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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

AHMAT Achim Koiboro New York, 18 Juillet 2014
New York, USA



A Monsieur le Président de la République du Tchad
Idriss Deby Itno


Réf.: A5N5-T6U6-S3B3R5-Z3H3P3-07I6-M3D3-L9E8
Objet : Mise en garde formelle
Monsieur le Président et cher frère,
Avant d’entrer dans le vif de ces avis indubitablement sensibles, je voudrais que nous nous entendions sur l’acception des termes que je vous ai empruntés.
Étant votre parenté et collaborateur, j’ai la préséance de vous proposer cette analyse attachante à l’occasion de la visite du Président Hollande. Mes déclarations pourraient, certes, paraître frivoles à quiconque n’ait pas eu la fortune de vous fréquenter et sans doute, vos feudataires se sonderont de me disconvenir.
Rien d’étonnant à cela. C’est ainsi que vous-même, dans les années 1982 à 1989, vénériez Hissène Habré, portez des badges à son effigie, le louiez, dansiez, juriez et chantiez en son nom : « Hommage à notre Président Hissène Habré…Camarade fondateur de l’UNIR (Union Nationale pour l’Indépendance et la Révolution)… » Mais au jour des chambres spéciales africaines vous le reniâtes, oh ! Mon Général, devant le Procureur général, Mbacké Fall.
Monsieur le Président, sous l’impulsion des pulsions ségrégationnistes et sectaires du FROLINAT (Front de Libération Nationale du Tchad) et des FAN (Forces Armées du Nord) et des vôtres (bien que vous feignez d’en avoir aucune), le Tchad a été fragmenté en zones politico-idéologiques :
-Nordiste qui désigne l’ensemble des populations du Centre, d’Est, d’Ouest et du Nord du Tchad(les Doums) toutes considérées comme musulmanes.
-Sudiste qui signifie l’ensemble des populations habitant le Sud du Tchad, toutes reliées à animistes ou chrétiennes ( les Kirdis) bien que certains Sudistes soient islamisés.
Je voudrais rappeler ici que le FROLINAT et les FAN appuyés par la Libye et le Soudan prônaient l’islamisation du Tchad.
Monsieur le Président, aujourd’hui, vous avez décidé, par lésinerie, de mignoter les qataris qui convoitent notre pays et commanditent la politique d’islamisation dans nos régions du Centre, d’Est et d’Ouest, de contraindre nos enfants à l’apprentissage de la langue arabe et de déclarer le Tchad, membre des pays islamiques. Est-ce la laïcité que vous n’appréhendez pas ?
Vous-même, personnellement ne sachiez ni lire, ni écrire en arabe. Pourquoi courbez-vous l’échine jusqu’à ce point, à cette heure de l’universalisation où chaque groupe social devrait apporter son tribut dialectologique à l’édification d’un globe multiculturel et harmonieux ?
Nos engeances seraient très fières de vous, si elles apprenaient à lire et écrire en beria, en daza, en teda, en sara… et si vous réussissez à exporter hors de nos frontières notre immense richesse linguistique.
Comme vous le savez, j’ai toujours évoqué un Tchad gouverné par des citoyens honnêtes, ayant à la fois le sens de leur devoir et de leur responsabilité. Mais hélas ! Vous avez le don du remaniement. Peut-être, une façon machiavélique de suggérer à nos compatriotes votre capacité à les régenter encore bien que décati et des fourvoiements aux analystes politiques les plus délurés.
Je me permets, après tant d’années passées à vos côtés, de vous dire que tous ces Ministres que vous divergez durant vos accès hystériques sont des compatriotes exercés. En toute rectitude, c’est vous qui méritez une redirection.
Une sentence africaine nous enseigne que le poisson pourrit par la tête. C’est vous la tête pourrie qui avarie la République. Vous empestez par votre corruptibilité les probes, vos collaborateurs dont moi-même. Voilà pourquoi, j’ai essayé de vous correspondre.
Vous avez pris en otage la nation, financièrement, économiquement, socialement, politiquement… Vous et vos acolytes contrôlez tous les marchés, les finances publiques, l’armée, la police, la gendarmerie, les douanes, les concours, les examens, les pièces d’identités, les passeports, les permis de conduire, les impôts et taxes, les importations et exportations, les presses publiques et privées, la santé, la justice etc. allant jusqu’à incarcérer des journalistes, torturer des syndicalistes,… vous faites du denier public votre grenier. Vous êtes des marchands fielleux, scélérats, félons.
Monsieur le Président, dans nos textes, vos indemnités sont formellement définies. Elles étaient fixées à cinq millions par mois depuis 1996. Aussi, il y est stipulé que « le Président ne doit ni vendre, ni acheter en son nom durant, son mandat ».
