'étudiant, l'élève, le fonctionnaire, le chauffeur de taxi..., chacun a un voire deux téléphones portables, un numéro airtail et un numéro tigo. Mais en attendant la recharge de la batterie par une autre source d'énergie, les Tchadiens doivent recharger leur batterie par l'électricité. Or à N'Djaména, 3/4 de la population, au moins, n'a pas l'électricité H24, mais chacun a son ou ses téléphones avec parfois deux ou trois batteries de rechange. C'est ici que les jeunes ont trouvé un système ingénieux pour se faire de l'argent : ils achètent un petit groupe électrogène, plusieurs multiprises, ouvrent un petit kiosque au coin de la rue, et passent leur journée à recharger les batteries. La clientèle ne manque pas. Quand on entre dans leur kiosque, on observe facilement plusieurs dizaines de téléphones en charge. Le temps de recharge n'est pas chronométré . Un téléphone branché pendant une demi-heure et un téléphone branché pendant 3 heures sont au même prix à la récupération. Ces jeunes ont tous les chargeurs possibles, si bien que ce n'est même pas la peine de s'inquiéter du chargeur non retrouvé. Au dépôt du téléphone pour la recharge, le jeune remet un ticket correspondant au numéro attribué au téléphone. Sans ce ticket, difficile de récupérer son téléphone. La recharge ne coûte pas du tout cher : 100 francs CFA (15 centimes d'euro) pour la recharge pleine de la batterie. A ce tarif, on peut se demander si les jeunes s'en sortent. Mais bien sûr qu'ils s'en sortent. Le litre d'essence est vendu entre 400 et 500 francs CFA (moins d'un euro). Le jeune peut charger facilement 100 téléphones en une journée, ce qui lui fait 10 000 francs CFA. En 30 jours, il a 300 000 francs CFA, ce qui est un haut salaire au Tchad.

Au vu de ce chiffre d'affaires, ces jeunes ne sont pas prêts à souhaiter une vulgarisation de l'électricité dans chaque foyer à N'Djaména.

BELEMGOTO Macaoura