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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

 

‘’ Quand la souveraineté se partage, elle est bientôt détruite.’’ – Proverbes Russes.

Les électeurs sénégalais, dans leur écrasante majorité, viennent d’infliger un cinglant camouflet à ce système totalitaire. Ce vote sanction met à nu l’inefficacité de l’action gouvernementale essentiellement basée sur l’instrumentalisation de la justice à des fins de règlement de compte politique. Une politique dont le pilote a été sérieusement émoussé dans son fief. L’instigatrice de toutes les machinations judiciaires, portant la fameuse renommée de dame de fer,  s’est révélée, à l’heure des faits, être plus souple qu’un coton-tige. Cette femme qui n’a aucune assisse populaire a voulu compenser son impopularité en utilisant des jargons pour se hisser aux faîtes de l’Etat. Mal lui en a pris puisque les résultats calamiteux de sa gouvernance sont en train d’accélérer la décadence de ce régime qui court à sa perte.

 

Au-delà de son incompétence empreinte d’une gestion approximative, il faudrait surtout noter que la coalition Benno Bokk Yaakar a largement dépassé la date butoir de son existence. Le chef de la transition ne peut plus s’appuyer sur cette alliance de circonstance pour conduire la destinée des sénégalais comme il l’avait promis dans son projet de société. Il gagnerait à pourvoir aux besoins des sénégalais que d’entretenir mensuellement une caste d’affairistes qui ne se rassasiera jamais de sucer le sang du peuple Sénégalais. Aussi bien Moustapha Niasse que Tanor Dieng, Dansokho et Souleymane Jules Diop ne pourront redresser la pente de sa chute qui pointe plus que jamais à l’horizon 2017.

 

De 65% en 2012 cette alliance en fin de cycle est passée à moins de 40% des suffrages valablement exprimés sur l’étendue du territoire sénégalais si les lourdes tendances se confirment. Ce qui revient à dire que s’il y avait une élection présidentielle à pareille date, le pouvoir en place irait inéluctablement au second tour. Vu le mécontentement populaire qui ne cesse de s’amplifier contre ce régime en pleine zone de turbulence, il ne fait l’ombre d’aucun doute que le cancre de la présidence récoltera à peine 30% en 2017, si bien sûr il arrive à tenir la barque jusqu’à cette échéance.

 

En effet, le véritable pouvoir provient du peuple qui peut le retirer à tout moment s’il constate qu’on ne lui a pas obéit. Macky Sall ne peut donc se permettre de se dédire en prolongeant son mandat jusqu’en 2019 au risque de se faire emporter par la furie populaire. La base du contrat sur lequel il a été porté en stage à la présidence est de cinq ans. Dés l’instant qu’il trahira la confiance du peuple il s’exposera à la vindicte populaire.

 

L’une des grandes confirmations de cette élection a été Khalifa Sall. Le constat qui se dégage est que les Dakarois lui en sont reconnaissant d’avoir désengorgé les rues de la capitale de ces encombrants marchands ambulants. Ces gens qui ne sont mus que par l’appât du gain facile, n’ont même pas daigné sacrifier à la tradition électorale, de peur de perdre leurs gains journaliers. Cependant, le maire Khalifa Sall se doit d’être plus transparent dans l’utilisation des ressources publiques car sa gestion est plus qu’opaque. Raison pour laquelle, il ne fait pas l’unanimité dans la région de Dakar. Plus on avance vers la périphérie de Dakar plus sa popularité s’effrite. Dans les départements de Guediawaye, Pikine et Rufisque sa popularité est en berne.

 

Il ne suffit pas de gagner amplement le département de Dakar pour se croire plus royaliste que le roi. Idrissa Seck est un exemple patent. Lui qui est indétrônable depuis un certains bout de temps dans la région de Thies mais qui malheureusement n’a pas un appareil politique. En vérité, Rewmi ressemble plus à une association régionaliste qu’à un parti politique. Pour preuve rare ont été ses partisans qui se sont imposés en dehors de Thies. Quant aux tocards Pape Diop et Souleymane Ndéné Ndiaye, ils ont confirmé tout le mal que l’on pensait d’eux. Des imposteurs qui ont bénéficié de la confiance du Président Wade pour se remplir les poches. Résultat, malgré les hautes fonctions qu’ils ont occupées dans ce pays ils ne sont pas, sur le plan politique, plus lourds qu’un cure-dent.

 

La grande satisfaction de ce scrutin demeure le PDS.  Un parti qui, malgré la vaine tentative du régime en place d’éteindre à jamais le nom de ses principaux leaders, a su renaître des cendres de sa défaite de 2012. En récupérant des mains du pouvoir, qui a investi plus de 3 milliards de FCFA dans la campagne électorale, les villes de Saint Louis, Bambey, Dagana, Bignona, Touba… sans compter les communes tombées sous l’escarcelle bleue, ce parti historique démontre qu’il est la première force de l’ opposition. Ce qui conforte les tendances publiées par tous les sondages à savoir un inévitable deuxième tour en 2017 entre le probable candidat du PDS, Karim Wade et le cancre de la présidence, Macky Sall.

 

Sur ce, les sénégalais n’accepteront pas que Michelin, qui a perdu aussi bien la légitimité populaire qu’électorale, détienne entre ses mains un adversaire politique, un concurrent direct. Vu que son pouvoir n’émane plus de la souveraineté populaire, toute gronde populaire, qui sera déclenchée par le biais de pacifiques manifestations politiques, entrainera irréversiblement l’effondrement brutal de ce régime en pleine déperdition. A une loi injuste nul n’étant obligé de s’y conformer, il serait temps pour que tous les sénégalais épris de justice se liguent contre cette justice à deux vitesses. Le peuple sénégalais en sortira grandement vainqueur.

Moïse RAMPINO

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Macky Sall a perdu la légitimité électorale