Nulle part, les rétributions de la première dame ou de vos enfants n’y ont été précisées. Mais d’où vous viennent ces émoluments ahurissants et ces donations paternalistes ? N’est-ce pas le trésor public que vous assassinez ? Notre parti-le MPS (Mouvement Patriotique du Salut), est-il rattaché au Trésor Public ? Nos camarades sont ils des fonctionnaires ? La première dame, reçoit-elle constitutionnellement des arrangements financiers ?
Qu’avez –vous loyalement fait des 5 000 000 000 000 de dollars américains engrangés sur les revenus du pétrole depuis 2003 (d’après l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives-ITIE) ?
Vous me répliqueriez que ces fonds ont servi à échafauder des écoles, des hôpitaux, des routes etc. C’est justement ce que vous voulez insuffler à François Hollande et son cortège.
En toute certitude, à travers une société privilégiée, SNER-Société Nouvelle, que dirige notre frère aîné Daoussa Deby Itno , avec laquelle sous-traitent toutes les autres entreprises de travaux publics et des sociétés interfaces complices, vous avez réussi à extorquer astucieusement les revenus du pétrole et du ciment, en multipliant par dix mille les budgets tangibles affectés aux chantiers nationaux.
J’étais écœuré de votre sondage en Angola et en France, clopin-clopant, mendiant la charité, semblable à un madjirin. Vous savez, combien équivaille un missile, un blindé, une cartouche de kalachnikov ? Nous en avions à quel point ? Vous avez fait des justifications de force et d’exubérance et de robustesse au Mali, en RCA, au Soudan… en tant que Puissance sous- régionale et vous retournez impécunieux en Angola !
L’Angola a connu quatre décennies de guerres et sa croissance n’a démarré qu’en 2002. Il produit le même pétrole que nous. De grâce ! Pour apprendre du Président José Eduardo Dos Santos, alors bravo ! Mais, des saynètes et des sérénades moyennant des fonds, cela ne nous honore pas .Vous devez endiguer tout çà. Depuis quand, avez- vous appris à faire des esclandres pour de l’argent ?
Et puis de l’argent qui servira à acquérir inopportunément des avions et des armes de guerre pour incuber l’insécurité en RCA, au Soudan, au Cameroun, au Nigeria … et finir dans le cycle des malversations claniques ,être thésaurisé dans les coffres-forts des superbes palais d’Amdjaras , redistribué durant les campagnes pour corrompre, à vous accrocher davantage au pouvoir sans alternance politique…
C’est pourquoi, je demanderais au Président Hollande et au Peuple français, à Barack Obama et à tous les pays amis d’être lucides et de requérir des règles de transparence, de contrôle et de sécurité financière et une alternance démocratiquement démocratique et votre collaboration sans faille au procès d’ Hissène Habré etc. avant de s’engager.
Car, le Tchad n’est ni le Sénégal, ni le Benin… qui eux ont l’aubaine d’être mâtinés par des loyaux gouvernements constitutionalistes qui savent ce que ‘’BONNE GOUVERNANCE’’ veut dire.
Monsieur le Président, la mission d’inspection que j’avais eu le privilège de diligenter autrefois, a révélé, à titre indicatif , que les systèmes de recouvrement des recettes de la douane constituaient une perte de plus de 500 000 000 de francs CFA par mois, que les fonds d’entretien routier estimés à plus de 300 000 000 de francs CFA par mois n’étaient pas versés au trésor public ... Je vous ai exhorté à prendre des mesures aboutées. Néanmoins, vous continuez à laisser faire. Pourquoi ?
Parce que vous passez votre temps à ingurgiter des psychotropes, de l’alcool, à courir après des pucelles et que vos courtisans et nos parents doivent se sucrer hypocritement, le temps que vous empilez des mandats. N’est-ce pas ?
A notre arrivée en 1990, nous avons trouvé en bon état la COTONTCHAD, l’HUILERIE-SAVONNERIE, la SONASUT (Société Nationale Sucrière du Tchad), les Brasseries du Logone, la MCT (Manufacture des Cigarettes du Tchad) ,la STT (Société Tchadienne de textile) , la STEE (Société Tchadienne des Eaux et d’Électricité) ,les Postes et Télécommunication etc. Bien que le Président Hissène Habré fût un satrape sanguinaire, ces entreprises que nous ont léguées les colons français, assuraient à nos concitoyens des liturgies régulières. Les tchadiens persistaient avec des demi-salaires et la vie n’était pas aussi dispendieuse.
