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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

APPEL DE LA FRANCE A UNE INTERVENTION MILITAIRE EN LIBYE : L’Algérie dit non !

Tandis que le Ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a préconisé vendredi une intervention militaire contre le terrorisme en Libye soutenu par les pays du G5 Sahel (Niger, Mauritanie, le Mali, Tchad et Burkina-Faso), Alger, par la voix de son Ministre des Affaires Étrangères, Ramtane Lamamra dit non à toute intervention militaire étrangère en Libye.

Le Ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a plaidé en marge de sa visite aux bases françaises établies au Sahel et au Sahara pour une intervention militaire contre le terrorisme en Libye, un avis qu’a partagé aussi le chef de l’État nigérien, Issoufou Mahamadou, lors de sa rencontre avec le Ministre français. «Nous pensons que le moment est venu de faire en sorte que la communauté internationale puisse se saisir du dossier libyen», a- déclaré, Jean-Yves Le Drian à la presse, soulignant que la Libye constitue à la fois «un chaos » et « un réservoir de terroristes capables de remettre en cause la sécurité du Niger mais au-delà même du Niger... la France». En tournée africaine depuis mercredi, le Ministre français de la Défense a commencé par le Tchad, où la France intervient dans le cadre de l’opération Barkhane (opération menée au Sahel par l'armée française). Il a ensuite fait escale, jeudi, à Madama, à l’extrême Nord du Niger, à la frontière avec la Libye, où il a rencontré les cent militaires français évoluant là-bas. «En vertu d'un accord commun, nous avons créé un pôle sécuritaire permettant aux forces Barkhane et aux forces nigériennes d’intervenir dans des opérations contre le terrorisme », a expliqué le Ministre français de la Défense. Soulignant l’importance du déploiement à Madama, Le Drian a indiqué qu'il «permettra d’intervenir de manière beaucoup plus rapide et plus efficace». « Nous sommes sur la bonne voie, sur le bon chemin.», s’est-il réjoui. Une tournée qui s’est avérée plus tard, une campagne de mobilisation des pays du G5 Sahel (Niger, Mauritanie, le Mali, Tchad et Burkina-Faso), autour d’une probable intervention militaire en Libye.
Du côté algérien, Alger exprime sa réticence à ce projet, selon le site égalité et reconciliation.fr. Le ministre des Affaires Étrangères, Ramtane Lamamra, a communiqué le refus de son pays. « Le rôle des institutions internationales consiste à aider et non pas à se substituer dans les affaires internes de pays souverains. Par conséquent, nous ne pouvons accepter l’intervention militaire étrangère en Libye en aucune façon », a confirmé Ramtane Lamamra.
Sur le plan politique, la Ligue Arabe tiendra ce lundi une réunion "urgente" de ses représentants permanents pour discuter du "terrorisme" en Libye, a indiqué le numéro deux de l'organisation, Ahmed Ben Helli, secrétaire-général adjoint de la Ligue arabe. "La réunion sera consacrée à l'étude des dangereux développements que connaît la Libye et l'accroissement de la violence et des actes de terrorisme", a indiqué à des journalistes Ahmed Ben Helli. La réunion a été réclamée par le représentant permanent de la Libye à la Ligue arabe, une requête appuyée par l'Égypte et les Émirats Arabes Unis, selon le bureau du secrétaire-général.


Sur le terrain, la Libye est plongée dans le chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi au terme de huit mois de conflit en 2011 et les autorités n'arrivent pas à contrôler les dizaines de milices formées d'ex-insurgés qui font la loi en l'absence d'une armée et d'une police régulières bien entraînées. En fin de semaine écoulée, les troupes gouvernementales ont déclarés avoir repris le contrôle de quartiers de Benghazi, deuxième ville du pays, des mains du groupe ‘’Ansar Asharia’’. L’armée de l’air a mené des raids aériens sur le port de Misrata, troisième ville du pays, située à 200 km à l’est de Tripoli, aux mains des miliciens islamistes de Fajr Libya. Après neuf jours d’incendie, les pompiers ont éteint les réservoirs de pétrole en feu dans le terminal d’al-Sidera, après l’offensive par terre et mer de décembre dernier.