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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Appel à la ville morte au Tchad: que faut-il retenir?

Au Tchad, dans un communiqué de presse rendu public mardi, plus d’une dizaine d’organisations de la société civile et des partis politiques ont appelé, jeudi 9 octobre 2014, «  à la ville morte ». Ils ont souhaité  protester contre une pénurie de carburant qui paralyse les activités dans Ndjaména et les localités environnantes.

Le communiqué de presse de cet appel, diffusé sur les ondes de  Fm Liberté, a valu à la radio, une mise demeure de 8 jours du Haut Conseil de la Communication (HCC). Cette mesure qui ne peut se justifier, témoigne  la fermeté avec laquelle, le régime tchadien fait terroriser les voix libres et autonomes.

Il faut saluer et rendre hommage à tous les responsables des organisations de la société civile du Tchad ; ils travaillent dans un environnement sociopolitique difficile, rempli des menaces en tous genres. A travers cet acte et quelquesoitle résultat, ils ont accompli  leurs missions d’acteurs indépendants qui veillent à la bonne marche d’une société tchadienne prise otage par une oligarchie prédatrice.

Face à un pouvoir qui mobilise tous les moyens militaires  pour régner sur un peuple   martyrisé, il faut une mobilisation continue de tous.

A quel niveau se situe le problème ?

Pour un pays comme le Tchad où l’on totalise, un pourcentage élevé d’analphabètes et des pseudo-intellectuels, il est évident que les initiatives visant à une prise de conscience de la population, buttent à des obstacles qui interpellent tous les observateurs.

Toutefois, l’appel « à la ville morte », suivi par une proportion des Tchadiennes et des Tchadiens, révèle le désire ardent  d’une majorité silencieuse qui aspire à  un changement  politique, économique, social et environnemental.

On a vu des pays comme la Tunisie, la Libye et l’Egypte où le degré de la répression est si fort sans en empêcher  les populations que l’on croyait soumises,  par se libérer elles-mêmes.

Le cas tchadien est certes, inquiétant, mais l’espoir demeure pour qu’un jour le peuple s’éveillera et prendra sa destinée en main.

En tout état de cause,  l’appel « à la ville morte »,  lance, de nouveau le débat, sur la question de la liberté d’expression et le droit à la manifestation dans un pays où l’espace politique reste hermétiquement verrouillé par un régime anti-démocratique.

Rien ne peut empêcher la marche triomphante vers une émancipation totale au Tchad. La démocratie  triomphera !

La rédaction du blog de makaila