Aujourd’hui, le Tchad, dit-on est le deuxième pays le plus cher au monde. Saviez-vous aussi pourquoi ? Parce que tous les membres de notre camarilla sont devenus négociants et font de la surenchère et vous les encouragez à faire mieux. Vous les placez urbi et orbi pour prospérer, l’instant où vous êtes encore au pouvoir, amasser de l’argent par des narquois trafics sur tous les produits de dominante nécessité. Eux, sont exonérés. Mais des débonnaires sont traqués par la coterie clanique qui n’hésite par à tirer sur eux à bout portant, les laminer sous des voitures pour un verre de sucre ou un morceau de pagne importé du Cameroun…
Vous expulsez les indigents de leurs terres pour les répartir ensuite entre parents, familles, courtisans en proposant, dans le meilleur des cas, aux premiers, des compensations imméritées.
Les belles voitures, les belles villas, les services d’électricité et d’eau potable, les postes juteux, les hauts grades …. Sont notre affaire.
Monsieur le Président, pirouettez votre prunelle à cinq cents mètres de votre somptueuse agence, sur le site retenu pour la construction du Centre Internationale des Affaires et par endroit dans toute la cité de N’djamena. Il y a des milliers de familles qui ne survivent qu’avec ,à peine, 500 francs CFA par jour (soit moins de 0,7 euros) en livrant des débris de fer, concassant des graviers, collectionnant des cailloux sur les décombres des maisons… Des centaines de tchadiens aux voisinages de la grande Mosquée Roi Fayçal (où vous n’alliez que deux fois l’an, durant l’Aid al-Adha et l’Aid al-Seghir, pensant que l’islam ne se résume qu’à porter de grands boubous les jours de solennité et se pervertir le reste du temps ), étrangers dans leurs propres pays, étanchés par vos vingt quatre années de règne méphistophélique, attendent toujours fixant le vide du regard, une petite besogne journalière pour résister encore, eux, leurs femmes, leurs enfants, leurs vieux parents …ne serait-ce qu’une aurore. Il y a des concitoyens qui n’ont ni accès à l’eau potable ni à l’électricité, pendant que nous nous désaltérons, dans notre clan, avec de l’eau minérale embouteillée. Il y en a qui ne mangent qu’une seule fois, une nourriture tempérante tous les deux ou trois jours pendant que nous remplissons de bennes les restes alimentaires .Tout cela ne vous dit rien ? Certainement, Vous êtes toujours grisé.
Vous allez jusqu’à morceler les pensions des retraité(e)s, des veuves et des orphelins. Vous leur faites accumuler des arriérés dont les cumuls dépassent 7 000 000 000 de francs CFA, équivalant jsute du revenu minimum d’un plus indigent de notre clan.
Des Tchadiens incompétents, titulaires de faux diplômes, vous en avez aussi suffisamment produits au nom de ce que vous et vos génuflecteurs croyez être « géopolitiques ». Stop !
De ces rangs contrefacteurs, je voudrais nommer ABBA DANA que vous aviez eu l’audace de désigner même Recteur de l’université de N’djamena et qu’un distingué Professeur, Mackaye Hassane Taisso, Ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et technique a confondu et la loupe du journal ABBA GARDE l’a zoomé, alors qu’il séquestrait un doctorat fardé dont il s’est servi depuis toujours et que vous saviez pertinemment, Monsieur le Président ! C’est vraiment abject, infâme.
Vous avez eu le courage de mandater Dr Ahmat Mahamat Hassan, ex-recteur de l’université d’Abéché, pour la délivrance de diplômes approximatifs aux étudiants Nordistes afin de combler le retard intellectuel, dites vous, de ceux –ci. Honorablement, cet enseignant vous a résisté et vous l’avez démis de ses fonctions.
Notre Premier Ministre actuel Pahimi, lors du prologue de son cahier de charges devant les parlementaires, a réitéré que dans tous les concours et les tests de recrutement, on donne 50% de place aux méritoires et le reste aux hébétés selon le principe de la géopolitique que vous culbutez personnellement.
En 1997, le concours d’entrée à la faculté des sciences de la santé-FACSS a enduré cette idiotie. Votre aliéné Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique de l’époque, Dr Adoum Goudja , en a tripoté, manigancé les résultats au profit des candidats Nordistes ineptes. Dr Ibi langtar , doyen de cette faculté a polémiqué vertement : « on ne forme pas ici des mécaniciens et des maçons ! »
Impénitent, ce salopard de Goudja que vous avez reconduit au poste de Ministre de l’enseignement supérieur en 2012-2013, pour parachever votre projet de promotion des nullards, a voulu faire reprendre des étudiants exclus de l’école normale supérieure de SARH.
Lorsque le Premier Ministre sortant Dadnadji s’est révélé ardemment antithétique à cet ignoble ukase, vous l’avez révoqué.
