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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Quand l’indispensable Idriss Deby traumatise ses homologues africains dans la sous-région !

Tout porte à croire que le poids militaire du Tchad pèse lourdement dans ses rapports diplomatiques et politiques en Afrique. La question de la lutte contre le terrorisme dans le sahel, fait de certains Chefs d’Etat, les plus heureux et chéris de la France et des partenaires au développement notamment occidentaux en général, au grand dam, des populations africaines martyrisées et tyrannisées par des régimes dictatoriaux.

Aux yeux de la communauté internationale et africaine, Idriss Deby du Tchad, semble décidément remplacer, son ancien mentor, le colonel Mouammar Khadaf, à qui, il a été assigné, à l’époque la mission, de contenir les mouvements et groupes islamistes aussi bien dans le monde arabe qu’au Maghreb.

Après l’élimination du guide libyen de la scène africaine et internationale, il fallait immédiatement trouver, en Afrique un régime violent qui mette son armée à la disposition de la lutte contre les mouvements terroristes. Parmi les dirigeants africains, Idriss Deby a séduit et remplit ce critère d’où les éloges faites à son armée et à lui par certaines voix autorisées aussi dans les grandes instances internationales et sous-régionales.

L’homme est de plus en plus sollicité comme un médiateur dans la résolution des conflits en Afrique alors qu’il est lui-même pyromane.

Craint dans son propre pays par sa population, Idriss Deby est aujourd’hui, de plus en plus redouté à cause de son armée connue pour un transfert d’agressivité au-delà de ses frontières comme mercenaires.

Le cas Baba Laddé

Il convient de rappeler qu’en 2012, Baba Laddé a décidé de rallier sans condition, le régime d’Idriss Deby grâce à la médiation de l’ancien régime de Bozizé et de la représentation de l’ONU, basée à Bangui.

Le 11 décembre dernier, selon les informations rapportées par certains médias, Baba Laddé serait rendu aux forces de la MINURCAT, d’autres, soutiennent qu’il a été arrêté par les mêmes casques bleus de l’ONU en poste pour le maintien de la paix et de la sécurité en Centrafricaine.

Son arrestation à Bangui, a suscité interrogation chez les observateurs les plus éclairés,qui relèvent des contradictions dans cette affaire notamment au niveau du mandat d’arrêt du procureur de la république de Bangui.

Nombreux sont ceux qui s’interrogent : pourquoi, le procureur de Bangui n’a pas osé émettre un mandat d’arrêt contre Baba Laddé lorsque ce dernier, a été nommé Préfect de Sido par décret présidentiel du Chef de l’Etat tchadien ?

Qu’est-ce qui justifie et motive un mandat d’arrêt, qui intervient après la disgrâce de Baba Laddé avec Idriss Deby ?

Beaucoup pensent que le procureur de Bangui a exécuté un ordre venu de Ndjaména surtout que la Centrafrique, reste l’appendice du Tchad. Lorsqu’on se souvient du déplacement jusqu’à la capitale tchadienne de l’ensemble des parlementaires centrafricains de la période de transition pour sceller le sort de Michel Djotodia, évincé de son trône par la volonté d’Idriss Deby qui l’a propulsé eu pouvoir.

Ce qui est sûr, Baba Laddé est le maillon faible, il est victime d’une diabolisation d’une certaine opinion publique apeurée par la violence d’Idriss Deby.

Pourquoi, le procureur de Bangui, n’a-t-il pas émis des mandats d’arrêt à l’encontre des responsables de la Séléka et Anti-Balaka, auteurs des graves crimes qui relevent des crimes contre l’humanité pour avoir brutalisé et ont tué des civils de par et d’autres des paisibles communautés centrafricaines ?

Au Niger, des Orpailleurs tchadiens arrêtés et expulsés

Plusieurs ressortissants tchadiens qui travaillent comme orpailleurs au Niger, ont été récemment arrêtés puis expulsés vers le Tchad par les forces nigériennes. Elles ont avouée avoir exécuté une décision venue d’ailleurs autrement de Ndjaména.

Nigériens et Tchadiens, ont toujours vécu en harmonie au point que cette expulsion généralisée pose un problème.

Selon plusieurs sources, Idriss Deby aurait cru que les orpailleurs financeraient des rébellions contre son pouvoir grâce à leurs moyens. Il a donc demandé à son homologue nigérien Mamadou Issoufou, d’ordonner les arrestations arbitraires, les détentions illégales et les expulsions massives des Tchadiens vers Ndjaména.

Le cas Baba Laddé et les arrestations des Tchadiens au Niger, confirment l’hégémonie du Tchad et de son Président dont l’influence militaire est devenue un atout majeur pour traquer les opposants dans les pays voisins, les extrader ou les éliminer à travers des pressions fortes, qu’il exerce, sur des dirigeants africains qui lui font allégeance et soumission afin de préserver la paix et la sécurité chez eux.

Jusqu’à quand Idriss Deby peut-t-il régner aussi longtemps sur les Tchadiens et les étrangers sans que des voix indignées ne s’émeuvent pour lui dire d’arrêter ?

La stabilité, la sécurité et la paix en Afrique, ne doivent pas être l’apanage d’Idriss Deby, qui, lui-même, est un acteur majeur de l’instabilité et de l’insécurité aussi bien qu’au Tchad que dans la sous-région.

La rédaction du blog de makaila