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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

Géo-localisation

Publié par Mak

C’est désormais officiel, la France est en train de s’installer militairement sur une ligne allant de Tessalit au Mali à Faya Largeau au Tchad, en passant par la Libye. C’est-à-dire dans la bande Sahélo-saharienne.  Pour ce faire, des rotations d’hélicoptères et d’avions militaires déversent des militaires lourdement armés. Objectif : prospecter  des terrains d’aviations utilisables pour leurs avions et des zones de poses adéquates pour leurs hélicoptères. Mais aussi et surtout  de l’eau potable pour construire un réseau de point  d’appui. 

Pour Jean-Pierre Palasset, commandant de la force Barkhane, « le nord du Niger est une zone d’intérêts parce que c’est une zone de flux. Et, en coopération avec les forces armées nigériennes, nous souhaitons nous y installer …. Le but est d’entraver, selon toujours lui,  ces flux de ravitaillement qui alimentent aujourd’hui encore les mouvements djihadistes dans la région du Tighargar, dans le Nord du Mali, voire peut-être un jour remonter jusqu’à la source, en Libye.  Un pays dont il reconnaît que le sud est une zone d’intérêts puisqu’ étant le lieu de « stationnement, d’entrainement et où parviennent  les armes, dont les mines qui  font des malheurs notamment au niveau des populations civiles. Ainsi, selon les estimations  du Général français, fin octobre, son armée devrait avoir achevé sa réorganisation dans ce qu’elle appelle le « fuseau Est » de la bande Sahélo-saharienne. 

On se rappelle que l’opération Barkhane est née, le 1er août,  en lieu et place de Serval. A sa création, elle a été admise qu’elle serait dirigée depuis N’Djamena au  Tchad. Pour ce faire, l’arsenal militaire français en Afrique sub-saharienne  y avait  même été redéployé.

Force antiterroriste de 3 000 hommes, avec un contingent de 1 000 hommes à Gao et 1 200 au Tchad, Barkhane reprend les méthodes actuelles de l'armée américaine. Finies les opérations d'envergure avec des colonnes de blindés. Désormais, ce sont des équipes réduites composées d'éléments des forces spéciales - le COS - capables d'intervenir très rapidement qui sont mises en place.  Les commandos sont appuyés par des avions de chasse avec des moyens de renseignements, écoutes et drones plus importants. C'est pour cette raison que des bases avancées sont de nouveau en service comme celles de Tessalit, au nord Mali à 50 kilomètres de la frontière avec l'Algérie, Madama à l'extrême nord du Niger et Faya-Largeau, au Tchad. Ce, en parfaite coordination avec l’ensemble des forces armées de la sous-région.

Pourtant, les derniers évènements militaires  au Mali n’augurent pas de la bonne appréhension de Barkhane. D’autant plus que, on le sait, l’armée malienne a été repoussé de la quasi-totalité des régions nord par des terroristes sans que les forces françaises et onusiennes aient fait quoi que ça soit pour l’en empêcher. Alors qu’elles sont bien sur le territoire malien pour lutter contre le terrorisme international sous toutes ses formes. Mais pourquoi, au pire, ces mêmes forces étrangères s’en accommodent avec les mouvements terroristes, lesquels continuant  de frapper non seulement les populations civiles,  mais aussi leurs propres forces ?    

 

Alfousseini Togo

Source: Canard de la Venise