Monsieur le Président, vous innovez en matière de médiocrité. D’un bouvier, vous faites un général d’armée. D’un chamelier, vous faites un Commissaire de police ou chef de douanes. A peine on sait lire et écrire en arabe ou français, que l’on vous nomme au poste de Directeur Général d’une institution, pourvu qu’on soit Nordiste.
Ainsi, dans notre administration, vous agencez des illettrés, des analphabètes : sous-préfets, préfets, Directeurs Généraux tous incompétents etc. N’ya t-il pas des tchadiens émérites, formés, instruits pour y être consacrés ? En cautionnant l’élucubration des diplômes de certains de nos frères Nordistes, en parrainant le succès des ignares dans les concours, les examens, les tests de recrutements, pensez-vous que nous autres ressortissants du Nord, arabes, téda, daza, zaghawas, etc. avons démérité les nôtres comme vous, vos galons ?
Vous avez décidé, au cours d’un Conseil de Ministres, que le Baccalauréat de cette année se déroule selon votre vision exigüe : une épreuve par jour pendant une semaine et des copies corrigées deux fois, au nom du principe de la « RENAISSANCE, SELON IDRISS DEBY ITNO».
A l’origine, il y avait selon vous, les faibles taux successifs de réussite au bac et « la baisse de niveau » dans nos établissements scolaires. Mais à qui la faute ? N’est-ce pas vous qui autorisez la distribution d’ignobles parchemins dans nos écoles, nos instituts, nos universités et faites en sorte que les abrutis mutent en enseignants, maîtres, directeurs d’écoles, inspecteurs et pédagogues ? Les élèves, eux, n’ont été que les premières victimes expiatoires de votre abêtie et bêtifiante géopolitique. Seriez-vous prêts à solliciter l’organisation d’examens sottement géopolitiques dans les universités étrangères à l’attention de nos concitoyens ainsi ignoblement nantis ?
Vive la RENAISSANCE selon Idriss Deby Itno ! Vive la promotion des cons ! Vive le règne de l’absurde ! Vive l’idiocratie !
Une inculte comme notre cousine Itr Deby Itno, votre sœur , que vous nommez Vice Maire à la tête de la Mairie de N’Djamena…Des Escamoteurs ,experts en prévarication tel que Dr Kabadi que vous désignez Président de l’Assemblée Nationale… tous les tortionnaires sous le régime de votre Maître Hissène Habré poursuivi par la Cour Pénale internationale, sont vos protégés et vous servent de 3e oreille etc.
Monsieur le Président, marchez-vous la tête en bas ? Avez-vous des inverseurs dans le cerveau ?
A l’Hôpital moderne de la mère et de l’enfant, on repère des agents aussi mortels que les maux qui nous tuent, nantis de fourbes diplômes. Ce qui a fait fuir les malades vers des cliniques et des dispensaires, à tel enseigne que la Première dame est montée au créneau pour implorer les patients à revenir se faire supplicier- pardon, je voudrais dire soigner.
Or, Monsieur le Président, franchement et en toute confidence, reconnaissez-vous que jamais vous ne vous soignez dans nos hôpitaux ? Pour une indisposition, une piqûre de moustique, vous patrouillez l’occident à la recherche de cliniciens. Pourquoi ne vous faites pas vous-même consulter par ces Docteurs produced by Idriss Deby Itno ? Nos compatriotes sont-ils des cobayes ?
Vous criez sans cesse : « aucune femme ne doit mourir en donnant la vie ». Cependant, votre politique sanitaire accès sur votre bévue géopolitique en tue quotidiennement à l’Hôpital de la Mort de l’Enfant – Excusez, je voudrais dire Hôpital de la Mère et de l’Enfant.
Le 7e Salon Africain pour l’Invention et l’Innovation Technologique (7e SAIIT) était placé sous votre Haut patronage. Ce salon biennal, devrait se tenir du 23 au 27 Octobre 2013 à N’Djamena. Il est organisé par l’OAPI (Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle) et agrège des chercheurs et des inventeurs des pays membres de l’OAPI (Benin, Burkina Faso, Cameroun, RCA, Congo, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée, Guinée-Bissau, Guinée Équatoriale, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad, Togo) et distingue la coopération d’éminents chercheurs français, américains et du Monde entier. Vous avez décidé de reporter sine die, au nom de votre géopolitique, le 7e SAIIT car votre saugrenu Ministre du Commerce et de l’industrie vous a fait part de notre malingre contribution, nous ressortissants de la région de Wadi Fira (Ex-Biltine) dont vous êtes originaire.
