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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

REPUBLIQUE DU TCHAD OPPOSITION POLITICO – MILITAIRE UNION DES FORCES POUR LE CHANGEMENT (U.F.C.)

 

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 009/COORD/UFC/14

11 AOÛT 2014 FÊTE NATIONALE OU DEUIL NATIONAL

«Du sable, des rochers, de maigres arbustes et accessoirement des hommes, voilà le Tchad. Délimité par des frontières totalement arbitraires, le vent du désert se joue de celles-ci. Cet état est en fait un accident de l’histoire… Le Tchad n’a été formé que par la volonté et les rêves de grandeur d’une poignée d’Officiers et de Sous-officiers français et de quelques centaines de tirailleurs. De leur sueur et de leur sang, le Commandant Lamy et le Colonel Largeau ont taillé un empire à la France».

C’est ainsi qu’Alain Renard (chroniqueur de la Mission Berliet en Afrique en 1959-1960), décrivait le Tchad. Cette troublante description est remise au goût du jour. Le 1er Août dernier, par le dessein servile de l’un et l’aspiration néocolonialiste de l’autre, le couple Idriss Deby-François Hollande, sans considération aucune des convenances et souverainetés nationales et internationales, a décidé de confirmer le rôle dévolu au Tchad depuis son accession à la prétendue indépendance par la métropole coloniale.

En effet, sous couvert d’ «Accords de Défense» puis de «Coopération Militaire», véritable porte-avions ancré en plein cœur de l’Afrique, le Tchad a toujours servi de point de départ pour la quasi-totalité des opérations néocolonialistes extérieures de la France en Afrique (depuis le Gabon en 1964 pour le rétablissement du Président Léon M’Ba jusqu’à «Sangaris» en Centrafrique en 2014), et la présence militaire française demeure également pour tous les Chefs d’Etat, de de Gaulle à Hollande, un moyen de soutenir et presser à la fois les régimes tchadiens successifs (depuis les opérations «Limousin» et «Bison» au Tibesti et dans le Ouaddai et le Guérra jusqu’à «Epervier».

Si Tombalbaye n’a connu que de Gaulle, Malloum que Giscard d’Estaing, Habré que Mitterrand, Idriss Deby, lui, a servi Chirac, Sarkozy, et Hollande. Ce dernier vient d’officialiser le rôle de l’ancienne métropole coloniale en tant que tutrice incontournable de tous les dictateurs et oppresseurs des peuples africains, et c’est le comble pour un Président, socialiste de surcroît, qui prétendait mettre fin à la «FrançAfrique». Sans compter, pour le cas spécifique du Tchad, de la trahison que constitue la pirouette qui a servi à botter en touche la question relative à la disparition du Pr Ibni Oumar Mahamat Saleh, Chef d’un parti membre de l’Internationale Socialiste au même titre que le Parti Socialiste Français.

Le prétexte de la lutte contre la nébuleuse intégriste musulmane dans le Sahel ne trompe personne quant à la volonté de maintien et de défense des intérêts mercantiles des puissances occidentales face à la pénétration des BRICS et particulièrement de la Chine sur le marché africain.

Le fameux «U.S.-African Summit» n’est pas en reste même s’il aurait permis à Obama et Kerry de discourir sur les manipulations des Constitutions et  papoter sur la nécessité d’alternance, les soucis sous-jacents reste nt les sources d’approvisionnement en sources d’énergie et autres débouchés commerciaux en raison des turbulences et instabilités dans les pays arabes, traditionnels sources et déversoirs pour les compagnies occidentales.

Donc avec l’officialisation et la redéfinition de la place du Tchad dans le dispositif de recolonisation de l’Afrique baptisé «Barkhane», Idriss Deby vient d’obtenir un nouveau permis de sévir  et soumettre le peuple tchadien à botte tyrannique, une nouvelle autorisation de pérennisation et de monopolisation du pouvoir pour son clan. «Barkhane» à N’Djaména, c’est un ensemble de moyens et d’arguments donnés au potentat tchadien pour perpétuer sa dictature.

Et «Barkhane», c’est la totale liberté pour les troupes néocolonialistes françaises d’user et d’abuser du territoire national tchadien «délimité par des frontières totalement arbitraires» et suivant «la volonté et le rêve de grandeur» de François Hollande, sans avoir à en rendre compte aux hommes qui le peuplent «accessoirement» !

Habituellement, le 11 Août était supposé être le jour de la célébration de la souveraineté nationale du Tchad ; mais cette année plus que les autres, cette année plus que jamais, le 11 Août 2014, est un jour de tristesse, de chagrin.

Les tchadiens n’auraient plus que leurs yeux pour pleurer ?

Non ! Non ! Et non !

Ils ont à rejeter la soumission, à reconquérir leur liberté, à défendre leur dignité, à rétablir leur souveraineté.

Et surtout, ils ont un tyran à abattre.

Fait le 11 Août 2014

Le Coordinateur National

GAILETH GATOUL BOURKOUMANDAH

 

 

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