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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Les membres de l'Union des étudiants et stagiaires tchadiens en Algérie tentent, depuis lundi, d'occuper pacifiquement l'ambassade de leur pays afin de revendiquer leurs droits «qu'ils estiment légitimes». Selon un des étudiants, cinq membres de leur association, ainsi qu'Issa Kelley, son président, ont été arrêtés mardi par les policiers alors qu'ils avaient réussi à pénétrer dans l'enceinte de l'ambassade.

 

«Lundi, nous avons tenté d'occuper pacifiquement notre ambassade, mais les forces de police présentes sur place nous ont injuriés et violentés. Nous ne déplorons pas de blessés graves mais, nous sommes choqués par la méthode employée par les forces de l'ordre. Certains étudiants sont encore traumatisés.

Mais d'autres, plus téméraires, ont décidé de réitérer cette action le lendemain et ont réussi à rentrer dans l'enceinte de l'ambassade, notamment le président de notre association qui a été arrêté en compagnie de cinq étudiants qui eux ont été rapidement relâchés. Mercredi, nous nous sommes de nouveau présentés devant l'ambassade et avons réclamé la libération de notre camarade.

Ce dernier a été relâché en fin de soirée par un juge du tribunal de Saïd Hamdine faute de preuves suffisantes mais il demeure en liberté surveillée en attendant son jugement», nous a indiqué la même source, précisant que «l'ambassadeur en personne aurait déposé plainte pour atteinte à sa vie, détérioration de biens et entrave au bon fonctionnement du travail d'un fonctionnaire de l’Etat tchadien.

Il réclame également l'expulsion du jeune Issa Kelley vers le Tchad alors qu'il est en cinquième année médecine à Constantine». «Issa Kelley nous a assuré qu'il était prêt à sacrifier ses études si cela permettait de débloquer notre situation», a affirmé ce jeune Tchadien.

Cet étudiant nous a indiqué que bien que leur scolarité s'effectue dans de bonnes conditions, les problèmes d'argent auxquels ils sont confrontés les démoralisent et influent négativement sur leurs études.

Et de préciser que contrairement aux autres étudiants étrangers qui perçoivent une bourse régulière, eux ont droit à une allocation forfaitaire annuelle équivalente à 75 euros par an.

Une somme dérisoire au vu des besoins auxquels ils doivent faire face à longueur d'année. C’est dans ce sens que les étudiants tchadiens exigent la revalorisation de cette allocation ainsi que l'instauration d'une bourse mensuelle régulière conséquente, et ce, dès la rentrée prochaine.

Faute de moyens, ils sollicitent leurs parents
Questionné sur leurs moyens de subsistance d'autant que la loi interdit aux étudiants étrangers de travailler, il nous a indiqué que la solidarité entre les étudiants prime et que tous les deux - trois mois, ils font appel à leurs parents  pour leur envoyer un petit pécule.

Il nous a signalé que leurs camarades algériens restent  sensibles à leur cause et que la plupart les soutiennent. Dans le même sillage, il a indiqué que le commissaire de police chargé de la sécurité aux abords de l'ambassade leur a promis de rédiger un rapport sur leur situation au ministère des Affaires étrangères algérien, afin qu'il contacte les autorités tchadiennes compétentes.

Interrogé sur une possible action des syndicats des étudiants tchadiens, il répondra que ces derniers font face à de nombreux problèmes et n'avaient sûrement pas le temps de s'occuper de leurs cas. Néanmoins, il nous fait savoir que son association ne compte pas en rester là. Elle prévoit d'élaborer une stratégie plus efficiente afin de faire porter ses revendications aux autorités tchadiennes.

«L'ambassadeur tchadien se refuse toujours à dialoguer, mais nous sommes déterminés. Dès demain (samedi ndlr), nous retournerons manifester jusqu'à satisfaction de nos revendications.

Nous mobiliserons davantage les étudiants tchadiens et empêcherons ceux qui seront tentés de percevoir l'allocation forfaitaire au niveau de l’ambassade de le faire, car cette somme est vraiment insultante pour nous.

Malgré la répression policière à laquelle nous faisons face, nous irons au bout de nos revendications car nous sommes dans notre bon droit», a-t-il insisté.

Il est à relever que toutes nos tentatives de joindre l'ambassade du Tchad  pour de plus amples informations sont restées vaines.  

Source: http://www.letempsdz.com/content/view/120740/1/