Du coup, au grand dam de l’OAPI et des chercheurs africains et des jeunes chercheurs et inventeurs tchadiens, vous avez déjeté les fonds alloués à l’organisation du 7e SAIIT et entrepris l’organisation du 1er SITIC (1er Salon International pour les Technologies de l’Information et de la Communication) qui se tiendra du 9 au 12 septembre prochain au Tchad ,afin de divertir l’opinion internationale par l’entremise de ce sacripant Ministre de la Communication, Hassan Sylla Bakary.
Vous avez ainsi verbalisé par idiotie, tous les chercheurs africains qui attendent à breveter et populariser les travaux de leurs recherches, freiné le développement de l’Afrique et vous illustrant par la même occasion par votre disette intellectuelle. C’est une déposition suffisante, que vous méjugez les travaux scientifiques et intellectuels selon le principe immuable qui prescrit que les « idiots ne manquent jamais d’occasion pour faire montre de leur idiotie. »
Monsieur le Président, notre candidature à la MINUSMA a été vomie à cause de votre ambitionnée géopolitique, bien que mon neveu, le général Oumar Bikimo soit un officier très compétent. Le problème subsiste dans le seul fait que nous avons une armée valeureuse mais clanique, majoritairement constituée d’officiers musulmans et illettrés.
Les mêmes causes produisant les mêmes effets, finalement notre armée et nos compatriotes et les musulmans ont été débusquées de la RCA. Sachant que les SELEKA qui ont commis tant d’exactions en RCA sous votre autorité sont notre exhalaison, composées d’une part, des forces que nous avons vouées contre Omar al-Bashir au côté des zaghawas du Soudan pour consolider notre hégémonie , quand nous prétendions qu’il soutenait nos compatriotes dissidents, lesquelles se sont ensuite rebutées. D’autre part, des troupes sprintées en renfort depuis N’Djamena pour soutenir Michel Djotodia contre Général Bozizé, lesquelles ont sommairement exécuté des centaines de soldats Sud-africains. Et enfin des mercenaires soudanais.
Il faut remarquer qu’en RCA, c’est vous qui, depuis toujours, faites les saisons. Ainsi, en 1993, Vous êtes parvenu à déloger Général André kolingba dans une belligérance qui opposait les Yakomas à Patassé. Puis, en 2003, vous éjectez Patassé et vous le négociez contre Général Bozizé , lequel n’a pas fini de commémorer sa victoire que vous l’expulsez en installant Djotodia en 2013 , que d’un mouvement giratoire vous avez virevolté pour prescrire une présidente de transition .
Finalement, qu’avez-vous fait des quantités de diamants en échange de vos honorables prestations pour les Présidents centrafricains successifs et des pierres précieuses que vous livrent continuellement nos lieutenants depuis le début de l’actuel pugilat centrafricain?
Passons à des choses un peu plus épicées. Monsieur le Président, Il est temps pour vous de résoudre définitivement la question du conflit éleveur-agriculteur pour éviter de se retrouver face à une autre dont nous Nordistes ne voulons pas en entendre parler : LA FÉDÉRATION.
Justement, pourquoi avons-nous peur de la FÉDÉRATION, nous NORDISTES ? Indubitablement, parce que vous avez réussi brillamment, Monsieur le Président, par votre malsaine géopolitique, à fabriquer des intellectuels en carton, incapables de proposer des analyses concrètes pour développer nos régions du Nord .Tous Docteurs en ceci , Docteurs en cela ,Recteurs, Chercheurs et Professeurs d’universités… dont on ne discerne aucune publication professionnelle, qui passent leur temps à écrire et réécrire leur biographie et la vôtre . Des précis qui ne serviront à rien, rien du tout, sinon implorer des postes de responsabilité, mais, toujours disposés à ambitionner des primes de recherche, Grands corrupteurs dans toutes les branches du savoir…Vous n’en rougissez pas ? Tête de linotte.
Nous avons d’immenses troupeaux de bœufs, de chameaux, de moutons que vous confiez à nos nécessiteux compatriotes, que vous et vos flagorneurs définissez par « éleveurs nomades » en leur privant d’une éducation de qualité, d’eau potable, d’électricité, des soins d’urgence ,d’un habitat décent…Ils bravent chaleur, tornades, vents impétueux et vous les condamner à errer encore de brousse en brousse en quête d’ herbages ,au XXI e Siècle… tandis que vous passez votre temps à banqueter dans des chartreuses climatisées, en cortège des putes.
