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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Le Tchad a réagi à la décision des Chambres spéciales africaines, chargées de juger son ancien président Hissène Habré. Celles-ci ont rejeté, jeudi 28 août, sa demande de constitution de partie civile dans la procédure. Pour un des avocats de l’Etat tchadien, Me Philippe Houssine, les juges qui se sont prononcés n’avaient pas qualité pour le faire.

Jeudi 28 août, un communiqué des Chambres africaines a annoncé que la demande du Tchad de se constituer partie civile dans la procédure en cours a été rejetée en appel. Pour Me Philippe Houssine, cette décision ne devait pas être prise par cette cour. « La juridiction d’instruction n’est pas une juridiction de jugement. Il n’appartient pas à un juge d’instruction, qui doit inscrire à charge ou à décharge, de rendre une ordonnance d’irrecevabilité sur la base d’une simple déclaration de constitution de partie civile, c’est une ignominie ! »

Me Philippe Houssine refuse dans ces conditions d’entendre parler d’irrecevabilité. Il dénonce par ailleurs des irrégularités et suspecte les juges d'avoir repris à leur compte les propos des associations de défense des droits de l’homme. « Après le dépôt de la déclaration de constitution de partie civile, les juges d’instruction n’ont posé aucun acte d’instruction. Ils ont interdit aux avocats de l’Etat tchadien l’accès du dossier, et ont rendu la fameuse ordonnance qui n’est que le reflet de ce qu’a déjà dit monsieur Reed Brody (avocat, porte-parole d’Human Rights Watch, et spécialiste de l’affaire Hissène Habré, NDLR). Et cette fameuse ordonnance a été donc confirmée par la chambre d’accusation.»

Pour Philippe Houssine, l’Etat tchadien a par conséquent été victime d’une « parodie de justice (puisqu’) ils ont mis dans leur tête - et ça, c’est le discours de monsieur Reed Brody - , que l’Etat tchadien est un tiers et que les avocats envoyés sont des espions pour identifier des témoins gênants. » Si l’Etat tchadien avait quelque chose à se reprocher, s'insurge enfin l’avocat du Tchad, « il n’aurait pas financé ce procès à hauteur de 2 milliards de francs CFA. Il faut que ce mépris cesse ! »