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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

 

Fidèle à sa tradition de répression au Tchad, le régime d’Idriss Deby au pouvoir depuis 1990, a déployé des moyens financiers et technologiques pour circonscrire et contrôler les agissements de l’opposition et des voix discordantes.

 

En effet, les manifestations du mardi 11 novembre dernier, ont révélé à l’opinion publique internationale que le Tchad est un pays où la surveillance s’est accentuée au niveau de l’Internet et de la communication.

 

Après avoir réprimé par des moyens militaires, les populations qui manifestaient contre son pouvoir de plus en plus dénoncé, et pour empêcher à ce que les nouvelles concernant le Tchad, ne soient connues à l’étranger, le régime tchadien a décidé de nouveau, d’élever le niveau de contrôle d’Internet et de la communication dans le pays.

 

Les usagers et militants tchadiens ont éprouvé des difficultés depuis une semaine pour communiquer avec l’extérieur. Ils n’arrivent à pas à transmettre des images ou des vidées par Internet sur la répression des manifestants.

 

Dans un communiqué de presse, le député Yorongar a alerté sur son impossibilité de communiquer et  d’accéder à ses boîtes mail piratées.

 

Dans son compte twitter, la journaliste à RFI Sonia Rolley, a signalé le 12 novembre dernier, les difficultés qu’elle a rencontrées pour établir des communications avec ses interlocuteurs habituels sur place : #Tchad : 7h de tentative de coups de fil au Tchad, quelque soit l'opérateur, rien ne passe.

 

En France, plusieurs organisations ont été saisies sur la répression et les coupures de communications: le Collectif de Solidarité avec les Luttes Sociales et Politiques en Afrique, Reporters Sans Frontière (RSF), Internet Sans Frontière (ISF), Amnesty International, Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH), ACAT-France, Human Right Watch.

 

Il est à souligner que Daoussa Deby, frère du Président tchadien, est l’actuel ministre des télécommunications et des nouvelles technologiques, ce qui explique la main mise du régime sur tous les réseaux de communication.

 

Ironie de l’histoire: au mois de mai 2014, le Tchad a organisé ostensiblement un Salon International des Technologies de l’information et de la Communication (SITIC), auquel, ont pris des grandes figures du monde de la communication comme Hervé Bouges, concepteur d’un projet sur une télévision panafricaine. Interrogé sur sa présence au Tchad et ses liens avec le régime tchadien, qui est loin d’être un exemple de démocratie, l’intéressé répond : « je sais que le pays d’Idriss Deby n’est pas démocratique», sans faire trop des commentaires sur cette question.

 

Au Tchad, l’Internet coûte les yeux de la tête, la fibre optique censée réduire la facture numérique du pays et permettre aux citoyens de communiquer facilement avec l’extérieur, reste une promesse qui tarde à se réaliser à cause de la position très timorée des autorités.

 

Plusieurs acteurs étrangers et locaux sont impliqués dans la gestion technique et la surveillance d’Internet et du téléphone : des opérateurs comme Vodafone (UK), des fonctionnaires israéliens qui ont installé leurs QG à l’Hôtel du Chari à Ndjaména, l’Agence Nationale de la Sécurité (ANS), et les Renseignements Généraux. On peut s’interroger sur qui fait quoi actuellement.

 

Par ailleurs, des militaires français sont présents à Ndjaména pour apporter un appui technique dans le renseignement. En théorie, ils ne sont là que pour la lutte contre le terrorisme dans le sahel et pas pour soutenir le régime.

 

Du coup, Idriss Deby rejoint le prestigieux cercle fermé des grands spécialistes reconnus pour leur maîtrise d’Internet aux crépuscules de leurs règnes : Ben Ali, Bachar Al-Assad, Khadafi, ou Hosni Moubarak.

 

La rédaction du blog de Makaila

Tchad : les autorités verrouillent internet et les communications