Méditez dès à présent à les responsabiliser, les conscientiser sur « la capacité à charge », les sédentariser .Car tôt ou tard, des antagonismes à propos des terres cultivables ou habitables, de surpopulation, de promiscuité ou des revendications identitaires se déclencheront comme en RCA, au Soudan et ils auront certainement perdu tous ceux qu’ils auront investis au SUD. Puis, leurs troupeaux serviront à bedonner cochons et chiens. Il y a au Salamat par exemple, d’anciens éleveurs nomades reconvertis en sédentaires et agriculteurs. Être éleveur nomade n’est pas une fatalité.
La guerre, nos compatriotes expulsés de la RCA ne l’avaient pas vue venir. Mais les universitaires australiens l’avaient prédite des années plutôt. Ils conjecturaient, chantant et dansant au rythme de djambadjoya, se partageant des colas et des findjals de thé, trafiquaient l’ivoire et les diamants, jusqu’à ce que le glas sonne pour eux.
Il n’y a pas un seul éleveur au Tchad sans ethnie, région ou village. Les éleveurs doivent impérativement réintégrer chacun son terroir, sa région d’origine, son village natal et s’ordonnancer en groupements, se sédentariser, solliciter des subventions, imaginer des fermes, des ranchs, des marchés de bétails, des industries de transformation de la viande, du lait etc. Ce sera leur contribution à l’économie nationale, dans un Tchad moderne, économiquement décentralisé. Au XXI e siècle, ce mode d’élevage archaïque et archaïsant qu’est le nomadisme pastoral, fait l’ ignominie de tous les Nordistes et musulmans tchadiens, sauf vous et vos rustiques compagnons.
Les sociétés et leurs modes de vie, de production changent, évoluent. Les vrais éleveurs nomades tchadiens eux aussi doivent changer, évoluer. Amadou Ampâté Bâ, l’académicien malien était peul (les peuls sont des peuples nomades).
Me comprenez-vous ? Si le mode de vie des éleveurs nomades tchadiens vous semble décent, soyez altruiste. Mettez-vous à leur place, explorez la brousse, bravez la chaleur, le froid, abstenez-vous d’eau potable et de toilette durant des jours, supportez la faim, la soif… (C’est ce que nous appelons le « management by exemple »), que de vous mettre à tracer des couloirs de transhumance comme une vielle guenon marquant son territoire, pour des enjeux niaisement géopolitiques et géostratégiques , vous érigez goulûment en arbitre dans la gestion quotidienne, lancinante des conflits éleveurs-agriculteurs…
Pourquoi certains éleveurs nomades se sont-ils sédentarisés comme au Salamat et d’autres dévalent manu militari dans les plantations, les boisements pour susciter la détresse, les conflits éleveurs-agriculteurs, détruire des écosystèmes locaux sous vos regards prévenants ?
Lorsqu’un animal domestique se promène en ville, vous dites qu’il est en divagation. Il doit être abattu ou capturé par la police municipale. Mais lorsque des troupeaux causent des embouteillages dans les villes et les campagnes du Sud qu’ils traversent, dévastent champs et plantations, vous trouvez cela normal et vous parlez de « transhumance » et vous prenez des ordonnances et des décrets pour approuver. Monsieur le Président, chaussez-vous des lunettes en bois ?
Et s’il requiert que nous Nordistes venions tous grossièrement s’installer dans les régions Sudistes tels des bohémiens ou insurgés, qui donc ira aménager les nôtres ?
Monsieur le Président, nous sommes les peuplades du désert. Le désert est la terre de nos aïeux. Nos grands-parents conduisaient leurs troupeaux dans le désert. Nous devons en faire pareillement. Le désert existe universellement et les hommes du désert n’ont point déguerpi. Arabie Saoudite, Libye, Abu Dhabi, Israël, USA etc. sont les stars du désert qui ont su émerger. Pourquoi ne pouvons-nous pas, nous Nordistes en faire autant ? C’est parce que munis ordinairement d’apocryphes parchemins prodigués par vous, certains - plus nombreux d’entre nous, n’ont ni l’introspection ni le sens cartésien. Ils pensent conquérir par la logique béotienne, la corruption, la délation, la gabegie …
Monsieur le Président, parlant de la décentralisation économique, ici aux USA par exemple, le pays est disjoint en diverses zones de production : technologie, agriculture, élevage etc.
En Afrique, les colons blancs avaient mis en place un tel schéma pour développer leur économie :
 l’arachide et le riz au Sénégal,
 le cacao en Côte d’Ivoire
 le coton au Tchad etc.
Il vous appartient de diviser le Tchad en zones de production :
 élevage de bovins, caprins, camelin etc.
 culture de riz, de mil etc.
 exploitation de pétrole, d’or, de natron, de ciment etc.

D’ailleurs, aujourd’hui, dans les pays industrialisés, le terme « transhumance » désigne un déplacement saisonnier de troupeaux sauvages, de la montagne vers les plaines et vice versa.
