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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

 

Communément appelé fête de l’huma, la fête de l’humanité 2014 a été organisée le week-end dernier par le journal l’Humanité. L’édition de cette année a attiré plus 6.00 000 visiteurs, et les divers groupements politiques de gauche étaient tous fortement représentés.

Plusieurs personnes ont participé à l’espace débat du Village du monde situé à l’angle des rues Che Guevara et Chokri Bélaid avec plusieurs intervenants, politiques, chercheurs, témoins, syndicalistes etc. … Parmi lesquels on peut citer : le président de l’association Survie et coordinateur du livre : francafrique, la famille recomposée, Fabrice Tarrit, l’auteur du livre : Le sabre et la machette (officiers français et génocide des tutsi au Rwanda) François Graner, Dominique Josse, Responsable du collectif Afrique du PCF ou encore le Professeur Issa Ndiaye, ancien ministre de l’éducation, président du Forum Civique Malien (Espace de réflexion et d’action pour la démocratie) et postfacier du livre La France en guerre au Mali : Enjeux et one d’ombre. La communication a porté sur la nébuleuse Francafrique et plus précisément sur le thème : Que fait la France en Afrique ?
A l’initiative de l’association « Sortir du Colonialisme », plusieurs militants engagés pour la mémoire, la justice et le soutien aux victimes de la Francafrique se sont exprimés.

De Bachir Ben Barka, maitre de conférence à l’IUT de Belfort-Montbéliard, fils de Mehdi Ben Barka , figure historique du socialisme au Maroc disparu le 29 octobre 1965 à Paris à Mireille Fanon-Mendes-France, fille ainé du célèbre essayiste et psychiatre martiniquais Frantz Fanon, présidente de la fondation Frantz Fanon en passant par Mohamed Ibni, membre influent du Mouvement du 03 Février, fils du mathématicien et leader socialiste tchadien, Ibni Oumar Mahamat Saleh, disparu tragiquement depuis 2008.

Toutes ces différentes voix ont fustigé dans l’emphase et la gesticulation l’ingérence de la France dans les affaires intérieures de l’Afrique.

Pour Mohamed Saleh Ibni, la crainte comme quoi le départ du dictateur Deby engendrerait un chaos durable au Tchad, qui deviendrait un repère pour djihadiste est totalement erronée.
C’est dans ces termes qu’il a tenu à rassurer les uns et les autres en mettant en exergue les carences d’un système sanguinaire qui a mis à genoux le Tchad devant les institutions internationales (les plus mauvaises places de tous les indicateurs de développement - IDH : 184ème sur 187 ; Doing business : 189ème sur 189 ; Indice de la corruption : 169ème sur 174, Liberté de la presse : 139ème sur 180).
Il a rappelé que sans remettre en cause la menace terroriste dans le Sahel et la nécessité de la combattre avec une extrême vigueur, son mouvement en l’occurrence le M3F avait par un communiqué : appelé au départ de Barkhane et à la mise sur pied d’une force de lutte contre le terrorisme sous tutelle du trio ONU-UE-UA pour des raison de souveraineté, seule moteur de construction nationale.
Pour finir son propos, il a lancé un vibrant appel à l’éveil de la société civile française quant au nom d'intérêts dictés par la realpolitik, son gouvernement continue de porter une politique africaine qui ne l’honore pas.
En un mot, il a tenu a souligné que la souveraineté d’un pays ne devait pas être bradé et les Droits de l’Homme masqués au nom de la sécurité.
Son intervention a permis d’ouvrir les oreilles et d’essuyer les yeux de l’assistance sur le régime fantoche du sanguinaire Idriss Deby qui est responsable de la disparition du Professeur IBNI OUMAR MAHAMAT SALEH, porte parole de l’opposition civile démocratique tchadienne.

En effet, depuis les années 60, l’armée française occupe de nombreuses bases établie sur tout le continent africain (Djibouti, Tchad, Cote d’Ivoire, Centrafrique, Mali etc.), et se lance au moins une fois par an dans une intervention en Afrique sous les prétextes divers : Soutien à un dictateur usé, appui à un coup d’état, complicité dans l’assassinat de patriotes africains, participation au déclenchement des guerres civiles ou de génocides etc..
Les gouvernements français successifs œuvrent avant tout pour conserver à l’ancienne grande puissance coloniale sa zone d’influence et protéger les intérêts des sociétés multinationales qui exploitent sans vergogne les richesses naturelles de ces pays, constituant des réserves pour les puissances occidentales.

Les vrais enjeux restent le contrôle des ressources minérales et énergétiques, de l’uranium, du pétrole, des métaux précieux, et l’accaparement des terres par les grandes sociétés multinationales au détriment des peuples africains. La toile tissé par les services spéciaux français contribue à rendre instable la vie politique de ces pays favorisant ces interventions multiples qui ne visent nullement à aider au développement des pays africains mais au contraire à accentuer les divisions, les conflits, pour mieux justifier la présence permanente d’une armée impérialiste.
En ce sens, ces interventions ne sont jamais la solution mais sont bien la source des problèmes en Afrique.

Par MAKAILA NGUEBLA

 

Tchad-France : la Disparition du Professeur Ibni Oumar  à la fête de l’Humanité