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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

 

La modification constitutionnelle qui a mis le feu aux poudres. Majorité et opposition s'empoignent régulièrement depuis de longs mois au sujet de cet article 37 qui limite à deux les quinquennats présidentiels. Ce qui empêche pour l'instant Blaise Compaoré, âgé de 63 ans, de se représenter en 2015. Si la modification était votée, Compaoré pourrait faire un troisième mandat. Le chef de l'Etat burkinabé, arrivé au pouvoir il y a 27 ans, a déjà modifié l'article 37 en 1997 et 2000, ce qui lui a permis de faire deux septennats et deux quinquennats, de 1992 à 2015, élu chaque fois avec des scores scandaleusement élevés.

Pour apaiser la situation, «legouvernementa annulé le vote de la loi», a déclaré à la mi-journée Alain Edouard Traoré, porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication. Dans un communiqué, le gouvernement a également «appelé les populations au calme et à la retenue».

Un contexte tendu depuis plusieurs jours. Mardi, des centaines de milliers de personnes -un million selon l'opposition- ont arpenté les rues de Ouagadougou pour dénoncer le «coup d'Etat constitutionnel» de Blaise Compaoré et de son camp. Des centaines de jeunes, munis de barres de fer et de pierres, ont affronté les forces de l'ordre depuis mardi soir. Et bien que mercredi se soit passé dans le calme, les effectifs de policiers et de militaires avaient sans cesse été renforcés aux abords duParlement.

Pour parer à tout risque, les députés de la majorité avaient en outre dormi, dans la nuit de mercredi à jeudi, dans un hôtel voisin de l'Assemblée, gardés par les troupes d'élite de la sécurité présidentielle.

Le cas burkinabé observé de près par ses voisins. La situation au Burkina Faso est très suivi par le continent africain, alors qu'au moins quatre autre chefs d'Etat préparent ou envisagent des révisions constitutionnelles similaires pour se maintenir au pouvoir, notamment au Congo Brazzaville, au Burundi, en République démocratique du Congo et au Bénin. Le procédé a également été employé dans huit autres pays africains ces dernières années.

La charte de l'Union africaine condamne pourtant toute tentative de contourner les constitutions afin de se maintenir au pouvoir.

 

LeParisien.fr

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