Voilà pourquoi, je vous dis que vos pratiques n’ont pas de fondements géopolitiques. Vous êtes ensuqués tout simplement, vous et tous vos consultants.
La géopolitique est une science très noble, faut-il encore vous le rappeler. Elle est définie par le petit Larousse comme « l’étude des rapports entre les données géographiques et la politique des États ».
Rudolph Kejllén, professeur de science politique et de géographie et fondateur de la géopolitique va encore plus loin en précisant que la géopolitique est : « la science de l’État comme organisme géographique ou comme entité dans l’espace : c’est-à-dire l’État comme pays, territoire, domaine ou, plus caractéristique, comme règne. Comme science politique, elle observe fermement l’unité étatique et veut contribuer à la compréhension de la nature de l’État ».
Monsieur le Président, nous zaghawas, sommes un peuple d’animistes, de païens islamisés très tardivement. La plus ancienne monarchie du Tchad fut le Kanem, fondé au IX siècle par le peuple Kanouri .Notre apport à l’économie nationale est modique : nous ne sommes ni grands éleveurs, ni grands agriculteurs, ni pêcheurs. Nous n’avons ni palmeraie, ni ressources minières, ni sites touristiques….Depuis la nuit des temps, nous ne savons nous enrichir que par des voies illicites, perfides : vol de bétail aux Toubous, meurtre, mensonge, corruption etc.
Vous transformez des rochers en départements et des montagnes en régions, tous improductifs et stériles économiquement et dont la survie dépend des régions du Centre, de l’ouest et du Sud de notre pays.
Ayez l’humilité d’accepter la vérité. Les sultanats que vous érigez avec une outrecuidance ridicule dans nos régions n’obéissent à aucun critère historique ou socio-économique.
De mémoire d’homme, pourriez-vous me dire, de quand date le sultanat d’ Amdjaras dont vous êtes le Maître incontesté ? De votre époque, précisément. Vous avez tordu le cou à l’histoire et à la géographie de notre pays en la réécrivant prétentieusement , allant jusqu'à modifier par décret les statistiques démographiques pour faire croire au monde que la population du BET dépassent 200 000 habitants alors qu’en réalité le BET en compte moins de 90 000, quasiment nomades ,dont plus de la moitié sont téda et daza.
Monsieur le Président, comment pourriez-vous réhabiliter le choix des investissements à Amdjaras, notre bourgade infertile économiquement et de faible densité (0,001 habitant par km2), au détriment des autres régions ? Je voudrais énumérer ces écoles et villas qui servent exclusivement de refuge pour ânes et dromadaires, ces hôpitaux modernes avec une prise en charge exceptionnelle des patients plutôt enclin à les déserter, un aéroport international à votre seul usage, des connexions internet haut débit et sans fil gratis pour analphabètes et illettrés, alors que vous même ne sachez pas vous servir d’un ordinateur…
Au même moment, dans les régions pourvoyeuses de bétails, productrices du pétrole, de gomme arabique, de ciment, de beurre de karité etc. avec de forte densité (+10 habitants au km2) , il n’ ya pas d’école et parfois des élèves apprennent sous des arbres, des hangars, s’asseyent à même le sol, des villes et des villages entiers sans dispensaire, sans aérodrome et où internet est un luxe etc. Est-ce encore de la géopolitique ?
En brut natif du désert, habitué aux arbustes épineux et rabougris, vous vous êtes mis à déplanter les augustes essences locales qui enjolivent les boulevards et les avenues de N’Djamena depuis plus d’un siècle, ces majestueux arbres qui n’ont rien à envier à la flore des Champs Élysées, les commutant par des fleurs exotiques. Or, un contemporain très sage et intelligent, le Président sud-africain fait la politique de la flore locale au détriment des plantes exotiques. Cela ne vous inspire rien ?
Vous prohibez le charbon de bois et le fagot au Sud et malhabile de proposer une bonne politique du gaz domestique aux tchadiens, vous acquiescez que les nordistes puissent trafiquer et faire des superprofits sur du bois et du charbon sous le label « bois mort ».
Mais, Monsieur le Président, dites-moi, quelle est cette inclination qui assassine autant de bois dits « bois morts » transportés sur nos marchés et dont vous ne vous préoccupez curieusement pas, bien qu’elle constitue une menace dangereuse pour nos écosystèmes ?
Nous sommes un pays laïc. Pourquoi dans tous nos abattoirs vous n’agréez que des musulmans pour occire des bestiaux destinés aux marchés locaux ?
Parlons de votre tyrannie, Monsieur le président.
