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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

CADRE DE CONCERTATION DES PARTIS POLITIQUES DE L’OPPOSITION DEMOCRATIQUE

CADRE DE CONCERTATION DES PARTIS POLITIQUES DE L’OPPOSITION DEMOCRATIQUE

CCPPOD

 

UN PEUPLE SACRIFIE

La prorogation du mandat des députés au Tchad n’est pas un premier sacrifice .La premièrelégislature Debyste,tout comme la deuxième ont connues chacune une prorogation. Cela nous amène à dire que la troisièmelégislature sous un mêmelégisme dictatorial et autoritaire ne peut que passer par le baptême du feu en emboitant le pas aux deux premières. Oui, la constitution et les lois de la République du Tchad ne servent qu’à orner. Le peuple Tchadien doit prendre conscience de sa crucification et arracher sa liberté. Nous devons barrer la route à ce régime dictatorial et mettre terme aux actions antidémocratiques et anticonstitutionnelles menées ça et là par ce pouvoir dépourvu de toute légitimité qui refuse comparaitre aux urnes dans les conditions d’équité et de transparence .Car, le pouvoir fondé sur l’arbitraire , le népotisme le clanisme, la corruption ,la gabegie …ne peut gagner sa survie par le sacrifice du peuple dans un système flou et sans fondement juridique . Il ne tire sa légitimité que par ses actions guerrières à travers le continent. Les Tchadiens ont toujours fait preuve de bravoure sur le plan international. Ce n’est pas le General Deby ,ni une seule famille mais c’est tout le peuple Tchadien. Nous continuerons à nous opposer contre la prolongation du mandat des députés et la candidature du président Deby en 2016.

Toutes les forces du changement doivent se battre jusqu’au gain de cause.

Le président Deby se sentant rejeté par le peuple Tchadien trouve un moyen de se maintenir au Pouvoir.

Il nous a été donné de constater que ces dernières années, le Tchad envoie les troupes dans les théâtres des opérations en Afrique pour semble-t-il poursuivre le noble objectif de rétablissement de la paix, de la sécurité, et la stabilité des pays d’intervention. Dans un mouvement d’ensemble et de sympathie, un soutien spontané est accordé par l’opinion nationale et internationale à cette action du général Déby et son armée. Ce mouvement d’ensemble et de soutien aveugle n’a pas permis d’examiner l’opportunité de cet envoi, les retombés et les conséquences politiques, la procédure et la légalité de ces genres d’interventions. En ce qui concerne l’opportunité, les circonstances diffèrent d’un pays à un autre. Le Tchad a intervenu à plusieurs reprises en RCA, et au Mali et dernièrement au Cameroun et au Nigeria avec la perspective de le faire, si ce n’est déjà fait en Libye.

En RCA, l’intervention du Tchad comme d’ailleurs pour toutes les autres interventions n’a jamais acquis d’autorisation du parlement pour permettre que le premier soldat tchadien puisse fouler le teinture centrafricain, le général Déby qui ne s’encombre pas de respect de la légalité constitutionnelle se comportant en monarque tirant sa légitimité des opérations guerrières envoi nos hommes en arme avant même la première réunion du parlement sur ce sujet. Cette intervention en RCA àcauser des graves conséquences avec les pertes humaines et matérielles massives pour le Tchad et la RCA. Une haine et une rancune s’est installée dans les cœurs des centrafricains contre les tchadiens à cause de la préservation du pouvoir d’un homme par le sang de ses compatriotes.

Pour le Mali, la procédure est la même. Les troupes tchadiennes ont foulé le territoire Malien avant même que le parlement se réunisse. La résolution de l’Assemblée Nationale n’est venue plutard que pour donner une forme légale à une action déjà accomplie. Après avoir attendu avec intérêt une demande formelle de la France, et à défaut du président en exercice de la CEDEAO, Déby s’est contenté d’une petite lettre de quelques lignes du président de la transition au Mali pour sauver sa face. Pour cette intervention qui a plus d’intérêt politique pour Déby, notamment son pouvoir contesté au niveau intérieur. Pour mieux faire accepter son pouvoir dictatorial et infréquentable pour les démocraties occidentales, Deby ne pouvait pas espérer mieux que BOKO HARAM qui lui tombe comme un fruit mur. Une fois encore pas de respect de légitimité légale de l’intervention, ni de l’opportunité, ni même des égards pour ses conséquences. Le Cameroun et le Nigeria qui se méfient déjà du Tchad de Déby quant à l’insécurité dans la sous- région et qui portaient confidentiellement un doigt accusateur vers ce pays guerrier ont fini par accepter l’intervention volontaire du General Déby riche en chairs à canon qu’il pouvait sacrifier partout pour son pouvoir. Ce n’est pas le peuple tchadien ou les conséquences financières pour le trésor public du Tchad ou le parlement qui empêcherait le général devenu de fait commandant en chef des opérations de lutte contre le terrorisme en Afrique en contrepartie de l’acceptationde son pouvoir dépourvu de toute légitimitéintérieure d’intervenir.

En tout état de cause, arrivé au pouvoir par des actions guerrières, gérant et maintenant le pouvoir par les mêmes actions des hommes et des armes, Déby semble vouloir faire du Tchad un territoire militaire comme en 1916. Les citoyens et leurs préoccupations, le développement, la démocratie, les libertés, l’alternance, la paix durable, le respect des droits humains, la construction de la nation ne sont pas ses préoccupations, ni des fondamentaux sur lesquels pourraient se baser la légitimité de son pouvoir. La communauté internationale très complaisante semble n’est pas entendu le cri du peuple Tchadien qui vit sous le joug de la dictature, du népotisme, de l’injustice et de la misère. Nous vivons une sorte de marché du sang des Tchadiens et de leur liberté en contrepartie du pouvoir pour Déby et de la prétendue stabilité et sécurité pour la communauté internationale pour laquelle la lutte contre le terrorisme n’a aucun prix y compris la vie de 12 millions des Tchadiens.

 

POUR Le CCPPOD , Le Porte-parole :

 

Le DEPUTE DJIMET CLEMENT BAGAOU