Dans toutes les institutions et les voies publiques vous érigez votre image comme une idole que doivent encenser vos sujets, s’ils aspirent à conserver leurs postes ou gagner quelques faveurs. Cette manie de dévotion est abjecte et relève d’un autre âge.
Vous avez fait exécuter compendieusement plusieurs de nos vaillants soldats le 1er Mai 2013, dans la périphérie de N’djamena.
Vous avez mis sur écoute, plusieurs diplomates accrédités au Tchad, parmi lesquels les ambassadeurs de France et des USA, ainsi que des grandes personnalités du régime, des journalistes, des magistrats, des officiers etc. Vous avez rameuté des sycophantes parmi le personnel de ces ambassades et des ministères.
Vous avez sponsorisé la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012 à hauteur d’environ un milliard de francs CFA après lui avoir octroyé une importante compensation en février 2008, dans le cadre de son affluence pour débusquer les rebelles qui ont assiégé le Palais présidentiel.
Vous avez personnellement des comptes privés aux noms des tiers et des entreprises compagnonnes, en Chine, aux Émirats Arabes Unis, au Maghreb, etc. où sont virés les revenus du pétrole, du ciment. J’ai suivi précautionneusement toutes ces transactions et je les ai tracées avec la plus grande dextérité.
Vous avez refusé de livrer aux chambres spéciales africaines, les instigateurs dans le dossier d’Hissène Habré, usant de détours et sachant qu’ils sont la boîte noire contenant les indiscrétions sur votre imputation.
Vous avez livré des armes à BOKO HARAM, pour déstabiliser le Nigéria. En 2010, beaucoup de ces fanatiques fuyant le Nigeria ont trouvé renardière à N’Djamena et continuent allègrement de faire la navette entre les deux pays, hypocritement sous vos bons auspices. Les services secrets français et américains ne s’en doutaient pas et vous et moi savons bien qu’ils en sont instruits.
Vos complices ont proposé même de générer une brigade spéciale « BOKO HARAM AU TCHAD» pour kidnapper français, américains, anglais, chinois …au cas où un mandat d’arrêt international serait lancé contre vous, à l’issu du procès d’Hissène Habré ou qu’on essaierait de vous déboutonner.
Vous avez bel et bien pris part aux carnages de nos compatriotes Sudistes entre 1982 et 1989. Dans le but de produire des preuves documentées et irréfutables au dictateur Hissène Habré, vous avez même photographié certaines exécutions…
La liste des charges est interminable. Mais sachez, Monsieur le Président, que vous pourriez par votre disposition régulière, déclencher un cataclysme qui ne vous épargnera point et dont vous serez seul comptable.
La révolte historique des peuples bantous contre les prédateurs a séduit le Zimbabwe, le Soudan, caressé la RCA et risque de lorgner le Tchad, le Cameroun, le Nigéria, etc. C’est un processus lent mais irréversible, inévitable, lié à la conscience bantoue qui se définit par « l’effort graduel des peuples bantous pour la conservation quasi permanente de leur identité psychobiologique, anthropologique et géographique. »
Êtes-vous lucide ? Non, j’espère. Le moment est venu pour préparer vos valises, songer à la retraite, dire au revoir subrepticement et être vénéré comme un héros.
Après, ce sera trop tard. Vous devez, par règle :
-Répondre de vos actes dans l’affaire d’Ibn Oumar que vous avez assassiné impassiblement en février 2008, avec l’aide de votre copain AHMAT Bachir, ex-Ministre de l’intérieur et de la sécurité publique et actuellement Conseiller à la Présidence ;
-Être inculpé dans le dossier d’Hissène Habré ou de Togoimi que les agents libyens nous ont livré vivant et que vous avez exécuté ;
-Être entendu sur votre rôle présumé dans les exécutions en RCA, au Dafour ou des détournements de denier public, des livraisons d’armes à BOKO HARAM etc.
La sentence sera sans appel :
« Élaguez ! Élaguez ! La mousson soufflera
Aux portes australes, le buffle chargera
La nature reverdira sans coup férir
Les mécaniques iront pour discerner et querir
Les étendues baroques aliéneront l’esplanade
Des structures concises et flegmatiques en escalade
Au revoir aux lisières nonchalamment crayonnées
Des orées magistralement portraiturées et rayonnées
Du septentrion la mangouste scellera la ballade
De l’orient le léopard franchira la balustrade
Les franges tireront au sort leur dessein
La postérité héritera dans le sein
Brandissez la règle et suspendez la balance
Que rien ne passe sous silence
Orientez la glace
De vos torches illuminez les places
Énumérez les libations défendues
Point de nations pourfendues»

Très Cordialement,
AHMAT Achim Koiboro
New York, USA

 
 
New-York: lettre ouverte à Idriss Deby